09 - La Compagnie du Marteau

Partie du 02/06/2011
mardi 7 juin 2011
par  GIOM
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Middenheim, quatrième jour des festivités et nous sommes toujours à la recherche de notre cible : Gotthard von Wittgenstein.

Gotthard Goebbels a tout pour être le coupable idéal. Mais, faute de réelle preuve, je ne peux le faire passer par le tranchant de ma hache. Nous décidons donc d’aller « visiter » sa résidence, histoire de glaner quelques informations. Bienheureux observe les blasons à l’entrée et constate que pas mal de monde est à l’intérieur, dont la guilde des enguenieurs nains et la guilde des charpentiers nains. L’halfing propose d’entrer par la porte de derrière et le jeune max et moi allons à sa suite.
La demeure a des fondations naines et doit être une des plus anciennes (et des plus chères) de la ville. La demeure se vide et les domestiques se couchent enfin. Nous montons à l’étage. Max et Bandobrasse fouillent le bureau et y découvre de nombreux actes de propriétés dont au Rat Noyé. L’inspection en règle révèle également une clé en bronze dissimulée dans un tiroir caché puis une fiole de « poudre qui fait rire ».

Le groupe quitte la maison en flammesLe téméraire Bandobrasse propose de poursuivre l’investigation dans le cabinet de toilette du propriétaire des lieux. Il y découvre des traces de teinture dans son cabinet de toilette : une preuve de plus que Gotthard Goebbels, brun, et Gotthard von Wittgenstein, blond, ne sont qu’un ? C’est encore un peu insuffisant. L’halfing poursuit donc son investigation silencieuse... et rentre dans la chambre de Gotthard endormi.

Quelques minutes plus tard, la voix de von Wittgenstein retentit « A la garde ! ». « C’est lui ? » crié-je en pénétrant dans la chambre la hache à la main. Bandobrasse me répond que oui et qu’il a trouvé des preuves. Je fais confiance à l’halfing et d’un coup de hache net et précis mets fin à cette lignée pervertie. Une bonne chose de faite !

Les événements se précipitent, trois domestiques se précipitent à l’étage et Max carbonise aussitôt les malheureux ! Des innocents ! L’a perdu la boule le gamin ? Ce n’est malheureusement pas le temps de discuter. Nous courrons tous les trois dans la maison, au cas où Grüngni décideraient de nous accorder une porte de sortie et de poursuivre notre tâche à Middenheim.

Et en effet, nous parvenons à semer nos poursuivants et à quitter la maison de l’ancien adorateur du Chaos qui se consume dans des gerbes de flamme impressionnantes. Le dernier von Wittgenstein n’est plus mais des vies innocentes auraient pu être épargnées. Et Max semble plus prendre un air hébété ou stupide qu’afficher quelques regrets...
Mais un autre soucis immédiat nous préoccupe : Bienheureux a disparu. Nous le retrouvons quelques ruelles plus loin, assommé et dépouillé de tous ses effets. Par Grüngni moi qui le pensait devenu plus solide, je ne pensais pas le laisser en difficulté seul dans la rue.

Nous partons donc pour les bas-fonds pour retrouver la trace de ses voleurs. Nous y croisons un notable en train de se faire rouer de coups. Nous lui portons assistance et reconnaissons Josef Sparsam, un des conseillers du palais. Il finit par nous avouer penaud qu’il venait s’acheter de la « poudre qui fait rire ». Max propose de le raccompagner. J’accompagne le jeunot Vais pas le lâcher des yeux pour le moment. Et puis, vais voir comment il interroge son compatriote. La parlote c’est pas trop mon truc, faut avouer.

Nous apprenons pas mal de choses de la part du notable, en particulier sur les Seigneurs des Lois. Il ne fait maintenant plus de doutes que Weisner est corrompu, ainsi que probablement Hoflich. En tous les cas tous deux on voté allègrement la loi contre mon peuple. Loi que je me suis fait vœux de faire abroger avant de quitter la ville. Le troisième, Reiner Ehrlich, s’est abstenu.

Mes échanges du lendemain matin font affaire de mon enquête, hache au poing. Les clercs me confirment leur vif intérêt pour la suppression de la loi sur les cultes et sur les nains.
Un autre sujet est aussi discuté : Kislev et les temples de Grüngni laissés à l’abandon par les incursions répétées des forces du Chaos. Pas besoin de m’en parler deux fois. Si notre Dieu m’a laissé si longuement en ie malgré toutes mes fautes et m’a ainsi conduit vers le nord, il est évident que la suite de ma destinée se trouve là-bas, que ce soit la hache ou le bâton de pèlerin à la main !

Mais tout d’abord, finir de vider cette ville humaine des relents de corruption et de Chaos. Je vais donc à la résidence de Josef Sparsam pour lui demander de nouveau son aide dans mon enquête sur l’impôt nain. Il me m’indique que Reiner Ehrlich s’était abstenu car a considéré que cet impôt était néfaste. Reiner Ehrlich est marié et a une fille. Et tout semble confirmer que sa fille n’est autre que celle que nous avons libérée des griffes des skavens. Je demande à Josef de m’obtenir un rendez-vous avec Reiner Ehrlich dès que possible.

Josef m’indique aussi que Charlotte, celle qui lui fournit la « poudre qui fait rire » a des hommes à elle dans « la Fosse », le pire quartier de la ville. En recoupant ses informations, j’en conclue également que c’est elle qui a probablement enlevé la fille d’Ehrlich.

un des choristes nainsEn milieu d’après-midi, j’utilise humblement l’invitation à la Chorale de la Vallée des Nains que m’ont donné les clercs. La chorale chante avec nostalgie les anciennes cités naines perdues. Plus que de nouer des contacts auprès de ceux de mes compatriotes en cette cité ce temps est pour moi l’occasion de méditer sur le sort de mon peuple et de sa gloire d’antan qui n’est aujourd’hui que l’ombre d’elle même. L’occasion aussi de me conforter dans ce choix de servir Grüngni et notre peuple et faire revivre sa présence dans les régions du nord.

Mais même si je socialise peu je ne peux ne pas apercevoir les regards qui se posent et s’attardent sur moi. Nul doute que beaucoup me voient comme un héros voir même une lueur d’espoir. S’ils savaient... La réalité est bien plus noir mais je n’ai le courage de la leur avouer. Peste soit de ce trop plein d’orgueil !

Lors que je retrouve mes compagnons de route au tournoi de rotzball, j’apprends que les druides ont pris soin de la malepierre trouvée au château von Wittgentsein. Les druides qui ont aussi enlevé la malédiction tombée sur Max à cause de son anneau magique et qui le transformait progressivement en troll... si j’ai bien compris. Ce serait cet anneau qui aurait ainsi incité Max à calciner les serviteurs innocents chez Gotthard. Mouhais ça m’empêchera pas de garder un œil ouvert sur Max...

Bienheureux m’apprend aussi qu’il y a eu une tentative pour éteindre les feux du temple d’Ulric. Un acte qui a échoué in extremis mais qui est lourd de portée. Les légendes humaines racontent que si le feu sacré venait à s’éteindre dans un temple d’Ulric, l’hiver suivant durerait un an ! De quoi rallumer le feu des querelles entre croyants des deux dieux, sans mauvais jeux de mots.

Notre premier match de rotzball nous oppose à une équipe dont j’ai oublié le nom. Et peu m’importe à vrai dire. Même si je participe au match mon esprit est ailleurs : les deux Seigneurs des Lois corrompus, cette voleuse Charlotte, Kislev, … ou mes hontes passées.

Cela dit, notre équipe s’en sort bien, épaulée par un ogre qu’ont déniché mes huluberlus de compagnons d’arme. Othard le maudit fait une fois de plus des siennes en se cassant la jambe sur une motte de terre un peu trop récalcitrante mais Bandobrasse assure le spectacle. L’halfing est définitivement la grande star des festivités. Le match se conclue sur une belle victoire 3 à 0. Mais bon, quel mérite face à des gens du commun qui n’espéraient qu’un peu de défis pour pimenter leur quotidien bien sombre.

Après le match, je suis surpris de constater que Bienheureux insiste pour prendre un bain rapide, aussitôt imité par Max et Bandobrasse. S’il en prennent un après chaque match on a pas fini. C’est quoi ces idées ? Un peu de boue n’a jamais tué personne ! Et c’est pas leur arguments sur le fait qu’on a rendez-vous au palais le soir qui changera quelque chose !

Une fois leurs petit nettoyage réalisé, nous nous rendons au temple de Shallya, pour voir la petite fille sauvée. On apprend qu’elle s’appelle Erina. Mais la grande surprise n’est pas son prénom mais ce qui se trouve dans le temple. De nombreux mutants y sont en effet accueillis et traités comme des gens normaux. Il me faut faire appel à tout mon calme pour ne pas nettoyer ces lieux. Les humains sont-ils devenus si décadents pour tolérer et héberger en leur sein ces mutations du Chaos ? « Ce n’est pas leur faute » clame la prêtresse. Peut-être mais qu’importe à qui la faute la seule solution se doit d’être expéditive. Quand je vois ça je comprends mieux pourquoi la corruption du Chaos s’étend autant au sein des humains !

Nous retrouvons enfin la petite. Elle nous confirme qu’elle est bien la fille de Reiner Ehrlich. Nous décidons donc de l’emmener avec nous pour la conduire à son père aussitôt que possible.
Le soir nous accompagnons Bandobrasse au palais où il doit être reçu par le Graf en personne en tant que vainqueur du concours de Champion du Graf.
Au palais, nous ne sommes pas reçu par le Graf lui-même mais par son fils aîné à l’impressionnante carrure pour un humain. Sans surprises, Bandobrasse refuse le poste de Grand Veneur et le poste de Chevalier de Justice.

Le fils aîné du Graf semble droit et honnête. Nos inquiétudes au sujet de sectes chaotiques l’intriguent au plus au point. S’il est corrompu et nous ment, il le fait bien.
En tous les cas, il se propose de lui même de signer une pétition demandant de faire revoter et annuler les trois impôts néfastes : contre les nains, contre les parchemins et contre les temples.
Par contre, pas moyen de le retenir face à la guerre qui gronde face au Stierland. Stupides humains qui vont s’entretuer quand leur seul ennemi devrait être les forces du Chaos.

Le lendemain matin, après une prière à Grüngni, je rejoins Bandobrasse et l’aide à préparer ses tracts pour faire annuler ces lois. Bienheureux, à mon agréable étonnement est volontaire pour nous aider. Il a bon fond finalement le nobliau.

Lorsque Max nous rejoint il nous confirme ce qu’il supposait déjà à savoir qu’Ar Ulric a bien une liaison avec Emmanuelle Schlagen. La correspondance écrite du Grand Prêtre avec l’amante du Graf a été volée par Charlotte et « on » essaie de le faire chanter. Une preuve de plus dans cette ville corrompue à chaque étage.

Nous nous rendons chez Reiner Ehrlich. Il est heureux que l’on ait sauvé sa fille et reconnaît avoir reçu des pressions de la part de Wasmeier mais également de Hoflich. Il explique que Karl-Heinz Wasmeier a beaucoup changé. Il n’était pas comme cela il y a plusieurs mois. Il a même avoué sa tristesse à apprendre la mort de Gotthard, « un ami de longue date ».

En enquêtant dans les bas-quartiers nous apprenons que le quartier de la « Fosse » est le pire lieu des bas-fonds. Il s’agit en réalité d’une grande taverne glauque où se négocient les pires contrats et se fabrique la « poudre qui fait rire ».

En nous approchant des lieux, il faut bien admettre que la Fosse porte bien son nom. Des cadavres pourrissent et nourrissent les corbeaux. Nous sommes bientôt attaqués par une petite bande de malfrats. Une fois ce petit point de détail réglé, nous arrivons enfin devant l’entrée de la Fosse.
L’établissement est gigantesque et ressemble plus à une ferme fortifiée qu’à une auberge. A l’intérieur, s’agglutinent une bonne centaine de clients, tous moins fréquentables les uns que les autres. Le barman est peu avenant mais dès qu’on lui dit qu’on connaît Charlotte, sa langue se délie et il nous indique d’anciens employés de la hors-la-loi.
Bienheureux trouve le temps de s’arrêter pour un bras de fer... et de laisser littéralement mort son adversaire, le bras en compote. Il y a des jours comme ça où je me demande si je ne suis pas le seul qui sache réfléchir avec autre chose que ses muscles...

Nous discutons avec les quatre malandrins et leur donnons rendez-vous au nom de Charlotte au Rat Noyé. La piste ne nous mène nul part mais Max apprend auprès d’un mendiant qu’elle logerait dans une maison des beaux quartiers.

Nous retrouvons la maison et entamons une surveillance assidue. Une surveillance qui s’avère payante. A peine une heure plus tard, Karl-Heinz Wasmeier entre à l’intérieur. Et une dizaine de minutes plus tard, Charlotte en sort. Bienheureux et moi la suivons. La voleuse se dirige vers le palais. Nous décidons donc de l’arrêter avant qu’elle entre. Malheureusement, cette andouille de Bienheureux frappe plus fort qu’il ne réfléchit et abat la hors-la-loi. Pas comme ça qu’on apprendra quoi que ce soit d’elle ! Pas possible, ça ! Y a que moi qui sait agir avec sa tête dans ce groupe !

De retour à la maison de Charlotte, nous découvrons la rue dévastée par une explosion. La maison de Charlotte n’est plus qu’un cratère encore fumant. Je ne sais pas ce que Bandobrasse et Max ont fait mais je ne comprends plus rien à leur façon d’ « enquêter » !


- MJ :

  • Arnaud (tzantal)

- PJ présents :

  • Marie dans le rôle de Bienheureux le Malaimé de Cantor
  • Greg (vinnica) dans le rôle de Bandobrasse Gamegie
  • Camille (asarius) dans le rôle de Max
  • Guillaume (giom) dans le rôle de Thugrim Grilündin

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