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	<title>la guilde d'Altaride</title>
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	<description>Ces pages sont consacr&#233;es aux jeux de r&#244;le et &#224; l'&#233;criture. L'association la guilde d'Altaride d&#233;veloppe plusieurs jeux de r&#244;le amateurs qui sont pr&#233;sent&#233;s ici, aupr&#232;s de nombreuses aides de jeux consacr&#233;es &#224; des publications plus connues. N'h&#233;sitez pas &#224; rejoindre les contributeurs pour enrichir le site.</description>
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		<title>la guilde d'Altaride</title>
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		<title>&#201;pisode 2</title>
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		<description>Dans les ruines de la cabane de bois situ&#233;e &#224; proximit&#233; de la rivi&#232;re, les personnages et leurs compagnons se reposent sans aucun autre incident durant le reste de la journ&#233;e. &#192; la nuit tomb&#233;e, chacun d'entre eux se r&#233;veille frais et dispos. La transformation des personnages en vampires est alors compl&#232;te, car leurs compagnons issus de cette Race d'Immortels se sont abreuv&#233;s au cou de chacun d'entre eux la veille, lorsqu'ils &#233;taient encore &#233;vanouis &#224; l'int&#233;rieur de la grotte. Ceux-ci l'on en effet fait (...)

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&lt;a href="http://www.altaride.com/spip/spip.php?rubrique244" rel="directory"&gt;Le Cr&#233;puscule des demi-dieux&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les ruines de la cabane de bois situ&#233;e &#224; proximit&#233; de la rivi&#232;re, les personnages et leurs compagnons se reposent sans aucun autre incident durant le reste de la journ&#233;e. &#192; la nuit tomb&#233;e, chacun d'entre eux se r&#233;veille frais et dispos. La transformation des personnages en vampires est alors compl&#232;te, car leurs compagnons issus de cette Race d'Immortels se sont abreuv&#233;s au cou de chacun d'entre eux la veille, lorsqu'ils &#233;taient encore &#233;vanouis &#224; l'int&#233;rieur de la grotte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ceux-ci l'on en effet fait dans le but de se r&#233;g&#233;n&#233;rer, mais aussi, pour lier les personnages &#224; eux, afin qu'ils ne s'enfuient pas &#224; la premi&#232;re occasion, et pour les contraindre &#224; les aider &#224; fuir cette r&#233;gion. D'ailleurs, les compagnons des personnages leur expliquent les raisons de leur geste sans regret, si ces derniers leur posent la question. Les personnages et leurs compagnons se remettent alors en route. Ils voyagent &#224; travers la for&#234;t jusque vers deux heures du matin. Durant leur trajet, parfois, ils entendent des hurlements de loups plus ou moins proches. &#192; un moment donn&#233;, une meute d'une demi-douzaine de loups les attaque. Mais les animaux fuient lorsque la moiti&#233; d'entre eux sont d&#233;cim&#233;s. Un peu plus tard, ils aper&#231;oivent au loin des torches de villageois explorant les bois dans le but de retrouver leur piste. Mais ces lueurs disparaissent bient&#244;t car elles prennent une autre direction. Malgr&#233; tout, au fur et &#224; mesure que les heures s'&#233;coulent, les compagnons vampires des personnages, de m&#234;me que Jean de la Rochette et ses amis humains, semblent de plus en plus inquiets. R&#233;guli&#232;rement, ils regardent derri&#232;re eux, ou dans les fourr&#233;s alentours, afin de surveiller s'ils ne sont pas suivis. Et, de fait, vers la fin de la nuit, ils commencent &#224; parler entre eux de cette sensation de plus en plus persistante et mena&#231;ante qui les traquerait depuis le village de Villeneuve-sur-Lot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s lors, les compagnons vampires des personnages pressent ces derniers de leur faire rejoindre le plus vite possible le bourg proche nomm&#233; Castelsarrasin. Ils croisent d'ailleurs bient&#244;t la route d'un sentier sinueux traversant la for&#234;t, et allant dans cette direction. Celui-ci d'ailleurs rapidement de la for&#234;t dans laquelle ils cheminaient depuis la veille. Et, alors que l'aube pointe &#224; l'horizon, ils parviennent finalement aux abords de Castelsarrasin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; cette heure-l&#224;, le petit bourg est encore presque totalement endormi. Seules quelques fen&#234;tres de quelques maisonn&#233;es sont &#233;clair&#233;es. Il s'agit des habitations des couche-tard ; mais surtout, celles des paysans sur le point de se rendre aux champs. Parmi elles &#233;galement, il y a celle de l'auberge du village : &#171; le Pendu du Fou &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'int&#233;rieur de cet &#233;tablissement, tout est calme. Dans la salle commune, seuls l'aubergiste et une demi-douzaine de paysans en train de prendre un casse-croute avant d'aller moissonner, sont pr&#233;sents. D'ailleurs, lorsque les personnages et leurs compagnons y p&#233;n&#232;trent, leurs conversations s'arr&#234;tent instantan&#233;ment ; tous les regards se tournent en direction des nouveaux venus. L'aubergiste se dirige vers le groupe, et demande ce que d&#233;sirent nos h&#233;ros et leurs amis. Et Stephan de Hautecour explique qu'il d&#233;sire des chambres pour lui et ses compagnons, pour une dur&#233;e de deux nuits. Et l'aubergiste les conduit jusqu'&#224; deux pi&#232;ces faisant office de chambres poss&#233;dant chacune quatre paillasses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois dans leurs chambres, Stephan de Hautecour r&#233;unit l'ensemble du groupe dans la m&#234;me salle afin d'examiner la situation dans laquelle celui-ci se trouve. Au cours de la conversation qui s'ensuit, Fran&#231;ois explique qu'il a un contact qui habite dans ce village, et que celui-ci est pr&#234;t &#224; les aider &#224; rejoindre Montauban au plus vite et dans les meilleures conditions. Apr&#232;s que Stephan de Hautecour ait approuv&#233; ce plan, il dit qu'il doit rejoindre cet homme au plus vite afin d'organiser les pr&#233;paratifs de ce nouveau voyage. Il salue tout le monde, sort de la chambre, puis de l'auberge, afin de s'enfoncer dans les ruelles du bourg. Une fois Fran&#231;ois parti, les compagnons des personnages se remettent alors &#224; discuter ensemble au sujet de cette myst&#233;rieuse pr&#233;sence qui semble les suivre depuis un certain temps. Ils &#233;voquent aussi chacun leur tour les aventures qu'ils ont v&#233;cu de Bordeaux &#224; Moissac ; c'est-&#224;-dire, durant tout le temps o&#249;, pour plus de prudence, leur groupe a &#233;t&#233; oblig&#233; de se s&#233;parer. Ils se souviennent du stratag&#232;me dont ils ont us&#233; pour quitter Bordeaux en catastrophe, mais ne veulent sous aucun pr&#233;texte sur ce qu'ils ont v&#233;cu dans cette grande cit&#233;. Ils d&#233;taillent par contre leurs p&#233;riples &#224; travers les diff&#233;rentes contr&#233;es d'Aquitaine, avant d'aller se coucher, et de dormir durant tout le reste de la journ&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est qu'&#224; la tomb&#233;e de la nuit suivante, alors que tout le monde est r&#233;veill&#233; depuis &#224; peine quelques minutes, que Fran&#231;ois r&#233;apparait, accompagn&#233; d'un autre individu. Fran&#231;ois pr&#233;sente son compagnon &#224; ses amis sous le nom de Martial. Martial prend imm&#233;diatement la parole en disant qu'il conna&#238;t un moyen de leur fait rejoindre Montauban sans dangers. Mais, il r&#233;clame en contrepartie une r&#233;tribution g&#233;n&#233;reuse de leur part. Stephan de Hautecour accepte aussit&#244;t. Il dit alors qu'il va tout de suite faire le n&#233;cessaire pour pr&#233;parer leur d&#233;part dans les plus brefs d&#233;lais. Il dit qu'il va revenir dans une heure. Puis, apr&#232;s avoir salu&#233; tous les occupants de la chambre, il les quitte, accompagn&#233; de Mahaubert et de Barnab&#233; Jacquafleur. Et tout le monde se met &#224; attendre en discutant sur ce que ce Martial va mettre en place pour les faire arriver &#224; Montauban le plus vite possible ; &#224; part Jean de la Rochette et Norbert Lalisse qui se tiennent &#224; la fen&#234;tre de la chambre, &#224; l'affut du moindre signe de danger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant les trois heures suivantes, tout le monde sent l'anxi&#233;t&#233; monter de ne pas avoir de nouvelles de Martial, de Mahaubert, ou de Barnab&#233; Jacquafleur. Chacun dans son coin commence &#224; se demander comment ils vont devoir se d&#233;brouiller s'ils n'ont pas de renseignements de leur part d'ici peu. Or, au bout de ce laps de temps, Jean de la Rochette pr&#233;vient que Mahaubert vient de rentrer dans l'auberge. Ce dernier ouvre alors la porte de la chambre et y p&#233;n&#232;tre pr&#233;cipitamment. Il s'&#233;croule de fatigue devant ses amis en se tenant un bras droit constell&#233; de traces de griffures, et ensanglant&#233;. Il a le regard fi&#233;vreux, explique nerveusement que Martial, Barnab&#233; Jacquafleur et lui se sont fait attaqu&#233; par une bande de villageois de Moissac aux Puys. Il poursuit en disant qu'&#224; ce moment-l&#224;, ils revenaient tous trois du rendez-vous o&#249; ils &#233;taient convi&#233;s par l'interm&#233;diaire de Martial, &#224; la sortie de Castelsarrazin. Ils revenaient en effet d'une entrevue organis&#233;e par Martial avec un d&#233;nomm&#233; Jacques &#224; la crois&#233;e des chemins situ&#233;e &#224; un kilom&#232;tre &#224; peine sur le chemin du bourg ; juste devant la croix de Saint Jean qui y est implant&#233;e. Mais des villageois de Moissac ayant pouss&#233; leurs investigations jusqu'&#224; Castelsarrazin les ont reconnus, lui et Barnab&#233; Jacquafleur. Ceux-ci &#233;taient une bonne quinzaine. Ils les ont attaqu&#233;s. Seuls lui et Jacques ont pu s'enfuir juste apr&#232;s que celui-ci leur ai donn&#233; &#224; tous de nouveau rendez-vous au m&#234;me endroit &#224; minuit. Chacun d'eux s'est enfui dans une direction diff&#233;rente. Mais, dit Mahaubert, juste avant de dispara&#238;tre, il a vu les villageois assommer Martial et Barnab&#233; Jacquafleur, les ligoter, et les trainer vers l'int&#233;rieur de l'un des chemins partant de la fameuse croix de Saint Jean.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Stephan de Hautecour d&#233;clare &#8211; et tout le monde est d'accord avec lui &#8211; que dans ce cas, il n'y a pas une seconde &#224; perdre. Mahaubert rench&#233;rit alors en disant que durant l'affrontement, et avant que ses deux compagnons soient captur&#233;s, il a entendu plusieurs villageois dire qu'une trentaine de membres de la milice du comt&#233; ont retrouv&#233; la veille le cadavre de deux jeunes filles. Il dit que d'apr&#232;s ce qu'il en a per&#231;u, ces derni&#232;res auraient disparu quelques jours auparavant. Elles seraient mortes de la m&#234;me mani&#232;re que les gardes du corps de la jeune femme ayant log&#233;e une nuit &#224; la Patte Folle. Leurs cadavres vid&#233;s de leur sang auraient &#233;t&#233; retrouv&#233;s sur la route sortant du comt&#233;, et prenant la direction de la ville d'Agen. Et, &#233;videmment, les miliciens autant que les habitants de Moissac aux Puys soup&#231;onnent leur groupe d'&#234;tre les auteurs de ce massacre ; puisqu'ils se souviennent des cadavres des deux autres gardes du corps de cette jeune femme dans la caverne o&#249; ils ont pass&#233; la nuit trois jours avant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien que la situation soit urgente, et que minutes soient compt&#233;es, Stephan de Hautecour prend quelques minutes afin de d&#233;lib&#233;rer avec les personnages et leurs compagnons, sur la d&#233;marche &#224; suivre. En effet, certains d&#233;sirent aller imm&#233;diatement d&#233;livrer Martial et Barnab&#233; Jacquafleur avant de quitter Castelsarrazin. D'autres insistent pour se rendre directement sur le lieu de rendez-vous du d&#233;nomm&#233; Jacques, puis fuir vers Montauban ; c'est-&#224;-dire &#224; la crois&#233;e des chemins au centre de laquelle se trouve la croix de Saint Jean. D'autres encore d&#233;sirent fuir les lieux par leurs propres moyens, et laisser tomber toute cette histoire, en faisant remarquer que la pr&#233;sence myst&#233;rieuse qui les traque semble se rapprocher de plus en plus d'eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, les personnages peuvent d&#233;cider d'accompagner ceux de leurs compagnons ayant d&#233;cid&#233; d'aller d&#233;livrer Martial et Barnab&#233; Jacquafleur. Dans ce cas, ils quittent l'auberge, et s'enfoncent dans les ruelles de Castelsarrasin. Tout en les longeant, ils se rendent vite compte que malgr&#233; l'obscurit&#233; de la nuit, il y a de nombreux habitants du village dehors. Parmi ces derniers se trouvent d'ailleurs quelques habitants de Moissac aux Puys se dirigeant vers la place centrale du hameau. Les personnages doivent alors ne pas se faire remarquer d'eux, s'ils ne veulent pas &#234;tre attaqu&#233;s, emprisonn&#233;s, voire pire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement, lorsque les personnages arrivent &#224; leur tour sur la place centrale de Castelsarrasin, ils s'aper&#231;oivent que la grande majorit&#233; des habitants sont pr&#233;sents, et tiennent des armes h&#233;t&#233;roclites dans leurs mains. Les visages sont tendus, nerveux, et tous &#233;coutent avec attention la harangue de l'un des leurs juch&#233; sur une estrade de fortune. Ce dernier leur explique avec v&#233;h&#233;mence que le temps est venu de d&#233;livrer le jeune roi du joug du Sicilien, ainsi que celle de sa complice : la reine Anne d'Autriche. Il poursuit en disant qu'il faut donc qu'ils se rassemblent tous sous la glorieuse banni&#232;re du grand Cond&#233;. C'est le seul qui a remport&#233; des victoires au nom du jeune Louis XIV. Il d&#233;clare alors qu'il donne rendez-vous dans deux heures &#224; la crois&#233;e des chemins, juste devant la croix de Saint Jean, a tous ceux qui veulent l'accompagner dans cette lutte. Il termine en expliquant qu'avant cela, ils doivent tous se r&#233;unir afin de d&#233;livrer le comt&#233; du mal qu'il l'a infiltr&#233; depuis quelques jours. Ils doivent en effet tuer les buveurs de sang qu'ils viennent de capturer. Car cet acte prouvera au grand Cond&#233; et au roi qu'ils sont capables de maintenir l'ordre et la loi dans leur comt&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque les personnages et Mahaubert traversent la place en entendant le discours qui y est prononc&#233;, Mahaubert explique que c'est le d&#233;nomm&#233; Jacques qui est en train d'haranguer la foule. Il dit aussi que Jacques fait cela afin de ne pas attirer la suspicion sur lui et sur ses activit&#233;s concernant leur groupe. Et il leur assure qu'il est bien avec eux, et qu'il va bien les aider &#224; pr&#233;parer au plus t&#244;t leur fuite en direction de Montauban. En quittant les lieux, Mahaubert propose donc aux personnages de se rendre &#224; l'endroit o&#249; Martial et Barnab&#233; Jacquafleur se sont fait capturer, afin d'essayer de retrouver la trace de leurs deux amis disparus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, &#224; l'issue de plusieurs minutes de marche, ils arrivent enfin &#224; la crois&#233;e des chemins ; &#224; proximit&#233; de la croix de Saint Jean. Les traces de l'enl&#232;vement de leurs compagnons sont encore visibles : y apparaissent toujours de nombreuses marques sanglantes sur les herbes folles et les racines alentours. Il y a aussi des empreintes de sabots se dirigeant vers l'int&#233;rieur de certains fourr&#233;s et de certains &#233;pineux. Celles-ci se poursuivent sur une bonne vingtaine de m&#232;tres, avant de bifurquer le long d'un petit sentier boueux. Ce sentier continue &#224; travers la for&#234;t pendant pr&#232;s de 500 m&#232;tres, tandis que les traces de sabots y restent visibles durant tout le trajet. Les personnages parviennent finalement aux abords d'une minuscule clairi&#232;re &#224; l'int&#233;rieur de laquelle se distingue une maison de bois. La v&#233;g&#233;tation qui l'environne y est dense, mais, par l'unique fen&#234;tre qui la perce, les personnages se rendent vite compte qu'elle est occup&#233;e. De la lumi&#232;re y appara&#238;t, et des bruits de voix &#233;touff&#233;s par la distance s'en &#233;chappent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; peine les personnages ont-ils fait quelques pas en direction de cette cabane, des bruits de chevaux au galop se font entendre. Et ils se rapprochent rapidement de la clairi&#232;re. Au bout d'un instant, une demi-douzaine de cavaliers surgissent de la for&#234;t, arr&#234;tent leurs montures non loin du b&#226;timent, en descendent. Ils p&#233;n&#232;trent aussit&#244;t &#224; l'int&#233;rieur de la maison de bois. Et tr&#232;s vite, une vive discussion s'engage entre les nouveaux venus et les occupants de la cabane. &#192; eux tous, ils paraissent &#234;tre une bonne douzaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque les personnages se rapprochent de la cabane, ils per&#231;oivent plus ou moins distinctement la conversation qui s'y d&#233;roule. Apparemment, le chef des nouveaux venus s'adresse &#224; un d&#233;nomm&#233; Arnaud : il informe les individus pr&#233;sents dans la pi&#232;ce que les deux diables qu'ils ont captur&#233;s non loin de l&#224;, vont &#234;tre jug&#233;s et brul&#233;s vifs &#224; l'aube. Il dit aussi que ceux-ci ont avou&#233; leurs forfaits d&#232;s qu'on a commenc&#233; &#224; les torturer. Il explique qu'ils ont avou&#233; que leur compagnons de route ont rendez vous avec un complice dans quelques heures &#224; la crois&#233;e des chemins ; juste devant la croix de Saint Jean. En entendant, cela, les personnages ont alors plusieurs options. Ils peuvent d&#233;cider de revenir sur leurs pas jusqu'&#224; la crois&#233;e des chemins. Ils peuvent &#233;galement s'y rendre comme pr&#233;vu pour y retrouver Jacques, mais sans plus se soucier du sort de Martial et de Barnab&#233; Jacquafleur. Dans ce cas, une fois arriv&#233;s sur leur lieu de rendez vous, Jacques s'y trouve aussi comme pr&#233;vu. Celui-ci informe aussit&#244;t les personnages que leurs deux amis captur&#233;s sont en ce moment m&#234;me en train d'&#232;tre jug&#233;s &#224; Castelsarrazin. Ce sont les habitants du bourg et les habitants de Moissac aux Puys, ensemble, qui font leur proc&#232;s. Ces derniers les accusent en effet de sorcellerie et de diablerie. Il dit que les prisonniers vont certainement &#232;tre brul&#233;s vifs d&#232;s le lendemain matin. Il leur explique qu'ils peuvent encore les sauver du bucher, car les villageois vont surement profiter du laps de temps entre la fin du proc&#232;s et la mise &#224; ex&#233;cution de la sentence, pour se mettre a la poursuite de ceux qui leur ont &#233;chapp&#233;.
Si les personnages d&#233;cident d'abandonner Martial et Barnab&#233; Jacquafleur &#224; leur sort, Jacques leur propose de les mener d&#232;s maintenant jusqu'&#224; Montauban et &#224; son maitre. Ensuite, ce dernier pourra les cacher quelques temps en lieu sur, le temps que la tension retombe. Ensuite, ils pourront partir vers la destination de leur choix. Malheureusement, Jacques a &#224; peine termin&#233; cette explication qu'une douzaine d'hommes en armes command&#233;s par le d&#233;nomm&#233; Arnaud, surgissent des fourr&#233;s. Les nouveaux venus attaquent aussit&#244;t Jacques et les personnages, dans le but de les capturer. D&#232;s lors, si le combat tourne mal pour Arnaud et ses complices, ceux-ci s'enfuient tr&#232;s vite dans la for&#234;t. Si le combat tourne en d&#233;faveur des personnages et de Jacques, ce dernier, ainsi que les compagnons de personnages tentent de fuir. Mais Arnaud et ses hommes de main les poursuivent, jusqu'&#224; ce qu'ils les rattrapent, ou jusqu'&#224; ce qu'ils parviennent &#224; dispara&#238;tre d&#233;finitivement dans l'obscurit&#233;. Si Arnaud et ses hommes de main capturent effectivement les personnages, leurs compagnons, ainsi que Jacques, ceux-ci les m&#232;nent imm&#233;diatement &#224; la cabane non loin de l&#224;. Ils les y enferment, sous la surveillance de trois soldats en armes. Arnaud et ses hommes y d&#233;lib&#232;rent quelques minutes devant nos h&#233;ros, afin de savoir ce qu'il convient de faire de ces nouveaux prisonniers. Puis, Arnaud finit par d&#233;cider qu'il faut les ramener &#224; Castelsarrazin, afin qu'ils soient jug&#233;s avec les autres diables. Et ils entrainent les personnages, ligot&#233;s et b&#226;illonn&#233;s, jusqu'au village proche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les personnages peuvent d&#233;cider d'attaquer la cabane ou se trouvent les prisonniers avant que ceux-ci ne soient conduits jusqu'&#224; Castelsarrazin. Dans ce cas, l'assaut pr&#233;vu par Arnaud et ses soldats contre Jacques &#224; la crois&#233;e des chemins ne se produit pas. Durant l'affrontement, les soldats d'Arnaud combattent jusqu'&#224; la mort, et deux d'entre eux tentent de fuir a cheval en direction de Castelsarrazin, si le combat tourne en leur d&#233;faveur. Si, a l'issue de leur attaque, les personnages parviennent a neutraliser Arnaud ou/et un de ses comparses, ils peuvent l'interroger. Dans ce cas, au bout de quelques minutes de r&#233;sistance, ce dernier explique la situation dans laquelle se trouvent Martial et Barnab&#233; Jacquafleur au m&#234;me moment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les personnages assistent &#224; peu pr&#232;s aux m&#234;mes &#233;v&#233;nements s'ils ne sont pas captur&#233;s par Arnaud et ses hommes de main, et qu'ils restent &#224; l'int&#233;rieur de Castelsarrasin. Quoiqu'il en soit, Arnaud et ses compagnons emm&#232;nent leurs prisonniers jusqu'&#224; l'&#233;glise du village. Une foule nombreuse y est rassembl&#233;e ; elle crie des injures ainsi que des paroles haineuses &#224; Martial et &#224; Barnab&#233; Jacquafleur. Quelques individus plus vindicatifs que les autres l&#232;vent parfois le poing dans leur direction. Quant aux deux prisonniers, ils sont ligot&#233;s. Un pr&#234;tre se trouve &#224; c&#244;t&#233; d'eux, en train de r&#233;citer des pri&#232;res. Et les trois hommes se retrouvent au centre d'un cercle form&#233; par la populace environnante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les personnages sont emprisonn&#233;s avec leurs deux compagnons d'infortune, Arnaud les y rejoint, et la foule redouble de fureur. Malgr&#233; cela, dans tous les cas, au bout de quelques minutes, le pr&#234;tre rend son verdict et condamne tous les prisonniers a mort. D&#232;s lors, le pr&#234;tre et les villageois haineux s'emparent d'eux, les poussent, les malm&#232;nent, et les trainent jusqu'&#224; la place centrale du village. L&#224;, des buchers construits a partir de monceaux de fagots de bois sont dress&#233;s. Les personnages et leurs compagnons sont entrain&#233;s &#224; leur sommet, puis, y sont ligot&#233;s. Au m&#234;me moment, la foule se rassemble autour des buchers, et attend d&#233;sormais l'aube afin que le pr&#234;tre puisse enfin allumer les brasiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les personnages arrivent sur la place durant ces instants, pour assister a cette sc&#232;ne, ils peuvent tenter de d&#233;livrer les prisonniers d'une mani&#232;re ou d'une autre. Ils peuvent aussi faire ce qu'ils souhaitent en fonction des circonstances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle que soit la tournure des &#233;v&#233;nements, apr&#232;s l'avoir rejoint &#224; la crois&#233;e des chemins, les personnages peuvent suivre Jacques. Celui-ci les entraine jusqu'&#224; une petite clairi&#232;re situ&#233;e non loin de l&#224;. Des chevaux sont attach&#233;s &#224; un arbre. Il leur dit de les monter, et de le suivre dans la for&#234;t. Il leur fait suivre un chemin plein de broussailles et de ronces. Il les conduit jusqu'&#224; une seconde clairi&#232;re au centre de laquelle appara&#238;t une sorte de campement : une vingtaine d'hommes, la plupart arm&#233;s y apparaissent. Certains sont assis autour d'un feu ; d'autres s'affairent &#224; diverses taches. Un peu plus loin du feu se discerne une tente de campagne, vers laquelle Jacques conduit les personnages. Et finalement, il les y fait entrer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'int&#233;rieur de cette tente se discernent deux hommes actuellement en proie &#224; une vive discussion. Ils la stoppent imm&#233;diatement d&#232;s que les nouveaux venus p&#233;n&#232;trent. L'un des deux hommes fait alors une r&#233;v&#233;rence a l'autre, et sort. D&#232;s lors, Jacques leur pr&#233;sente l'homme encore pr&#233;sent. Il s'agit de Benjamin Chanteclous. Il explique aux personnages que ce dernier est un autre des nombreux serviteurs de son maitre qui parcourt la r&#233;gion en ce moment. Il leur dit que c'est avec lui qu'ils vont tous se diriger vers Montauban le jour suivant. Il leur dit encore que, par contre, en ce qui le concerne, Jacques doit retourner &#224; Castelsarrasin afin de rassembler les villageois d&#233;sirant se joindre &#224; l'arm&#233;e que son maitre est en train de cr&#233;er. Le d&#233;nomm&#233; Benjamin Chanteclous enchaine alors en expliquant aux personnages son id&#233;e pour le jour suivant, et concernant leur trajet jusqu'&#224; Montauban : les personnages et leurs amis se dissimuleront &#224; l'int&#233;rieur de la demi-douzaine de chariots rattach&#233;s &#224; ce campement, et destin&#233;s &#224; convoyer armes, munitions, vivres, etc., jusqu'&#224; Montauban. Les soldats pr&#233;sents dans le camp, ainsi que les villageois destin&#233;s &#224; se joindre &#224; ces troupes suivra les carrioles &#224; une heure de distance. D'autant que la plupart des hommes pr&#233;sents dans le camp sont des fid&#232;les serviteurs de son maitre dont la mission consiste, entre autres, &#224; prot&#233;ger, au cas &#233;ch&#233;ant, des gens comme les personnages et leurs compagnons. Ainsi, les villageois n'auront aucun contact avec eux, et les personnages seront prot&#233;g&#233;s du soleil durant tout le trajet jusqu'&#224; Montauban.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au terme de ce discours, Jacques sort de la tente, remonte sur son cheval, et dispara&#238;t dans la for&#234;t en prenant la direction de Castelsarrasin. De leur c&#244;t&#233;, les personnages peuvent d&#233;sormais discuter avec Benjamin Chanteclous. Ce faisant, celui-ci leur apprend alors que la r&#233;volte contre le Premier Ministre d'Anne d'Autriche, Mazarin, gronde dans toute l'Aquitaine. Les insurg&#233;s demandent en effet la lib&#233;ration imm&#233;diate de Cond&#233;. La femme du d&#233;tenu &#8211; la princesse de Cond&#233; &#8211; qui soutient la r&#233;volte, exige &#233;galement le renvoi de Mazarin. Et ce n'est qu'ensuite qu'elle fera en sorte que tout rentre dans l'ordre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement, &#224; l'issue de leur conversation avec Benjamin Chanteclous, les personnages sont libres de leurs mouvements, tant qu'ils restent &#224; l'int&#233;rieur du camp. Et, dans ce cas, ils se rendent compte qu'une grande agitation y r&#232;gne, et que les pr&#233;paratifs de d&#233;part s'accentuent d'heure en heure. Au fur et &#224; mesure de l'&#233;coulement de la journ&#233;e, d'ailleurs, de nouveaux venus arrivent par la route afin de se joindre &#224; ceux d&#233;j&#224; sur place, puis, s'affairent aux pr&#233;paratifs de d&#233;part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la fin de la nuit, Benjamin Chanteclous rappelle les personnages aupr&#232;s de lui. Il leur dit qu'il leur a fait pr&#233;parer une tente, afin qu'ils puissent se prot&#233;ger du soleil durant la journ&#233;e qui s'annonce. Deux gardes leur sont adjoints afin de prot&#233;ger l'entr&#233;e de celle-ci durant leur sommeil. Enfin, il leur dit de se tenir pr&#234;ts &#224; partir &#224; la tomb&#233;e de la nuit ; selon les indications pr&#233;vues par son plan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le soir venu, donc, lorsque les personnages s'&#233;veillent, le campement est totalement nettoy&#233; et vid&#233;. Tout ce qui y apparaissait semble avoir &#233;t&#233; entass&#233; &#224; l'int&#233;rieur d'une demi-douzaine de chariots rassembl&#233;s au centre de la clairi&#232;re. Les soldats de Benjamin Chanteclous sont rassembl&#233;s en bon ordre : deux colonnes. Aussit&#244;t, Benjamin Chanteclous ordonne &#224; quelques-uns d'entre eux de d&#233;monter et d'entreposer les toiles et les mats qui la composent, avec le reste du mat&#233;riel se discernant &#224; l'int&#233;rieur des carrioles. Puis, Benjamin Chanteclous rejoint Jacques, et se met &#224; discuter avec lui. Jacques explique alors &#224; celui-ci qu'il a r&#233;ussi &#224; enr&#244;ler trois cents hommes issus des villages de la r&#233;gion alentours. Ceux-ci sont actuellement rassembl&#233;s sur la route s'&#233;loignant de Castelsarrasin, &#224; une heure de marche de la clairi&#232;re. Benjamin Chanteclous d&#233;clare alors que la caravane est fin pr&#234;te &#224; partir. Jacques acquiesce, monte sur son cheval, et s'&#233;loigne dans la nuit apr&#232;s avoir dit qu'il va lancer sa colonne sur la route en faisant en sorte que celle-ci se trouve tout le temps &#224; environ une heure de distance de la caravane de carrioles. Enfin, une fois que Jacques a disparu, Benjamin Chanteclous accompagne les personnages jusqu'&#224; des chevaux qu'il a fait pr&#233;parer &#224; leur intention. Il monte sur le sien, et donne l'ordre de d&#233;part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La nuit s'&#233;coule alors paisiblement : durant le trajet, Benjamin Chanteclous en profite pour avoir de longues conversations avec les personnages. Il leur explique que la princesse de Cond&#233; est, en ce moment m&#234;me, en train de rassembler une arm&#233;e dans les environs de Toulouse. Car c'est dans cette ville que se trouve actuellement le plus gros des forces ayant rejoint la Fronde. Il explique &#233;galement que son maitre &#8211; le comte de Lamorici&#232;re ; le puissant seigneur Huguenot de Montauban et des territoires comme Moissac ou Castelsarrasin qui en d&#233;pendent &#8211; soutient cette derni&#232;re. Celui-ci a en effet &#233;pous&#233; la cause de la Fronde depuis le d&#233;but ; il est d'ailleurs un ami personnel du duc de Bouillon ; lequel est depuis longtemps un des plus fervents partisans de Cond&#233;. Il explique encore que le duc de Bouillon, qui se trouve d&#233;sormais &#233;galement &#224; Toulouse en train de pr&#233;parer un plan de campagne en compagnie de la princesse de Cond&#233;, a &#233;t&#233; envoy&#233; par la princesse de Cond&#233; et de ses alli&#233;s tels que Pierre Lenet, aupr&#232;s du comte de Lamorici&#232;re deux semaines auparavant. Sa mission &#233;tait de pr&#233;venir le comte que son mari est emprisonn&#233; par Anne d'Autriche et Mazarin depuis le mois de Janvier. Il souligne que la princesse de Cond&#233; tente donc actuellement de soulever toute l'Aquitaine, voire, tout le sud de la France, afin de le d&#233;livrer. Il dit que le comte de Lamorici&#232;re a alors promis d'aider son ami le duc de Bouillon, et de fait, la princesse de Cond&#233;, en apportant dans les meilleurs d&#233;lais sa contribution en soldats, en armes, en vivres et en argent. Il dit aussi que c'est pour toutes ces raisons que le comte de Lamorici&#232;re constitue en ce moment m&#234;me, sous les yeux des personnages lui-m&#234;me un corps de troupe destin&#233; &#224; rejoindre Toulouse, &#224; Montauban. Il dit que c'est pour cette raison que ce dernier a envoy&#233; des hommes comme lui ou comme Jacques dans tous les territoires d&#233;pendant de comt&#233; de Montauban ; dans le but d'enr&#244;ler le plus de volontaires possibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La nuit s'&#233;coule ainsi tranquillement, et, &#224; l'aube, Benjamin Chanteclous conseille aux personnages d'aller se prot&#233;ger durant la journ&#233;e &#224; l'int&#233;rieur des chariots am&#233;nag&#233;s &#224; leur intention. D'ailleurs, ces derniers sont constamment entour&#233;s de soldats issus de la garde personnelle de Benjamin Chanteclous affect&#233;s &#224; leur protection. Durant la journ&#233;e, la caravane poursuit donc sa route en direction de Montauban ; il est pr&#233;vu qu'elle parvienne aux abords de la cit&#233; deux jours plus tard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; leur r&#233;veil, les soldats observent les personnages d'un air mauvais, tout en les montrant parfois du doigt. Ils apprennent alors, un peu plus tard aupr&#232;s de Benjamin Chanteclous, que plusieurs meurtres vampiriques ont &#233;t&#233; commis peu de temps apr&#232;s la tomb&#233;e de la nuit. Ceux-ci ont &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233;s a l'int&#233;rieur du groupe de paysans conduits par Jacques. Les hommes qui composent celle-ci recommencent donc &#224; &#233;voquer ces diables qui ont s&#233;vi, il n'y a pas si longtemps &#224; Castelsarrasin et &#224; Moissac. Et une rumeur selon laquelle ces diables suivent d&#233;sormais la caravane afin de se nourrir des soldats qui la constitue, est en train de se propager. La peur et la suspicion commencent &#224; s'infiltrer parmi les hommes. La garde personnelle de Benjamin Chanteclous, quant &#224; elle, soup&#231;onne les personnages d'&#234;tre &#224; l'origine de ces meurtres, malgr&#233; le fait qu'aucun d'eux ne les ait vu sortir de leur carriole jusqu'&#224; maintenant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;videmment, les personnages peuvent tenter de mener leur enqu&#234;te afin de trouver le fin mot de cette histoire. De fait, ils retrouvent facilement les soldats qui ont assist&#233; au carnage, ou qui ont entendu leurs camarades se faire d&#233;cimer. En les interrogeant, ces derniers expliquent alors qu'il &#233;tait environ 21 heures, lorsqu'une demi-douzaine de leurs compagnons ont subitement disparu sans laisser de traces. Ces derniers se trouvaient parmi les soldats de l'arri&#232;re garde de la troupe arm&#233;e command&#233;e par Jacques. De hurlements de terreur se sont fait entendre pendant quelques secondes, et avant que quiconque n'ait eu le temps de r&#233;agir, ils s'&#233;taient volatilis&#233;s. Et finalement, ce n'est qu'au bout d'une demi-heure &#224; les chercher dans les environs imm&#233;diats du sentier, que l'un des leurs les a retrouv&#233;s. Ils &#233;taient &#224; demi-cach&#233;s sous un buisson &#233;pineux, les v&#234;tements lac&#233;r&#233;s, les traits d&#233;form&#233;s par l'effroi et la douleur, et totalement vid&#233;s de leur sang.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au bout de quelques minutes, Jacques rejoint les personnages sur les lieux du carnage. Il leur explique qu'il ne les soup&#231;onne pas de ces meurtres puisqu'il ne les a pas vu roder dans les parages durant toute la journ&#233;e ; d'autant, que cela est impossible &#224; cause de leur &#233;tat vampirique. Au contraire, de m&#234;me que les compagnons vampires des personnages, il pense que c'est la pr&#233;sence myst&#233;rieuse qui se cache d'eux qui est &#224; l'origine de ces assassinats. Les compagnons des personnages avouent d'ailleurs que cette derni&#232;re parait les suivre depuis qu'ils ont quitt&#233; Villeneuve sur Lot, il y a une dizaine de jours maintenant. Mais ils ne veulent pas en dire plus &#224; son sujet, car, d&#232;s qu'ils se rendent compte qu'ils ont abord&#233; ce sujet, leurs traits se figent de terreur, et ils jettent des coups d'&#339;il angoiss&#233;s autour d'eux. Et si les personnages tentent de les interroger davantage &#224; propos de ce myst&#233;rieux individu, ils ne voudront rien r&#233;v&#233;ler de plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant le reste de la nuit en train de s'&#233;couler, et &#224; la suite de ces diff&#233;rentes conversations, les personnages peuvent d&#233;cider de poursuivre leurs investigations afin de trouver une solution &#224; cette myst&#233;rieuse affaire. Mais ils ne d&#233;couvrent rien de plus susceptible de les aider dans leur enqu&#234;te. Et la nuit se termine sans qu'aucun autre &#233;v&#233;nement ne vienne la perturber. Au lever du jour, donc, ils peuvent regagner les chariots qui leur ont &#233;t&#233; allou&#233;s pour le trajet jusqu'&#224; Montauban.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la tomb&#233;e de la nuit suivante, lorsque les personnages rejoignent Benjamin Chanteclous, ils se rendent compte que celui-ci se trouve en compagnie de Jacques. Leur discussion est vive, et porte sur de nouveaux meurtres &#8211; ressemblant trait pour traits &#224; ceux de la veille &#8211; qui ont &#233;t&#233; commis moins d'une heure auparavant. De fait, Benjamin Chanteclous et Jacques s'insultent, car l'un croit que ce sont les personnages qui sont les responsables de ces massacres, et l'autre est persuad&#233; que ce n'est pas le cas. Benjamin Chanteclous, qui est s&#251;r de leur innocence, leur conseille donc de rester d&#233;sormais &#224; l'int&#233;rieur de leurs chariots respectifs jusqu'au terme de leur voyage. Il ne veut pas que d'autre incident de ce genre puisse jeter la suspicion et la haine parmi ses troupes. Il ajoute m&#234;me qu'ils ne resteront pas confin&#233;s tr&#232;s longtemps, puisqu'ils doivent arriver &#224; Montauban au cours de la journ&#233;e suivante. Puis, il termine en disant qu'il va ordonner &#224; quatre de ses soldats les plus fid&#232;les, de se tenir aux aguets autour du chariot de chaque personnage. Ainsi, explique t'il a Jacques, ceux-ci prouveront que les personnages n'ont pas boug&#233; de leurs carrioles, si jamais d'autres meurtres &#233;taient commis d'ici-l&#224;. Jacques acquiesce et dit qu'il ne se sentira rassur&#233; que lorsque Benjamin Chanteclous remettra les personnages au comte de Lamorici&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;videmment, les personnages peuvent passer outre l'injonction de Benjamin Chanteclous. D&#232;s lors, si ceux-ci d&#233;sirent sortir de leurs chariots, les soldats commis &#224; la garde de ceux-ci essayent de les en emp&#234;cher ; tout d'abord par la parole, puis, par les armes &#8211; mais en voulant uniquement les assommer. Si les soldats ne parviennent plus &#224; contr&#244;ler la situation, &#224; un moment donn&#233;, l'un d'eux dispara&#238;t, et va pr&#233;venir Benjamin Chanteclous de ce qui est en train de se passer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les personnages r&#233;ussissent, d'une mani&#232;re ou d'une autre, &#224; &#234;tre libres de leurs mouvements, ils peuvent tenter de poursuivre leur enqu&#234;te concernant ces myst&#233;rieux meurtres. Dans ce cas, ils ne d&#233;couvrent aucun indice suppl&#233;mentaire que lors de la nuit pr&#233;c&#233;dente. Malgr&#233; tout, au cours de leurs all&#233;es et venues, ils ont d&#232;s lors le sentiment tr&#232;s fort qu'une pr&#233;sence imposante impossible &#224; d&#233;finir est en train de les observer. Ils peuvent donc tenter d'interroger une nouvelle fois leurs compagnons vampires &#224; ce sujet, mais ceux-ci ne veulent toujours pas en parler, et semblent toujours autant terroris&#233;s par elle. Par ailleurs, durant leurs investigations, s'ils s'&#233;loignent de quelques centaines de m&#232;tres de la caravane, ils s'enfoncent au c&#339;ur de la for&#234;t, Ainsi, bient&#244;t, ils entendent des hurlements de loups en train de s'approcher de plus en plus d'eux. Et finalement, soudainement, ils se font attaquer par une vingtaine de loups affam&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus tard, en retournant &#224; leurs chariots, les personnages voient que Benjamin Chanteclous est en train de les y attendre. Il semble contrari&#233; et quelque peu &#233;nerv&#233;. Il demande alors aux personnages de se tenir tranquilles jusqu'au terme de leur voyage, s'ils ne souhaitent pas s'attirer des ennuis. Il explique en effet que ses hommes sont de plus en plus nerveux &#224; leur encontre, et que ceux-ci commencent aussi &#224; se m&#233;fier de lui. Ils lui posent des questions sur les personnages et leurs amis vampires ; pour quelle raison il se sent oblig&#233; de les aider, de les emmener jusqu'&#224; Montauban, alors qu'ils ont peut-&#234;tre tu&#233; plusieurs de leurs compagnons ? Si les personnages profitent de cette occasion pour poser davantage de questions &#224; ce sujet &#224; Benjamin Chanteclous, celui-ci avoue alors, &#224; contrec&#339;ur, que son Maitre a entendu parler d'un groupe de vampires qui a fui Bordeaux il y a quelques semaines. Son Maitre a donc ordonn&#233; &#224; Jacques, comme &#224; lui, de retrouver les membres de ce groupe, si jamais ceux-ci traversaient les territoires rattach&#233;s &#224; son comt&#233;. Il leur a dit se renseigner &#224; leur sujet durant le temps ou ils s'occuperaient de rassembler des hommes destin&#233;s &#224; former sa future arm&#233;e frondeuse. Il leur a demand&#233; de les prot&#233;ger et de les lui ramener &#224; n'importe quel prix. C'est donc pour cette raison, termine Benjamin Chanteclous, que les personnages doivent faire en sorte de ne pas se faire remarquer jusqu'&#224; ce qu'ils parviennent &#224; destination.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;La suite, tr&#232;s bient&#244;t...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Bastet, ne vois-tu rien venir... </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Conteuse</dc:creator>



		<description>La palissade avance relativement vite. Les arbres morts arrivent, au fil de la rivi&#232;re, mais il y a beaucoup de travail pour couper les branches. Ne nous plaignons pas, les Kappas jouent le jeu. Nous en sommes &#224; dresser un nouveau pan de la palissade quand Bastet arrive au galop : &#171; Ma&#238;tre ! Ma&#238;tre ! Des barbares arrivent ! Ils sont trois ! &#187; Nous le voyons bien, la poussi&#232;re soulev&#233;e par leurs chevaux est visible. Mais Bastet aime tellement monter la garde que&#8230; bon. Effectivement, les trois (...)

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&lt;a href="http://www.altaride.com/spip/spip.php?rubrique222" rel="directory"&gt;La Goulue&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La palissade avance relativement vite. Les arbres morts arrivent, au fil de la rivi&#232;re, mais il y a beaucoup de travail pour couper les branches. Ne nous plaignons pas, les Kappas jouent le jeu.
Nous en sommes &#224; dresser un nouveau pan de la palissade quand Bastet arrive au galop :
&#171; Ma&#238;tre ! Ma&#238;tre ! Des barbares arrivent ! Ils sont trois ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2512 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L190xH221/Bastet_2-4ab18.jpg' width='190' height='221' alt=&quot;&quot; style='height:221px;width:190px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous le voyons bien, la poussi&#232;re soulev&#233;e par leurs chevaux est visible. Mais Bastet aime tellement monter la garde que&#8230; bon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Effectivement, les trois barbares se montrent, mais s'arr&#234;tent &#224; port&#233;e de fl&#232;ches. Je demande au vieux du village voisin : ce sont bien des barbares Osin-Minh, mais leur chef n'est pas l&#224;. Wu-Lee s'avance, avec le vieil homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Que voulez-vous ?
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Nous voulons un tribut, pour &#233;pargner votre tas de cailloux. Une charrette pleine d'or, de vos r&#233;coltes, et deux femmes. Avant les premi&#232;res neiges. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux n&#233;gociateurs bataillent un peu, tandis que Khet-Raneh avance tranquillement vers eux.
&#171; &#201;loignez-vous de notre village, jeunes fous ! Sinon, les d&#233;mons viendront dans votre camp et ravageront tout ! &#187;
Les chevaux s'agitent, puis partent au grand galop, un des barbares tombe, et rampe en hurlant.
Khet-Raneh revient vers nous, avec un grand sourire&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous continuons nos pr&#233;paratifs, selon les vieux, nous avons encore quelques jours. Alors que j'installe des pi&#232;ges avec des villageois, Bastet revient, annon&#231;ant un cavalier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je sens la B&#234;te s'agiter, mais je garde mon calme. Le voyageur est arm&#233;, couvert de poussi&#232;re. Il dit venir en paix, il s'appelle Ping, du clan Ventrue, et demande &#224; parler au prince.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2509 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:500px;'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L500xH334/Ping_guerrier_chinois_-_Let_Li-e4580.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je l'emm&#232;ne devant Kallic&#233;.
Ping demande un territoire de chasse. Kallic&#233; explique que notre troupeau est limit&#233;, mais que, s'il met son &#233;p&#233;e au service du village, on pourra en reparler. Ping accepte le march&#233;. Il veut servir une cause, et nous remarquons que sa natte a &#233;t&#233; coup&#233;e. Selon mes compagnons, c'est un signe d'humiliation. Que cherche ce Ventrue ?
Il est assez coop&#233;ratif, mais c'est un mercenaire. M&#233;fions-nous&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ping et Kama partent &#224; cheval en reconnaissance vers le camp des barbares, pour leur voler leurs chevaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De notre c&#244;t&#233;, nous renfor&#231;ons nos d&#233;fenses&#8230; jusqu'&#224; une nuit, o&#249; le village est couvert d'une mince pellicule de neige.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut rester en alerte&#8230; Ping et Kama reviennent, entour&#233;s de chevaux vol&#233;s aux barbares.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2508 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L500xH240/chevaux_des_barbares-2b2b7.jpg' width='500' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les villageois sautent de joie devant cette victoire. Un enclos est construit, et Ping nous forme au combat. Le soleil va se lever, nous rentrons dans nos abris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques heures plus tard, je sens une griffure : c'est Bastet qui vient de me tirer de mon sommeil. Il fait encore jour, mais elle miaule sans arr&#234;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les barbares ! Ils sont l&#224; ! Il y en a beaucoup ! Beaucoup ! &#187;
Je reste dans ma cachette, &#233;coutant le combat au-dessus de ma t&#234;te en rongeant mon frein...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2511 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L500xH337/incendie_de_Xiling-e89d8.jpg' width='500' height='337' alt=&quot;&quot; style='height:337px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les forces me reviennent enfin avec la nuit, et je peux sortir de ma cachette, me jetant sur le premier barbare &#224; ma port&#233;e.
Je ne suis pas un combattant tr&#232;s efficace, je finis par m'enfuir, tandis que, non loin de l&#224;, Khet-Raneh d&#233;guste un barbare&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un peu plus loin, je finis par charger ma fronde et je vise un ennemi.
Manque de chance : la pierre touche le front du plus gros d'entre eux, qui se rue sur moi en hurlant et en faisant tournoyer sa hache.
Je relance une pierre, pour le ralentir : la pierre le touche, entre les deux yeux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#199;a l'&#233;nerve encore plus, et je ne suis franchement pas de taille : je d&#233;tale vers une maison, que j'escalade, juste avant que mon barbare s'&#233;croule, abattu par Kallic&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me jette sur le bless&#233; et je me nourris, sans me rationner cette fois comme avec nos villageois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois rassasi&#233;, je regarde autour de moi : le village est d&#233;vast&#233;. Des cabanes br&#251;lent, des villageois ont &#233;t&#233; tu&#233;s, mais les barbares sont en fuite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kama a &#233;t&#233; salement br&#251;l&#233;e, Wu-Lee a retourn&#233; deux barbares de notre c&#244;t&#233;. Le chef des barbares a &#233;t&#233; tu&#233; d'une fl&#232;che de Kama, j'apprends que je me suis r&#233;gal&#233; de son rempla&#231;ant potentiel.
Bastet a combattu, avec sa meute de chats, dont pas mal sont morts. En bon g&#233;n&#233;ral en chef, elle f&#233;licite ses troupes. Je souris en coin&#8230;discr&#232;tement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout est &#224; reconstruire&#8230; mais au moins, nous pourrons convaincre les autres villages de nous aider &#224; repousser d'autres attaques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>23 Mai &#8211; 21 Juin 1650</title>
		<link>http://www.altaride.com/spip/spip.php?article1281</link>
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		<dc:date>2012-05-03T13:58:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Il s'agit du premier sc&#233;nario de la Campagne : &quot;Le Cr&#233;puscule des Demi-Dieux&quot; ; au cours duquel les Personnages Joueurs - qui ne sont pas vampires &#224; l'origine - sont entrain&#233;s, malgr&#233; eux dans une intrigue qui les d&#233;passe, et qui les oblige, au final, &#224; devenir Vampires, et &#224; se lancer dans cette course folle dont ils ne connaissent ni le tenants ni les aboutissants...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.altaride.com/spip/spip.php?rubrique244" rel="directory"&gt;Le Cr&#233;puscule des demi-dieux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Campagne Vampire
23 Mai &#8211; 21 Juin 1650&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Chapitre Un : Moissac - Toulouse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les personnages et leurs familles habitent depuis toujours la petite bourgade de Moissac aux Puys. Ils peuvent &#233;galement habiter l'un des villages des environs. En tout cas, ils vivent tous au sein du m&#234;me comt&#233; ; lequel est situ&#233; aux fins fonds de la province d'Aquitaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque l'aventure d&#233;bute, les personnages se trouvent sur la place du village, en train de vaquer &#224; leurs occupations habituelles. Soudain, ils voient arriver, sur un chariot encombr&#233; de bric &#224; brac et tir&#233; par un mulet, un vieux marchand qui se dirige vers l'auberge du lieudit ; celle-ci se nomme &#171; la Patte Folle &#187;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2487 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.altaride.com/spip/IMG/jpg/4-2.jpg&quot; title='JPEG - 50.3 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L90xH150/4-2-3914d-5e2f4.jpg' width='90' height='150' alt='JPEG - 50.3 ko' style='height:150px;width:90px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le vieillard stoppe sa carriole devant le b&#226;timent, alors que la foule pr&#233;sente sur les lieux commence &#224; l'entourer avec curiosit&#233;. Il entre &#224; l'int&#233;rieur de l'auberge sans r&#233;pondre aux questions que les gens lui posent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois dans la salle commune de l'auberge, il demande une chambre &#224; Eric, le tenancier de l'&#233;tablissement. Puis, il s'installe &#224; une table avec un repas. En m&#234;me temps, il sort tout un tas de feuilles des sacoches qui pendent &#224; sa ceinture. Il se met &#224; &#233;crire, tout en mangeant. Et, une fois qu'il a termin&#233; &#224; r&#233;diger ses textes sur les parchemins, il demande &#224; l'un des curieux qui l'ont suivi &#224; l'int&#233;rieur de la salle commune, de placarder ses affiches aux quatre coins du village. S'il s'agit de l'un des personnages, celui-ci pourra de fait lire le Document 1.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien sur, les personnages peuvent se pr&#233;senter au vieillard pour se proposer de l'aider. Celui-ci les examine alors de haut en bas, puis, sous toutes les coutures. Il leur dit finalement qu'il va r&#233;fl&#233;chir &#224; leur candidature. Et, il se tourne vers d'autres personnes afin de les ausculter &#224; leur tour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la nuit tomb&#233;e, tandis que chacun est retourn&#233; &#224; ses occupations habituelles, le petit Matthieu &#8211; le fils de l'aubergiste &#8211; vient chercher les personnages chez eux. Il leur dit de venir rapidement &#224; la Patte Folle. Les personnages suivent donc le petit Matthieu jusqu'&#224; l'&#233;tablissement du p&#232;re de celui-ci. Il les am&#232;ne directement devant le vieillard, qui se pr&#233;sente d&#232;s lors &#224; eux sous le nom de Jean de la Rochette. Ce dernier, &#224; ce moment l&#224;, est en train de ranger un certain nombre d'affaires dans ses sacoches. Il demande aux personnages de l'aider &#224; mettre celles-ci dans son chariot install&#233; devant l'auberge. Dans la foul&#233;e, il leur demande d'y monter ; ce qu'il fait &#233;galement. Puis, il fait sortir sa carriole de Moissac aux Puys, tout en expliquant aux personnages qu'il veut faire un tour en for&#234;t pour y cueillir des herbes sauvages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au bout d'un moment &#224; suivre la route donc, le chariot p&#233;n&#232;tre dans la &#171; For&#232;t du Puys &#187;. Puis, Jean de la Rochette l'arr&#234;te bient&#244;t au milieu d'une clairi&#232;re au c&#339;ur de laquelle se trouve une &#233;norme roche. Celle-ci ressemble d'ailleurs &#224; un visage triste et couch&#233; &#224; moiti&#233; recouvert de lierre et d'herbes folles. Le vieillard descend rapidement de la voiture. Il commence &#224; fouiller le sol de la clairi&#232;re, ainsi que ses alentours broussailleux. Au loin, des hurlements de loups se font entendre. Sans s'en inqui&#233;ter, il se met ensuite a tourner autour de la grosse roche en l'examinant sous tous les angles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques instants plus tard, il remonte finalement dans le chariot en bougonnant. Il d&#233;cide de rentrer &#224; l'auberge de Moissac aux Puys pour finir sa nuit. Arriv&#233; devant la Patte Folle, il demande aux personnages de le rejoindre dans la salle commune de l'&#233;tablissement &#224; 21 heures le soir suivant. Et, il les abandonne, p&#233;n&#232;tre dans le b&#226;timent, et monte directement dans sa chambre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, &#224; 21 heures le lendemain soir, Jean de la Rochette attend les personnages, assis &#224; la table qu'il a d&#233;j&#224; occup&#233;e la veille. Une nouvelle fois, il y est en train de ranger son bric &#224; brac dans ses sacs ; il a le visage soucieux. Une fois qu'il a termin&#233;, il demande une nouvelle fois aux personnages de l'accompagner jusqu'&#224; son chariot, puis de s'y installer. Il lui fait une nouvelle fois suivre le chemin sortant du village, et s'enfon&#231;ant dans la for&#234;t. Il le stoppe aux abords de la clairi&#232;re laissant appara&#238;tre la grosse pierre au visage triste et couch&#233;. Il en descend aussit&#244;t, pour se diriger vers cette derni&#232;re. Il fouille ses alentours, et au bout d'un instant, demande aux personnages de l'aider &#224; la scruter. Apr&#232;s quelques minutes d'investigation, il se met &#224; chercher un objet au fond de l'un des sacs accroch&#233; en bandouli&#232;re &#224; ses habits. Il en sort un petit cube dont les reliefs &#233;voquent des inscriptions hi&#233;roglyphiques. Il pose ce dernier &#224; l'endroit le plus &#233;lev&#233; de la roche. Et, enfin, il demande pr&#233;cipitamment aux personnages de le ramener imm&#233;diatement au village ; tout en les surveillant afin qu'ils ne touchent pas au cube.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils remontent d&#232;s lors tous dans la carriole, et reviennent rapidement au village. Arriv&#233;s devant l'auberge, Jean de la Rochette ordonne aux personnages de l'aider &#224; sortir tout le mat&#233;riel qui est rang&#233; au fond de la voiture. Il leur dit qu'il d&#233;sire maintenant b&#226;tir un &#233;tal de marchandises au centre de la salle commune de l'auberge. Il d&#233;sire &#233;galement que celui-ci soit pr&#234;t pour la fin de l'apr&#232;s midi. Les personnages n'ont donc plus qu'&#224; s'ex&#233;cuter afin de l'aider dans cette tache. Et cette installation dure une bonne partie de la nuit et de la journ&#233;e suivante. Tandis qu'au terme de ce laps de temps, Jean de la Rochette se met &#224; installer avec minutie tout un tas d'objets h&#233;t&#233;roclites sur le comptoir ainsi fabriqu&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Evidemment, au bout de quelques instants de ce remue-m&#233;nage au milieu de la nuit, l'aubergiste Eric va voir Jean de la Rochette afin de lui demander des explications. Les deux hommes s'&#233;loignent aussit&#244;t dans un coin calme dans le but de discuter &#224; l'abri des regards indiscrets. Au bout de cinq minutes &#224; peine, sans cris ni heurts, Eric repart dans son arri&#232;re boutique. Et il a un visage souriant et satisfait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, d&#232;s la nuit tomb&#233;e, tout est pr&#234;t : Jean de la Rochette se tient derri&#232;re son comptoir improvis&#233;, et attend ses clients. Au d&#233;but de la soir&#233;e, il demande simplement aux personnages d'&#232;tre pr&#233;sents afin de surveiller les marchandises &#233;tal&#233;es sur l'estrade. Par ailleurs, au m&#234;me moment, de nombreux villageois commencent &#224; se r&#233;unir dans la salle commune de l'auberge afin d'y passer la soir&#233;e. En effet, beaucoup sont curieux d'assister &#224; l'&#233;trange spectacle qui s'y d&#233;roule. Et tout en buvant un verre offert par Eric, ils observent la sc&#232;ne tout en discutant &#224; voix basse entre eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs heures s'&#233;coulent ainsi dans le calme et la tranquillit&#233;. Seuls quelques villageois un peu plus curieux que les autres vont, &#224; un moment donn&#233;, examiner les bibelots pr&#233;sent&#233;s sur la petite estrade. Mais aucun n'en n'ach&#232;te, et aucun client ne se pr&#233;sente durant de longues heures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, vers Minuit, un inconnu ouvre la porte de la Patte Folle. Il s'avance jusqu'au comptoir de Jean de la Rochette, et se met &#224; inspecter attentivement chaque objet &#233;tal&#233; devant lui. Au bout de quelques instants, il choisit un petit cube sur lequel sont inscrites des marques hi&#233;roglyphiques. Il va voir Jean de la Rochette, et ensemble, ils s'&#233;loignent dans un coin tranquille afin de marchander un instant sur le prix de l'objet. L'homme donne une petite bourse au vieillard, puis, ressort vivement de l'auberge et dispara&#238;t dans la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore un moment plus tard, un autre homme entre, et ach&#232;te aussi un cube du m&#234;me genre en faisant le m&#234;me man&#232;ge que l'individu pr&#233;c&#233;dent. Encore un peu plus tard, une jeune femme d'allure noble accompagn&#233;e de quatre gardes du corps ainsi que d'un valet, p&#233;n&#232;trent &#224; leur tour dans la salle commune de l'auberge. La jeune femme observe l'&#233;talage durant pr&#232;s d'une minute. Elle demande &#224; acheter une petite sculpture en pierre &#233;voquant un oiseau d&#233;ployant ses ailes. Mais c'est son valet qui marchande l'achat de l'objet avec Jean de la Rochette dans un coin retir&#233; de la salle commune. Pendant ce temps, la jeune femme entour&#233;e de ses gardes du corps demande une chambre pour la nuit &#224; Eric. Une fois qu'elle en a obtenu les clefs, elle monte &#224; l'&#233;tage en compagnie de son escorte. Et elle p&#233;n&#232;tre dans sa chambre, tandis que deux de ses soldats se mettent &#224; monter la garde devant sa porte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement, encore un peu plus tard, un dernier homme entre pour examiner attentivement les objets pr&#233;sent&#233;s sur l'&#233;tal de Jean de la Rochette. Il choisit le dernier cube constell&#233; de hi&#233;roglyphes qui s'y trouve. Il s'&#233;loigne lui aussi avec Jean de la Rochette pour en marchander le prix. Une fois l'objet achet&#233;, il ressort de l'auberge aussi pr&#233;cipitamment que les pr&#233;c&#233;dents, et dispara&#238;t dans la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, les lueurs de l'aube apparaissant dans le ciel, Jean de la Rochette d&#233;cide de fermer boutique et d'aller se coucher. Il donne donc rendez vous aux personnages le soir m&#234;me &#224; 21 heures dans la salle commune de l'auberge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant la nuit, les personnages peuvent d&#233;cider de suivre les trois &#8211; ou un des trois &#8211; inconnus venu acheter un cube constell&#233; de hi&#233;roglyphes &#224; Jean de la Rochette. Dans ce cas, ils voient chacun de ceux-ci sortir de la Patte Folle et remonter sur son cheval. Ils les voient sortir du village et prendre la direction de la For&#232;t du Puys. Ils les voient y entrer, et finalement, arr&#234;ter leur course &#224; proximit&#233; de la clairi&#232;re au centre de laquelle se trouve la grosse roche en forme de visage triste et couch&#233;. Ils les voient s'en approcher, et attendre &#224; cet endroit durant le reste de la nuit et tout le long de la journ&#233;e suivante. Si les personnages d&#233;cident de suivre la jeune femme, ses quatre gardes du corps, et son valet, ils voient que leur groupe se rend imm&#233;diatement dans la chambre que la jeune femme a lou&#233;e pour la nuit. La jeune femme y p&#233;n&#232;tre, accompagn&#233;e de deux de ses gardes du corps et de son valet. Quant aux deux autres soldats, ils montent la garde devant la porte de la chambre durant le reste de la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lendemain soir, &#224; 21 heures, lorsque les personnages p&#233;n&#232;trent dans la salle commune de l'auberge, Jean de la Rochette est l&#224;. Comme les jours pr&#233;c&#233;dents, il est en train de ranger son bric &#224; brac dans ses havresacs. Une fois qu'il a termin&#233;, il demande aux personnages de l'accompagner &#224; l'ext&#233;rieur de l'auberge. Il monte dans son chariot, les paies du montant convenu au d&#233;but de l'engagement de ceux-ci. Il leur dit adieu, les remercie une derni&#232;re fois de leur coop&#233;ration, fouette son mulet, et prend la direction de la For&#232;t du Puys.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La jeune femme, ses quatre gardes du corps et son valet, eux, sont partis d&#232;s l'aube en direction de la For&#232;t du Puys.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; ce moment l&#224;, les personnages peuvent d&#233;cider de suivre plus ou moins discr&#232;tement Jean de la Rochette, une fois que celui-ci les a quitt&#233;s. Ils le voient alors entrer dans la for&#234;t, rejoindre la clairi&#232;re &#224; la grosse pierre en forme de visage triste et couch&#233;. Arriv&#233; l&#224;, il descend de son chariot, salue les trois individus qui l'attendent devant le m&#233;galithe. Il s'empare du cube qu'il avait d&#233;pos&#233; deux jours avant au sommet du monolithe. Il demande aux trois inconnus de le suivre, de monter dans son chariot. Il y monte &#224; son tour, fouette son mulet, relance son v&#233;hicule, et le fait de nouveau progresser sur les sentiers de la For&#232;t du Puys. Bien sur, les personnages suivent les m&#234;mes &#233;v&#233;nements s'ils attendent aux alentours de la clairi&#232;re, apr&#232;s avoir suivi l'un des trois inconnus ayant achet&#233; l'un des cubes de Jean de la Rochette.
En tout &#233;tat de cause, Jean de la Rochette et ses nouveaux compagnons poursuivent leur route sur les sentiers de la For&#232;t du Puys. Malgr&#233; tout, au bout d'un moment, ils s'arr&#234;tent au bord du chemin, et se mettent &#224; discuter vivement durant une bonne heure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#224; ce moment l&#224;, malgr&#233; le camouflage de tous les personnages durant ce trajet, que par inadvertance, l'un d'eux, fait craquer un morceau de bois sous son pied. Le bruit se r&#233;percute dans le silence. Jean de la Rochette et ses compagnons le per&#231;oivent, se pr&#233;cipitent vers le lieu d'o&#249; provient le bruit. Les personnages n'ont pas le temps de r&#233;agir que ceux-ci sont d&#233;j&#224; sur eux et les maitrisent. Jean de la Rochette et ses compagnons assomment, puis, emprisonnent les personnages. Et ils jettent dans le chariot, avant de reprendre leur route, tandis que les inconnus surveillent attentivement chacun de leurs gestes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le chariot reprend donc sa route jusqu'&#224; la lisi&#232;re de la for&#234;t suivante. Parall&#233;lement, la nuit commence &#224; tomber. Le chariot bifurque bient&#244;t et emprunte un autre sentier beaucoup plus broussailleux que le pr&#233;c&#233;dent durant quelques dizaines de m&#232;tres. Jean de la Rochette stoppe finalement celui-ci devant l'entr&#233;e d'une grotte situ&#233;e &#224; la base d'une colline foresti&#232;re. Jean de la Rochette et ses compagnons en descendent, poussent les personnages devant eux tout en les mena&#231;ant de leurs armes. Et, ils p&#233;n&#232;trent tous &#224; l'int&#233;rieur de la caverne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La caverne est, de fait, compos&#233;e sur une dizaine de m&#232;tres d'un corridor aboutissant &#224; une grande salle. &#192; l'int&#233;rieur de cette derni&#232;re se trouve un homme devant lequel Jean de la Rochette s'agenouille. Ses compagnons baissent humblement la t&#232;te devant lui. Ils attachent ensuite les personnages &#224; un rocher non loin de l&#224;. Puis, Jean de la Rochette, ses compagnons et le nouveau venu se mettent &#224; discuter ensemble, &#224; l'&#233;cart des personnages et des oreilles indiscr&#232;tes. Finalement, au bout d'une heure de palabres, les compagnons de Jean de la Rochette empruntent le chemin par lequel ils sont arriv&#233;s, et seuls Jean de la Rochette et le nouveau venu restent pr&#233;sents dans la grotte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean de la Rochette pr&#233;sente alors le nouveau venu aux personnages, sous le nom de Stephan de Hautecour. Ensuite, une partie de la nuit s'&#233;coule tranquillement. Parfois, Stephan de Hautecour vient distraitement voir les personnages pour discuter avec eux de banalit&#233;s. Mais, surtout, il parle longuement avec Jean de la Rochette dans un coin tranquille de la caverne. Et les deux hommes jettent des coups d'&#339;il r&#233;guliers en direction des personnages pour voir s'ils ne tentent pas de s'enfuir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au bout de plusieurs heures d'attente, soudain, des bruits de combat et des cris de peur se font entendre au loin. Quelques minutes plus tard, alors que les bruits se sont rapproch&#233;s, les trois compagnons de Jean de la Rochette se pr&#233;cipitent &#224; l'int&#233;rieur de la grotte avec un regard affol&#233;. Ils sont accompagn&#233;s de trois autres individus, ainsi que de deux des gardes du corps ayant pass&#233; la nuit pr&#233;c&#233;dente &#224; la Patte Folle. Ces derniers sont d'ailleurs ligot&#233;s, assomm&#233;s, et leurs v&#234;tements sont d&#233;chiquet&#233;s, laissant apparaitre quelques cicatrices sanglantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les personnages n'ont peut-&#234;tre pas suivi Jean de la Rochette apr&#232;s que celui-ci les ai d&#233;finitivement quitt&#233; sur le pas de la porte de la Patte Folle. Ils n'ont peut-&#234;tre pas non plus guett&#233; les trois inconnus durant toute la nuit aux abords de la clairi&#232;re &#224; la grosse roche en forme de visage triste et allong&#233;. Dans tous ces cas, o&#249; qu'ils se trouvent en fin de soir&#233;e, ils voient un homme se pr&#233;cipiter sur la place centrale de Moissac aux Puys. Ils le reconnaissent rapidement comme &#233;tant le valet de la jeune femme qui a pass&#233; la nuit pr&#233;c&#233;dente &#224; la Patte Folle avec ses gardes du corps. Quand ils le voient, ils se rendent tr&#232;s vite compte que celui-ci &#224; les habits d&#233;chiquet&#233;s, que son corps est recouvert de sang, et qu'il tient des propos plus ou moins incoh&#233;rents. Il hurle en effet qu'il s'est fait attaqu&#233; avec deux de ses compagnons, tandis qu'il se trouvait sur la route de Moissac aux Puys. Il enchaine en expliquant que ses agresseurs &#233;taient trois hommes diaboliques accompagn&#233;s de trois diables malfaisants. Il raconte qu'il est le seul &#224; avoir pu &#233;chapper au traquenard que ceux-ci ont tendu &#224; son groupe. Et il d&#233;taille de quelle mani&#232;re ses deux compagnons ont &#233;t&#233; emmen&#233;s dans les profondeurs de la for&#234;t pour y &#232;tre d&#233;vor&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; ces mots, plusieurs villageois pr&#233;sents et ayant entendu ce r&#233;cit, d&#233;cident de se rendre sur place pour savoir ce qu'il s'y est exactement pass&#233;. Et si les personnages ne se sont pas port&#233;s volontaires pour cette exp&#233;dition nocturne, ces villageois leur demanderont de les accompagner. Ils leur tendent alors des torches et des armes de fortune &#8211; faux, piques, fourches -, et leur demandent de les suivre. Ils demandent &#233;galement au valet de les suivre. Il accepte, mais est terroris&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, une foule compos&#233;e d'une vingtaine de personnes grimpe sur des destriers. Ils les cravachent, les font galoper &#224; vive allure pour arriver au plus vite sur les lieux de l'attaque. Les personnages se trouvent avec eux, et tout comme leurs compagnons, ils font stopper leurs chevaux &#224; proximit&#233; de l'endroit que le valet leur indique. Tout le monde commence alors &#224; fouiller les alentours. Y apparaissent en effet des traces de combat, des traces de sang maculant le sol, ainsi que des traces de pas s'enfon&#231;ant dans les fourr&#233;s et les profondeurs de la for&#234;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien sur, les personnages peuvent donc d&#233;cider de suivre les traces de pas qui semblent assez r&#233;centes. Par contre, aucun villageois ne veut les suivre ; ils sont trop effray&#233;s par le carnage qu'ils ont sous les yeux. Ils d&#233;cident d'ailleurs imm&#233;diatement qu'il et pr&#233;f&#233;rable de revenir ici le lendemain matin, accompagn&#233;s de la milice de Moissac. Ils sont certains qu'avec elle, ils pourront tr&#232;s facilement retrouver les meurtriers de ces hommes. Et, au bout de quelques minutes d'observation superficielle des lieux, ils remontent tous &#224; cheval, et reprennent le chemin du village.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, si malgr&#233; cela, les personnages s'enfoncent davantage dans les fourr&#233;s laissant appara&#238;tre les empreintes des agresseurs des hommes de main, ils distinguent tr&#232;s vite un petit sentier. Ils le longent durant quelques dizaines de m&#232;tres. Ils distinguent peu &#224; peu la colline bois&#233;e et l'ouverture caverneuse situ&#233;e &#224; la base de cette derni&#232;re. Et, une fois qu'ils se trouvent &#224; moins d'une dizaine de m&#232;tres d'elles, ils se rendent compte que des reflets de torches se discernent au d&#233;tour du corridor qui constitue son entr&#233;e. C'est d'ailleurs au moment o&#249; les personnages sont en train d'observer l'ouverture &#8211; plus ou moins discr&#232;tement &#8211; qu'ils se font attaquer. Des formes sombres surgissent de nulle part, et avant qu'ils n'aient pu faire le moindre geste pour se d&#233;fendre ou pour se prot&#233;ger, ils sont assomm&#233;s, b&#226;illonn&#233;s et ligot&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, lorsque les personnages reprennent leurs esprits, ils se trouvent dans une caverne au sol parsem&#233; de stalagmites et au plafond constell&#233; de stalactites. A plusieurs endroits, de grosses roches jadis tomb&#233;es du plafond sont diss&#233;min&#233;es su le sol. Les personnages sont attach&#233;s &#224; l'un de ces amoncellements de roches ; ils sont toujours ligot&#233;s et b&#226;illonn&#233;s. &#192; c&#244;t&#233; d'eux se trouvent deux des gardes du corps de la jeune femme ayant pass&#233; la nuit pr&#233;c&#233;dente &#224; la Patte Folle : ceux-ci sont &#233;galement ficel&#233;s et b&#226;illonn&#233;s ; ils sont &#233;vanouis, leurs v&#234;tements ne sont plus que des loques, et des traces sanglantes recouvrent leurs membres et leurs torses. Enfin, un peu plus loin de l&#224;, ils peuvent apercevoir Jean de la Rochette en compagnie de sept individus. Ils parlent &#224; voix basse entre eux ; leur conversation est vive. Et certains d'entre eux jettent de temps en temps de coups d'&#339;il en direction des personnages, pour voir si tout va bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seule chose que les personnages peuvent comprendre de la conversation se d&#233;roulant &#224; quelques m&#232;tres d'eux, c'est que les individus accompagnant Jean de la Rochette se nomment : Mahaubert, Norbert Lalisse, Barnab&#233; Jacquafleur, Stephan de Hautecour, Lionel du Gu&#233;, et Fran&#231;ois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans tous les cas de figure, &#224; l'issue d'une bonne demi-heure de discussion, Stephan de Hautecour, Lionel du Gu&#233;, et Fran&#231;ois s'approchent de l'endroit o&#249; se trouvent les personnages et leurs deux compagnons d'infortune. Ils trainent les deux hommes &#233;vanouis jusque dans un coin isol&#233; de la grotte. Ils y laissent choir les soldats inconscients. Soudain, ils se pr&#233;cipitent sur eux, les traits de leurs visages tendus, les yeux r&#233;vuls&#233;s. Pendant un instant au cours de cet &#233;trange spectacle, les cris de douleur et les hurlements de terreur des deux hommes se r&#233;percutent sur les murs de la salle, sans que cela n'effraient ni ne surprennent Jean de la Rochette et ses autres compagnons. Puis, une fois qu'ils semblent avoir termin&#233; leur ouvrage de mort, Stephan Hautecour, Lionel du Gu&#233; et Fran&#231;ois reviennent vers leurs amis, comme si rien ne s'&#233;tait pass&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En jetant un coup d'&#339;il en direction des deux soldats, les personnages peuvent alors se rendre compte que ceux-ci sont d&#233;c&#233;d&#233;s, que leurs corps ont &#233;t&#233; d&#233;chiquet&#233;s, qu'ils ont &#233;t&#233; vid&#233;s de leur sang ; car de nombreuses flaques rouge&#226;tres les entourent, et ils ont pris un teint blanc fantomatique. Peu apr&#232;s, Jean de la Rochette sort une carte de la r&#233;gion de l'une de ses nombreuses besaces. Il la pose sur le sol, tandis que le reste de ses compagnons se met &#224; examiner celle-ci avec attention. Il montre un itin&#233;raire, et discute avec eux du chemin qu'ils vont devoir emprunter au cours des jours qui viennent. Il insiste sur le fait &#8211; et tous ses compagnons sont d'accord avec lui &#8211; qu'ils doivent parvenir &#224; Montauban dans les plus brefs d&#233;lais. Il continue en disant que leur destination finale est, bien sur, la cit&#233; de Toulouse. Il poursuit en d&#233;taillant leur parcours, c'est-&#224;-dire : Castelsarrazin, Montauban, et, enfin, Toulouse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le reste de la nuit s'&#233;coule ensuite tranquillement. Jean de la Rochette et ses amis discutent longuement ensemble. Parfois, l'un d'eux vient voir les personnages pour v&#233;rifier si leurs liens sont bien attach&#233;s, pour leur donner &#224; boire. Jean de la Rochette, Mahaubert, Norbert Lalisse et Barnab&#233; Jacquafleur s'assoupissent un moment. Mais, soudain, alors que l'aube pointe &#224; l'horizon et que les premiers rayons du soleil se discernent sur les parois les plus ext&#233;rieures du corridor menant &#224; la caverne proprement dite, des bruits se font entendre dans la for&#234;t. Des bruits de pas nombreux s'y r&#233;percutent, et se rapprochent tr&#232;s vite de leur refuge. Bient&#244;t, des torches apparaissent au loin. Mahaubert s'enfonce un instant dans le tunnel pour voir de quoi il retourne. Il revient pr&#233;cipitamment, affol&#233;, et dit qu'une troupe de villageois en armes, accompagn&#233;es de membres de la milice locale, encerclent la colline bois&#233;e et l'ouverture caverneuse qui s'y dessine. Le temps qu'il ait d&#233;crit ce qu'il a vu, et que le groupe ait commenc&#233; &#224; d&#233;lib&#233;rer sur ce qu'il convient de faire, ils entendent des bruits de pas &#224; l'int&#233;rieur du corridor. Deux villageois arm&#233;s de fourches et tenant une torche &#224; la main, apparaissent sur le pas de la caverne proprement dite. Ils sont terroris&#233;s. Jean de la Rochette dit alors &#224; ses compagnons qu'il va aller leur parler ; et il les rejoint rapidement, un sourire amical sur le visage, et les mains bien en en vue en signe d'amiti&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, Jean de la Rochette explique aux villageois que ses amis et lui ne sont qu'un simple groupe de voyageurs ayant pass&#233; la nuit dans la caverne. Il dit qu'ils &#233;taient sur le point de repartir et de poursuivre leur route en direction de Montauban. Il dit &#233;galement que lui et ses amis se sont donn&#233; rendez vous &#224; cet endroit, et que c'est pour cette raison que lui, Jean de la Rochette, est rest&#233; &#224; Moissac aux Puys durant quelques jours, en attendant que ses compagnons atteignent leur lieu de regroupement. Mais, bient&#244;t, l'un des deux villageois le coupe dans son explication, et explique &#224; son tour que les habitants du village ont rencontr&#233; un homme qui dit qu'il s'est fait attaqu&#233; la nuit pr&#233;c&#233;dente par les membres du groupe de Jean de la Rochette. Il insiste en &#233;voquant aussi l'attaque des deux hommes de main de la jeune femme ayant log&#233; &#224; la Patte Folle deux jours plus t&#244;t ; et dont leur t&#233;moin dit que ces derniers se sont fait &#233;gorg&#233;, puis, vider de leur sang, par son groupe. Aussit&#244;t, Jean de la Rochette r&#233;fute ses accusations en disant que les villageois n'ont aucune preuve de ce qu'ils avancent. Mais, au moment o&#249; celui-ci tente d'expliquer que lui et ses amis ne sont pour rien dans cette affaire, l'un des deux villageois tourne la t&#232;te vers le fond de la caverne. Il y aper&#231;oit les personnages ligot&#233;s &#224; un rocher, ainsi que les cadavres ensanglant&#233;s des deux hommes de main. Il les montre &#224; son voisin, qui les voit &#224; son tour, qui se met &#224; hurler d'effroi. Et les deux villageois reculent pr&#233;cipitamment, avant que Jean de la Rochette n'ait pu prononcer le moindre mot, ou ait pu faire le moindre geste dans leur direction. Et ils disparaissent dans le corridor, vers l'ext&#233;rieur de la caverne, en poussant des hurlements de terreur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, aussit&#244;t, un grand bruit de pas pr&#233;cipit&#233;s se fait entendre, venant de l'ext&#233;rieur de la caverne. S'y joignent des cris de haine et de rage. Au m&#234;me moment, Jean de la Rochette et ses compagnons se pr&#233;cipitent sur les personnages, enl&#232;vent leurs baillons, les mettent debout. Stephan de Hautecour empoigne l'un d'eux par le col de son habit, les traits fig&#233;s par la rage et la peur. Il d&#233;clare que s'ils d&#233;sirent rester en vie, ils ont int&#233;r&#234;t &#224; l'aider, lui et son groupe, &#224; s'&#233;chapper de cet endroit. Il leur dit qu'ils doivent les guider &#224; l'int&#233;rieur des tunnels qui s'enfoncent dans les profondeurs de la colline. Il leur promet de leur laisser la vie sauve s'ils les aident, mais que dans le cas contraire, il les tue imm&#233;diatement. Puis, sans laisser le temps aux personnages de r&#233;agir, Stephan de Hautecour et ses amis poussent les personnages devant eux, tout en jetant des coups d'&#339;il terroris&#233;s vers le tunnel d&#233;bouchant vers la for&#234;t : les premiers villageois, piques en avant, y apparaissent d&#233;j&#224;. Stephan de Hautecour am&#232;ne alors les personnages vers le mur oppos&#233; de la grotte, l&#224; o&#249; se discerne l'entr&#233;e d'un autre corridor. Dans l'intervalle, les villageois se sont arr&#234;t&#233;s sur le seuil de la caverne, et observent les fuyards s'&#233;loigner ; leur regard est &#224; la fois haineux et effray&#233;. Ils voient les fugitifs commencer &#224; s'enfoncer dans le tunnel oppos&#233;, ne sachant pas de quelle mani&#232;re r&#233;agir : tenter de rattraper les fuyards, ou pas. Jusqu'&#224; ce que l'un de ces derniers fasse craquer une brindille sous son pied, pr&#233;cipitant les &#233;v&#233;nements. Les villageois se lancent alors en effet &#224; leur poursuite dans le corridor qu'ils viennent d'emprunter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici l'itin&#233;raire qu'empruntent les personnages et leurs compagnons d'infortune, &#224; l'int&#233;rieur des souterrains situ&#233;s sous la colline : corridor, croisement, grotte encombr&#233;e de d&#233;tritus divers, corridor avec passage en pente, nouveau croisement, corridor aux murs recouverts de moisissures multicolores et dont le sol laisse bient&#244;t suinter un filet d'eau jaun&#226;tre &#224; l'odeur naus&#233;abonde, grotte avec en son centre les restes d'un ancien feu. Trois nouveaux passages partent de cette caverne : nouveau corridor en partie bloqu&#233; par une meute de rats arrivant dans le sens inverse que les personnages et leurs compagnons. Suite de ce corridor, croisement, nouveau passage dont le sol devient de plus en plus pentue au fur et &#224; mesure de leur progression &#224; l'int&#233;rieur de celui-ci. Les personnages et leurs compagnons sont bient&#244;t oblig&#233;s d'escalader ses murs afin de poursuivre leur cheminement. Le tunnel se transforme progressivement en boyau ascendant constell&#233; de corniches plus ou moins grandes, dont les murs laissent appara&#238;tre de nombreuses fissures et de nombreux restes d'&#233;boulements. Le boyau se termine &#224; proximit&#233; d'une corniche un peu plus large que les pr&#233;c&#233;dentes qui ouvre sur un vide insondable. En effet, ses parois longent un trou b&#233;ant dont les murs disparaissent au loin dans les t&#233;n&#232;bres, quelle que soit la direction dont on les suit du regard. De fait, en l'empruntant, cette corniche a bient&#244;t les parois constell&#233;es de moisissures multicolores et poisseuses. Puis, elle se termine brutalement au bout d'une vingtaine de m&#232;tres ; comme si elle s'&#233;tait effondr&#233;e il y a longtemps. Et, &#224; deux m&#232;tres de l&#224;, contre la paroi, s'ouvre un nouveau boyau d'un m&#232;tre de large. Il n'y a aucune autre issue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le second boyau s'enfonce sinueusement au c&#339;ur de la paroi. Ses murs sont suintants d'eau jaun&#226;tre, et glissent dangereusement de plus en plus verticalement au fur et &#224; mesure de la progression des personnages et de leurs compagnons. Il se termine en se r&#233;unissant &#224; un autre corridor, &#224; peu pr&#232;s horizontal celui-ci bien qu'&#233;galement extr&#234;mement sinueux, &#224; moiti&#233; inond&#233; par les eaux mouvement&#233;es et torrentielles d'une rivi&#232;re souterraine. Des rochers ac&#233;r&#233;s en surgissent d'ailleurs r&#233;guli&#232;rement ici ou l&#224;. Au bout de pr&#232;s de 500 m&#232;tres &#224; tenter de suivre la rivi&#232;re, celle-ci sort de son corridor caverneux et d&#233;bouche en plein c&#339;ur de la for&#234;t ; d'ailleurs, ses eaux redeviennent beaucoup plus calmes. Les personnages et leurs compagnons d'infortune peuvent en sortir. Mais, malgr&#233; l'obscurit&#233; ambiante des arbres de la for&#234;t, ils s'aper&#231;oivent tr&#232;s vite que le jour est lev&#233;, et qu'ils doivent se prot&#233;ger de la lumi&#232;re du soleil. Heureusement, &#224; quelques m&#232;tres de la berge de la rivi&#232;re, se trouve les ruines d'une vieille cabane de bois, o&#249; ils peuvent se s&#233;cher, se reposer, et attendre la tomb&#233;e de la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant cette course &#224; travers les tunnels situ&#233;s sous cette colline caverneuse, les villageois continuent &#224; traquer les personnages et leurs compagnons jusqu'&#224; ce que le couloir se transforme en boyau ascendant qui aboutit &#224; la premi&#232;re s&#233;rie de corniches ouvrant sur le vide. Puis, les villageois voyant les fugitifs leur &#233;chapper en se glissant &#224; l'int&#233;rieur de ce boyau, ils les harc&#232;lent en leur tirant dessus &#224; l'aide de leurs fusils et de leurs mousquets ; ils leur lancent quelques pierres, avant d'abandonner et de rebrousser chemin, tout en jetant un dernier regard haineux et amer dans leur direction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;La suite, tr&#232;s prochainement...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Esprits de la montagne... </title>
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		<dc:creator>Sophie Conteuse</dc:creator>



		<description>Nous passons du temps &#224; chercher la jeune fille, tandis que Kallic&#233; va explorer &#8211; par son esprit - rapidement le campement des b&#251;cherons. A son r&#233;veil, pas de doute : ils sont morts. Elle a vu quatre cadavres, avec de profondes entailles. Des blessures de haches, ou des blessures surnaturelles ? Pour Khet-Raneh, aucun doute possible : &#171; C'est un garou, s'il y a du garou, je n'y vais pas &#187;. Pas tr&#232;s &#233;tonnant, vu qu'il a mis quelques si&#232;cles &#224; r&#233;cup&#233;rer de sa derni&#232;re rencontre avec la meute de garous (...)

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&lt;a href="http://www.altaride.com/spip/spip.php?rubrique222" rel="directory"&gt;La Goulue&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous passons du temps &#224; chercher la jeune fille, tandis que Kallic&#233; va explorer &#8211; par son esprit - rapidement le campement des b&#251;cherons. A son r&#233;veil, pas de doute : ils sont morts. Elle a vu quatre cadavres, avec de profondes entailles. Des blessures de haches, ou des blessures surnaturelles ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2504 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L389xH518/Nosferatu-2-e3fe3.jpg' width='389' height='518' alt=&quot;&quot; style='height:518px;width:389px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Khet-Raneh, aucun doute possible :
&#171; C'est un garou, s'il y a du garou, je n'y vais pas &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas tr&#232;s &#233;tonnant, vu qu'il a mis quelques si&#232;cles &#224; r&#233;cup&#233;rer de sa derni&#232;re rencontre avec la meute de garous &#233;gyptiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous remontons le cours de la rivi&#232;re, Kama et Wu-Li en t&#234;te, et Khet-Raneh et moi recherchons la jeune fille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2505 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L282xH396/Nebty-3-aefa7.jpg' width='282' height='396' alt=&quot;&quot; style='height:396px;width:282px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les gardiens du barrage ne l'ont pas vue. Elle a d&#251; passer par l&#224; au moment de la rel&#232;ve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous finissons par remonter vers la montagne, et nous retrouvons Im'Dir, qui attend sa ma&#238;tresse et Wu-Li. Il n'a pas pu escalader les sentiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; Bastet, nous avan&#231;ons dans la nuit. Le ciel est couvert, nous arrivons dans les arbres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous entendons chuchoter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; C'est nous ! Nebty et Khet-Raneh ! (miaulement de protestation) Et Bastet. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kama et Wu-Li avancent vers une clairi&#232;re. Je me d&#233;cide &#224; avancer dans les hautes herbes, Kama me couvre avec son arc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je bute sur quelque chose de mou. Un corps. Enfin, ce qu'il en reste. Kama arrive et observe : ce sont les restes des b&#251;cherons. Il n'y a que quatre corps, il manque un b&#251;cheron. La cabane est vide ; mais elle est minuscule. Pas moyen de dormir &#224; quatre ou cinq&#8230; Nous continuons &#224; explorer, Bastet nous guidant ; heureusement, je n'y vois absolument rien. Kama a l'air plus &#224; l'aise. Sans doute un des pouvoirs de son p&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres clairi&#232;res, d'autres cabanes, dont une &#224; deux places. Mais aucune trace des b&#251;cherons. Ni d'attaque particuli&#232;re.
Nous repartons vers le bord de la rivi&#232;re, o&#249; un arbre pr&#234;t &#224; descendre vers nous est pos&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout &#224; coup, Bastet h&#233;risse le poil, et nous avons tous une mauvaise intuition : on nous observe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des bruits dans les feuilles, des rires. Le reste de la nature s'est tue.
Peut-&#234;tre des esprits de la for&#234;t ? Ma m&#232;re m'avait parl&#233; de ces cr&#233;atures, dans d'autres terres, et les mortels de Xiling en parlent dans leurs histoires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je commence un chant d'hommage aux esprits. La nature semble se calmer, mais une petite silhouette s'approche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2503 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L290xH599/290px-Tonezushi_Neneko-9ee6c.jpg' width='290' height='599' alt=&quot;&quot; style='height:599px;width:290px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Velu, un regard sombre, et un peu d'eau dans le creux d&#233;garni de son cr&#226;ne.
Un Kappa, un esprit de la rivi&#232;re et de la nature.
Je le salue, lui rend hommage&#8230; Tente de l'amadouer. Ce n'est pas la strat&#233;gie de mes compagnons, qui tentent de faire plier le Kappa. Mais celui-ci envoie une racine attacher Kama.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il reproche aux b&#251;cherons de d&#233;truire la nature, nous trouve tr&#232;s bizarres (forc&#233;ment), et nous demande de partir, &#171; sinon, vous allez avoir peur &#187;. Khet-Raneh sourit dans l'ombre : si j'&#233;tais le Kappa, je ne me risquerais pas &#224; ce concours avec le Nosferatu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous expliquons que nous avons besoin des arbres pour nous d&#233;fendre de l'attaque des barbares. Que s'il nous aide, nous ferons &#224; la gloire des Kappa des chants de terreur pour emp&#234;cher les humains de revenir chez eux.
La n&#233;gociation se poursuit, puis pour montrer notre bonne foi, j'entonne un chant &#224; la gloire des terribles cr&#233;atures. C'est compter sans Khet-Raneh, qui profite de mon chant pour agir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2506 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L334xH350/cauchemar-ca5ef.jpg' width='334' height='350' alt=&quot;&quot; style='height:350px;width:334px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je sens appara&#238;tre dans mon esprit des images si terribles, je chante des crimes tellement atroces que je finis par m'arr&#234;ter, la gorge nou&#233;e. Bastet se blottit dans mes bras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Kappa finit par se laisser convaincre : si nous laissons la for&#234;t tranquille, il nous enverra le bois mort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous quittons le bord de la rivi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De retour au village, Khet-Raneh rend visite &#224; la famille de la jeune fille, tente de lui expliquer qu'elle a d&#251; rejoindre le monde des Anc&#234;tres. De mon c&#244;t&#233;, dans mon petit th&#233;&#226;tre, je compose des chants &#224; la gloire des Kappas. Les humains sont terroris&#233;s, ils ne se risqueront pas dans la montagne de sit&#244;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2507 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:400px;'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L400xH242/theatre_d_ombres_chinoise-ca92a.jpg' width='400' height='242' alt=&quot;&quot; style='height:242px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lendemain, un tronc d'arbre mort est r&#233;cup&#233;r&#233; dans la rivi&#232;re. La palissade va pouvoir avancer. En esp&#233;rant que ce sera suffisant quand les barbares reviendront&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les barbares &#224; nos portes</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Conteuse</dc:creator>



		<description>Je sors de mon sommeil et met remets au travail. Nous devons avancer sur la construction de la palissade, sur la culture des rizi&#232;res&#8230; Bref une nuit comme les autres. Bastet va trotter avec les autres chats du village. Elle s'est fait une petite cour et explore les environs, nous ram&#232;ne des informations sur la vie des villages, les soucis, les naissances, les r&#233;coltes. Des cris viennent de l'entr&#233;e du village. Je rejoins mes compagnons, et je reconnais Kama, l'ancienne goule d'Assh&#226;ni, sur (...)

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&lt;a href="http://www.altaride.com/spip/spip.php?rubrique222" rel="directory"&gt;La Goulue&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je sors de mon sommeil et met remets au travail. Nous devons avancer sur la construction de la palissade, sur la culture des rizi&#232;res&#8230; Bref une nuit comme les autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bastet va trotter avec les autres chats du village. Elle s'est fait une petite cour et explore les environs, nous ram&#232;ne des informations sur la vie des villages, les soucis, les naissances, les r&#233;coltes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des cris viennent de l'entr&#233;e du village.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je rejoins mes compagnons, et je reconnais Kama, l'ancienne goule d'Assh&#226;ni, sur Im'dir, qui demande &#224; entrer pour se prot&#233;ger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2502 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:275px;'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L275xH183/archere-7fd38.jpg' width='275' height='183' alt=&quot;&quot; style='height:183px;width:275px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Laissez-l&#224;, elle est des n&#244;tres ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les paysans baissent la garde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle est poursuivie par une horde de barbares, et parvient &#224; en tuer quelques-uns.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#171; Fils de dri boiteuse &#187;, &#171; nous allons vous &#233;craser &#187;&#8230; &#201;change d'amabilit&#233;s, les barbares fuient bient&#244;t devant Khet-Raneh qui distille son cauchemar tout pr&#232;s d'eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le village est aux abois : femmes et enfants dans leurs cachettes, les hommes valides arm&#233;s de b&#232;ches.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je rassure les paysans, &#171; Vous avez bien combattu, bien tenu la ligne, c'est bien ! Ils ont eu peur ! &#187;
Kama me regarde en biais, puis entre dans le village :
&#171; C'est &#231;a, votre ville ? Quatre paysans avec des b&#234;ches ? Et l'arm&#233;e, elle est o&#249; ?
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ben&#8230;L&#224; (je d&#233;signe les quatre paysans pr&#232;s de la palissade) &#187;
Kama est d&#233;pit&#233;e. Les paysans aussi. &#171; Ils vont revenir et nous massacrer ! &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Mais non, mais non&#8230; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous nous r&#233;unissons chez Kallic&#233; avec Kama et Wu-Li.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kama nous explique que ces barbares la poursuivent depuis des jours, ils semblent d&#233;termin&#233;s (et en manque de femmes).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2498 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:282px;'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L282xH396/nebty-2-199e8.jpg' width='282' height='396' alt=&quot;&quot; style='height:396px;width:282px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ne nous en sortirons pas sans aide ext&#233;rieure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous nous r&#233;partissons : Wu-Li et moi partons mobiliser les villages voisins, les autres restent pour renforcer la palissade. Selon Kama, les barbares en ont pour une semaine, peut &#234;tre 15 nuits, avant de revenir en force.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'arrive dans un des villages voisins. On me laisse entrer en tra&#238;nant un peu les pieds, et j'arrive &#224; discuter avec le chef du village. Mais pas question pour eux de nous donner des soldats. Ils connaissent bien ces barbares, et ont pour habitude de n&#233;gocier avec eux. J'insiste, mais le chef ne veut rien l&#226;cher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je finis par quitter le village en compagnie d'un vieillard, qui a souvent n&#233;goci&#233; avec eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2501 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:229px;'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L229xH220/vieux_chinois_fumeur-1f8a7.jpg' width='229' height='220' alt=&quot;&quot; style='height:220px;width:229px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il conna&#238;t bien leur chef, Xin Ju, et m'explique que son village a toujours &#233;chapp&#233; au massacre en donnant un tribut.
De l'or et des femmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; Xiling, je retrouve mes compagnons. Wu-Li a eu plus de chance : il a obtenu 3 soldats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des b&#251;cherons sont engag&#233;s, et envoy&#233;s en haut de la montagne, pour nous envoyer du bois. Le vieil homme explique la m&#233;thode de n&#233;gociation de son village. Comme il fallait s'en douter, mes compagnons ne veulent pas livrer leur or ni de femme du village.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Bon, h&#233; bien si vous voulez vous faire massacrer, moi, je pr&#233;f&#232;re repartir&quot;, r&#233;plique le vieil homme. Mais nous le retenons sur place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les nuits passent, la palissade avance, pas tr&#232;s vite, les r&#233;coltes mobilisent aussi quelques paysans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un soir, &#224; notre r&#233;veil, les mortels arrivent : les arbres n'arrivent plus le long de la rivi&#232;re, et une des jeunes filles du village a disparu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Xiling, aux Marches de l'Empire</title>
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		<description>Voici quelques ann&#233;es que nous sommes, avec mes compagnons de la nuit, dans le petit village que Kallic&#233; a d&#233;nich&#233;, aux marches de l'Empire. Xiling. &#192; notre arriv&#233;e, avant que ma m&#232;re ne poursuive son sommeil interrompu dans les montagnes, j'ai eu du mal &#224; y croire. C'est vraiment minuscule. &#192; peine quelques maisons de paysans, la plupart terroris&#233;s par les invasions des barbares alentours. &#171; Mais je vous assure, il y a des choses &#224; faire, ici &#187;. Oui. Absolument tout. Premi&#232;re urgence : emp&#234;cher que (...)

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&lt;a href="http://www.altaride.com/spip/spip.php?rubrique222" rel="directory"&gt;La Goulue&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voici quelques ann&#233;es que nous sommes, avec mes compagnons de la nuit, dans le petit village que Kallic&#233; a d&#233;nich&#233;, aux marches de l'Empire.
Xiling.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2494 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L500xH375/Xiling-2-07e18.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; notre arriv&#233;e, avant que ma m&#232;re ne poursuive son sommeil interrompu dans les montagnes, j'ai eu du mal &#224; y croire. C'est vraiment minuscule. &#192; peine quelques maisons de paysans, la plupart terroris&#233;s par les invasions des barbares alentours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Mais je vous assure, il y a des choses &#224; faire, ici &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui. Absolument tout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Premi&#232;re urgence : emp&#234;cher que le village ne soit la proie d'une invasion tous les six mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le bruit s'est rapidement r&#233;pandu qu'un esprit mal&#233;fique planait sur Xiling : Khet-Raneh s'est ainsi retrouv&#233; promu &#171; protecteur du village &#187;.
Kallic&#233; progresse dans la politique de la ville, nous construisons une palissade, des foss&#233;s autour du village. Nous mettons peu &#224; peu en place l'id&#233;e une soci&#233;t&#233; secr&#232;te qui gouvernerait les humains et g&#232;rerait la future ville, par l'interm&#233;diaire de goules.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais pour l'instant, nous sommes &#224; la t&#234;te d'un village de paysans d&#233;sarm&#233;s, affam&#233;s, qui se demandent bien ce que ces &#171; peaux claires &#187; viennent faire chez eux. Kallic&#233; a fait sensation, Khet-Raneh a bien inqui&#233;t&#233; un peu mais il avait, au cours de ses voyages dans le pays, adopt&#233; le costume local.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Heureusement qu'ils n'ont pas vu ma m&#232;re&#8230; Elle poursuit son sommeil dans la &#171; cave &#187; creus&#233;e sous la maison de Kallic&#233;. Bastet va parfois gratter la terre, puis elle revient vers moi. Pas facile &#224; apprivoiser, cette b&#234;te. Toujours &#224; me r&#233;p&#233;ter qu'elle est plus ancienne que moi, que j'ai un accent d&#233;plorable&#8230; fichu caract&#232;re. Mais le temps et le sang font leur travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu &#224; peu, Xiling se stabilise. Khet-Raneh d&#233;veloppe le commerce de poteries, avec l'aide de ses serviteurs. Kallic&#233; fonde son h&#244;pital - enfin, ce qui deviendra un h&#244;pital quand elle aura du mat&#233;riel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2495 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:282px;'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L282xH396/nebty-d222b.jpg' width='282' height='396' alt=&quot;&quot; style='height:396px;width:282px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ann&#233;es passent, j'apprends &#224; conna&#238;tre ce peuple, sa langue, ses coutumes. Leur th&#233;&#226;tre d'ombres m'int&#233;resse beaucoup, m&#234;me si je confie rapidement &#224; un de mes serviteurs humains le maniement du feu, indispensable &#224; cet art.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un th&#233;&#226;tre qui serait une sorte d'Elys&#233;um, o&#249; les non-vivants pourraient c&#244;toyer en paix les humains&#8230;
Bon, c'est encore flou, mais je b&#226;tis mon th&#233;&#226;tre non loin de chez Kallic&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2496 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L176xH228/personnage_theatre_Chine-ddb6b.jpg' width='176' height='228' alt=&quot;&quot; style='height:228px;width:176px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un soir, alors que je sors de mon refuge pour me nourrir, je vois entrer dans le village un voyageur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien habill&#233;, &#233;l&#233;gant, un non-vivant sans aucun doute.
Il dit s'appeler Wu-Li, du clan Daeva, et demande &#224; parler au prince de la ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; envoy&#233; par la princesse de sa ville (sans doute pour l'&#233;loigner de la cour, &#224; ce que nous comprenons). Notre bourgade de paysans commence &#224; &#234;tre connue dans les environs. Pas d'attaque depuis plusieurs saisons, un esprit &#224; la fois mal&#233;fique et protecteur : les mortels s'en sont tenu l&#224;, les non-vivants y on reconnu la pr&#233;sence possible de leurs semblables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous emmenons le diplomate devant Kallic&#233;&#8230; Nous apprenons ainsi que, dans le monde de la nuit locale, les clans que nous connaissons existent, mais aussi (et &#231;a nous int&#233;resse beaucoup) des &#171; clans locaux &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wu-Li en a rencontr&#233; quelques-uns, selon lui ils sont tr&#232;s forts, et ont d&#233;velopp&#233; des pouvoirs inconnus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces non-vivants vouent un culte aux Anc&#234;tres. Ceux que nous appelons les Anciens, et qui seraient en train de se r&#233;veiller.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le mouvement par le conflit</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>GIOM</dc:creator>



		<description>Apr&#232;s nombreuses p&#233;rip&#233;ties, venait le temps de la qui&#233;tude au sein de de l'Alliance... du moins l'esp&#233;rions-nous. La saison d'hiver 1185-1186 nous avait offert le calme et la qui&#233;tude id&#233;ale pour &#233;tudier. Aodren, seul, avait quitt&#233; le convenant pour Paris. Les traces de la main mise de Stanislas &#233;taient encore fortement pr&#233;sentes mais les discussions fermes que nous avions eu avec chacun, Aodren, Xzyl et moi, avaient remis un peu d'ordre. La stature d'Amalrik &#233;vitait les d&#233;bordements trop rebelles et, (...)

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&lt;a href="http://www.altaride.com/spip/spip.php?rubrique237" rel="directory"&gt;Ars Magica&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s nombreuses p&#233;rip&#233;ties, venait le temps de la qui&#233;tude au sein de de l'Alliance... du moins l'esp&#233;rions-nous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La saison d'hiver 1185-1186 nous avait offert le calme et la qui&#233;tude id&#233;ale pour &#233;tudier. Aodren, seul, avait quitt&#233; le convenant pour Paris. Les traces de la main mise de Stanislas &#233;taient encore fortement pr&#233;sentes mais les discussions fermes que nous avions eu avec chacun, Aodren, Xzyl et moi, avaient remis un peu d'ordre. La stature d'Amalrik &#233;vitait les d&#233;bordements trop rebelles et, &#233;tonnement, l'aide de Tibors fut appr&#233;ciable. Je n'avais jamais remis en cause l'&#233;ducation noble de Tibors mais par souvent j'avais eu occasion de douter. Cet hiver charni&#232;re nous prouva qu'il avait de vrai capacit&#233;s de meneur d'hommes (et de femmes) et avait un certain appuis pour l'intendance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avions choisi l'humble Xzyl comme Primum et, faute d'autre mage, en l'absence d'Aodren, les fonctions de Librarum m'&#233;taient revenues. Une fonction qui me convenait. M&#234;me si l'Alliance &#233;tait jeune et peu impliqu&#233;e dans la vie du Tribunal, je n'avais pas l'envie d'&#234;tre perturb&#233;e dans mon cheminement interne par une fonction de Primum.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2488 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L432xH379/scriptorium-117b1.jpg' width='432' height='379' alt=&quot;&quot; style='height:379px;width:432px;' /&gt;&lt;/span&gt;In fine, la principale t&#226;che que j'accomplis pour l'Alliance pendant cette saison fut la mise en place de discussions philosophiques chaque dimanche soir. Des discussions ouvertes &#224; tous et traitant uniquement de sujets non herm&#233;tiques, avec pour mettre mot la bienveillance et le respect de l'autre dans les propos. L'id&#233;e, avec le recul, fonctionna &#233;tonnamment bien d&#232;s son lancement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi l'hiver passa. Xzyl s'&#233;tait appropri&#233; le laboratoire de feu Astinus pour y &#233;tudier la pierre noire et j'&#233;tudiais quant &#224; moi les fondements m&#234;me de la magie et du Vim.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but du Printemps, nous e&#251;mes la visite d'un Cape Rouge, Herv&#233;. Celui-ci &#233;tait porteur d'une missive pour Xzyl et, surtout, de nouvelles pour le moins intrigantes. Une Alliance avait &#233;t&#233; attaqu&#233;e le 22 f&#233;vrier. Il s'agissait de l'auberge d'Alcuin bas&#233;e &#224; Tours. Elle abritait des Capes Rouges de passage. Une enqu&#234;te sur cette destruction &#233;tait en cours. A l'&#233;poque, on ne savait pas si r&#233;ellement l'auberge &#233;tait vis&#233;e. Il n'y avait pas eu de mages morts, ni m&#234;me de morts parmi les autres membres. Un vieil entrep&#244;t &#224; cot&#233; de l'auberge avait pris feu et l'incendie s'&#233;tait propag&#233; &#224; l'auberge. Une chose un peu &#233;trange tout de m&#234;me &#233;tait que l'auberge avait des protections contre le feu qui avaient fait d&#233;faut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Herv&#233; parla ensuite des tensions entre Tytalus et Flambeaux. Puis de certaines rumeurs : le Chevalier Noir, r&#233;put&#233; pour voler les riches, serait de retour. Le Roi d'Angleterre avait pr&#233;vu un important convoi d'or pour d&#233;dommager le Duc de Bretagne. Serait-ce li&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Herv&#233; &#233;tait le premier Cape Rouge, et m&#234;me le premier mage, &#224; rendre visite &#224; notre jeune Alliance. Nous l'accueill&#238;mes donc comme il se doit et l'invit&#226;mes &#224; passer quelques jours sur place. J'&#233;changeai ainsi avec lui sur des sujets r&#233;put&#233;s p&#233;rilleux mais importants dans mon cheminement. Il m'apprit ainsi que le Triskell que j'avais aper&#231;u &#224; plusieurs reprises avait &#233;t&#233; le symbole de la Maison de Diedne. Le sujet &#233;tait d&#233;licat puisque ladite Maison avait &#233;t&#233; d&#233;truite pour cause de d&#233;monisme. Herv&#233; m'invita cependant &#224; en parler avec son p&#232;re, Evrard de Tours, qui &#233;tait le plus ancien Cape Rouge du Tribunal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Herv&#233; repartit avec plusieurs courriers : un r&#233;dig&#233; par Xzyl &#224; Proctor au nom de l'Alliance pour expliciter, poliment, notre refus de vassalit&#233; aupr&#232;s de Confluensis, plusieurs autres, &#224; titre personnel, destin&#233;s &#224; mon ancien Ma&#238;tre et &#224; la Maison Criamon.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2489 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:206px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L206xH204/Saisons-82698.jpg' width='206' height='204' alt='JPEG - 31.1 ko' style='height:204px;width:206px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:206px;'&gt;&lt;strong&gt;Cycle des saisons&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le printemps avait repris ses droits. Nous avions maintenant l'ensemble du mat&#233;riel indispensable &#224; trois nouveaux laboratoires. Et si Xzyl et moi poursuivions nos &#233;tudes respectives et Amalrik s'&#233;tait plong&#233; dans le latin, les autres membres de l'Alliance profitaient de la fin de l'hiver. Lug s'&#233;tait remis &#224; la chasse. Blanche visitait les alentours. Albina et Muriel avaient entrepris la cr&#233;ation d'un potager. Quant &#224; Tibors, il avait accept&#233; l'invitation du Baron de Ch&#234;telain, Capitaine de la garde de Blain, &#224; s&#233;journer quelques semaines sur place. J'esp&#233;rais au fond de moi-m&#234;me, sans vraiment y croire, que Tibors revinsse avec quelque information sur le pass&#233; de son propre p&#232;re et le pourquoi du tryskell sur ses armoiries.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 13 mai, un autre Cape Rouge, Julien Courloin de l'alliance Confluencis, se pr&#233;senta &#224; l'Alliance, lui aussi porteur de courriers et de sombres nouvelles. Une alliance Flambeau tr&#232;s puissante avait cette fois &#233;t&#233; enti&#232;rement d&#233;truite. L'Alliance en question, Nicira, se situait pr&#232;s de Chinon. L'attaque avait eu lieu le 23 avril et tous les habitants, mages compris, &#233;taient morts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les courriers apport&#233;s par le Cape Rouge figurait une r&#233;ponse de Proctor, nous signifiant qu'il ne prenait pas ombrage de notre d&#233;cision mais nous invitait &#224; la plus grande prudence. Je re&#231;us aussi, entre autres courriers, une r&#233;ponse Criamon, non sign&#233;e, &#224; notre discussion philosophique. Une r&#233;ponse porteuses d'id&#233;es et de questionnements nouveaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vers la fin du printemps, Tibors, de retour de Blain, et Amalrik nous rapport&#232;rent les propos d'un mec hagard, costaud mais fatigu&#233;, qui demandait apr&#232;s une certaine Dame Catherine, tributaire d'une dette de 20 livres. Tibors, fort du t&#233;moignage de l'aubergiste, indiqua que Dame Catherine n'&#233;tait pas revenue &#224; Fay de Bretagne depuis des mois et ne vivait pas ici. L'homme se contenta de cette r&#233;ponse mais mit en garde ses interlocuteurs contre &#171; la vieille femme tatou&#233;e &#187;. L'homme raconta l'avoir vue &#224; St Brieuc. Elle aurait juste regard&#233;e la cuill&#232;re avec laquelle il mangeait sa soupe et il aurait perdu son &#339;il. L'homme connaissait Dame Catherine. Il avait &#233;t&#233; son amant, son garde du corps et m&#234;me son lieutenant, du c&#244;t&#233; de Plermouec. Aujourd'hui, il payait cette association au prix fort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 16 juin, Tibors re&#231;u un courrier d'Adrien, Capitaine de la Garde de Blain, expliquant que des violations de fosses publiques avaient &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233;es r&#233;cemment dans les villages aux alentours. De plus, cinq moines avaient &#233;t&#233; &#233;gorg&#233;s sur la route de Vannes et il allait solliciter l'aide de Tibors.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors de l'&#233;quinoxe de printemps, Aodren n'&#233;tait toujours pas de retour et nous n'avions aucune nouvelle. Je proposai &#224; Xzyl de conserver sa place de Primum, comme nous avions pr&#233;vu la possibilit&#233;. Il accepta avec peut-&#234;tre un petit brin d'empressement...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ne nous inqui&#233;t&#226;mes pas longtemps. Aodren arriva &#224; peine quelques jours plus tard. Mais il n'&#233;tait pas seul. Ulfius, un mage Flambeau, b&#226;ti et v&#234;tu comme un guerrier de l'ancienne Rome, ainsi qu'un jeune gar&#231;on aux allures de jeune enfant de c&#339;ur.
Mais plus que l'allure des deux personnages, ce fut leur histoire qui nous marqua. Tous deux &#233;taient en effet rattach&#233;s &#224; l'Alliance Nicira. Ils avaient miraculeusement surv&#233;cu &#224; son attaque et Aodren leur avait propos&#233; la protection et surtout la discr&#233;tion de notre jeune Alliance. Si j'appr&#233;ciai le geste bienveillant d'Aodren, je ne pus m'emp&#234;cher de penser aux cons&#233;quences de cette g&#233;n&#233;reuse proposition et de ce qu'elle pourrait co&#251;ter &#224; Veritas Alibi lors des saisons &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2490 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:314px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L314xH313/ulfius-63b05.jpg' width='314' height='313' alt='JPEG - 103.1 ko' style='height:313px;width:314px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:314px;'&gt;&lt;strong&gt;Ulfius&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; Ulfius nous confia son r&#233;cit. Un des mages de l'Alliance &#233;tait parti enqu&#234;t&#233; sur l'&#233;v&#233;nement de l'auberge d'Alcuin. Il &#233;tait revenu quelques semaines plus tard... du moins l'avaient-ils cru. En r&#233;alit&#233; le mage n'&#233;tait pas leur compagnon. De l'int&#233;rieur, quelques jours apr&#232;s son arriv&#233;e, il avait ouvert des portails d'o&#249; &#233;taient venus des attaques magiques ainsi que de nombreux fant&#244;mes hostiles. Drakhol, le ma&#238;tre d'Ulfius fut la premi&#232;re victime et les autres membres de l'Alliance, tous combattants tomb&#232;rent en quelques instants. Ce fut un massacre d'une violence incroyable. Ulfius fut laiss&#233; pour mort et mis plusieurs jours &#224; se r&#233;tablir. Il retrouva le jeune Alexios cach&#233; mais en vie. Tous deux prirent la route de Paris o&#249; l'Archimage de Paris les confia &#224; Aodren.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quatre jours plus tard, Anselme Devaux, le moine un peu trop intrusif de l'abbaye de Redon, accompagn&#233; de huit chevaliers v&#234;tus en rouge, se pr&#233;senta &#224; Fay, devant l'Eglise. Il somma Tibors, sauveur de Fay, de lui apporter son aide. L'oracle avait pr&#233;dit que le D&#233;mon serait &#224; l'&#339;uvre d'ici peu, sur Nantes. Tibors devait accompagner Adrien jusqu'&#224; Nantes pour pr&#234;ter son aide et venir avec toute l'aide possible, y compris celle des &#233;rudits de sa connaissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lendemain, Tibors partit donc avec Adrien et ses deux sergents, accompagn&#233; d'Aodren, Ulfius et Blanche. Etonnamment, Xzyl pr&#233;f&#233;ra rester &#233;tudier sur l'Ombre plut&#244;t que de jouer le r&#244;le d'enqu&#234;teur...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dur&#233;e d'une torpeur</title>
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		<dc:date>2012-04-19T09:45:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Beno&#238;t</dc:creator>



		<description>Table de calcul du temps pass&#233; en torpeur. La base de temps d&#233;termin&#233;e par le score en Humanit&#233; est multipli&#233;e par la Puissance du sang du vampire au moment o&#249; il tombe en torpeur. Humanit&#233; Base temps 10 Un jour 9 Deux jours 8 Trois jours 7 Une semaine 6 Deux semaines 5 Un mois 4 Un an 3 Une d&#233;cennie 2 Cinq d&#233;cennies 1 Un si&#232;cle 0 Un mill&#233;naire

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&lt;a href="http://www.altaride.com/spip/spip.php?rubrique243" rel="directory"&gt;Atouts pour tout vampire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Table de calcul du temps pass&#233; en torpeur. La base de temps d&#233;termin&#233;e par le score en Humanit&#233; est multipli&#233;e par la Puissance du sang du vampire au moment o&#249; il tombe en torpeur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th scope='col'&gt; Humanit&#233; &lt;/th&gt;&lt;th scope='col'&gt; Base temps &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;10&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Un jour &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Deux jours &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Trois jours &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Une semaine &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Deux semaines &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Un mois &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Un an &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Une d&#233;cennie &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Cinq d&#233;cennies &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Un si&#232;cle &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; Un mill&#233;naire &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Conflensis</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>GIOM</dc:creator>



		<description>Notre p&#233;riple avait dur&#233; plus d'un mois. Ce qui aurait d&#251; n'&#234;tre qu'un trajet sans rien d'autre &#224; noter que la d&#233;couverte des c&#244;tes de Bretagne, s'&#233;tait av&#233;r&#233; une succession de surprises et de m&#233;saventures. Mais chaque rouage a son r&#244;le dans le cycle du Temps et nous avions grandement appris. Confluensis. Je ne connaissais pas le Tribunal de Normandie &#224; l'&#233;poque mais en avais entendu parler. Si je devais r&#233;sumer ce que j'en avais retenu je dirais que ma nature pacifique se pr&#234;tait moins &#224; ce Tribunal qu'&#224; (...)

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&lt;a href="http://www.altaride.com/spip/spip.php?rubrique237" rel="directory"&gt;Ars Magica&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre p&#233;riple avait dur&#233; plus d'un mois. Ce qui aurait d&#251; n'&#234;tre qu'un trajet sans rien d'autre &#224; noter que la d&#233;couverte des c&#244;tes de Bretagne, s'&#233;tait av&#233;r&#233; une succession de surprises et de m&#233;saventures. Mais chaque rouage a son r&#244;le dans le cycle du Temps et nous avions grandement appris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Confluensis. Je ne connaissais pas le Tribunal de Normandie &#224; l'&#233;poque mais en avais entendu parler. Si je devais r&#233;sumer ce que j'en avais retenu je dirais que ma nature pacifique se pr&#234;tait moins &#224; ce Tribunal qu'&#224; celui des Alpes, d'o&#249; je venais. Je m'attendais donc &#224; trouver un Covenant bien diff&#233;rent de la Caverne des Ombres Dansantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une barque &#224; fond plat nous emmenait &#224; travers les marais entourant Confluensis. Un &#233;pais brouillard. L'odeur particuli&#232;re des &#233;manations de gaz &#224; travers la vase au milieu les roseaux. Aux derni&#232;res pouss&#233;es de noter guide, l'immense tour centrale se dessina &#224; travers le brouillard. Confluensis nous attendait. Et avec elle, les secrets et la politique complexe et brutale du Tribunal de Normandie...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous f&#251;mes accueillis par un Flambeau en armure rouge : Delendae. Nous appr&#238;mes rapidement que Rinita, l'ancienne Praeco du Tribunal, avait v&#233;cu. Depuis sa mort, Proctor, dirigeant de Confluensis et ancien Ma&#238;tre de Xzyl devait g&#233;rer la transition. D&#232;s ce jour nous avions compris que la succession pour le poste de Praeco serait compliqu&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors que nous arrivions dans le hall principal, une exclamation retentit. Une jeune fille de dix ou douze ans dans une robe longue noire d&#233;vala les escaliers quatre &#224; quatre et se jeta dans les bras de Xzyl. Une amie de longue date, expliqua Xzyl sans plus d&#233;velopper. Une amie de longue date qui &#224; partir de ce jour rejoignit notre petite communaut&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les rencontres furent nombreuses lors de ces quelques jours. Celle qui me concerna le plus fut Emahis ex-Criamon, un vieil &#233;r&#233;mite. Celui-ci m'apporta une des premi&#232;res &#233;tapes de ma qu&#234;te de l'Enigme, sous la forme d'une simple question sur un v&#233;lin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si Confluensis n'&#233;tait pas assez le th&#233;&#226;tre de tensions ou jeux politique, la manifestation de magie li&#233;e &#224; la disparition de Dame Catherine avait &#233;t&#233; ressentie jusqu'ici et inqui&#233;tait, l&#233;gitimement, au plus au point. Valerian ex-Gernicus, chef des Hoplites du Tribunal nous interrogea sur le sujet. Apr&#232;s un temps d'h&#233;sitation, nous pr&#233;f&#233;r&#226;mes &#234;tre honn&#234;te et explicit&#226;mes ce que nous avions ressenti et d&#233;couvert, jusqu'au lien entre Dame Catherine et Stanislas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2485 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L500xH319/image_de_Confluencis_-_mini-d94d0.png' width='500' height='319' alt=&quot;&quot; style='height:319px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant les quelques jours sur place, Aristarcus, filius de Proctor m'autorisa l'acc&#232;s &#224; la biblioth&#232;que mais uniquement pour enqu&#234;ter sur la partie g&#233;ographique et h&#233;raldique de mes recherches. Par chance, je trouvai &#233;voqu&#233; une Alliance et ses sources de revenus avec une vague description de la couronne bris&#233;e, dans un vieil ouvrage des ann&#233;es 1000. Je notai les r&#233;f&#233;rences de l'ouvrage pour des recherches ult&#233;rieures.
Un copiste m'apprit qu'il aurait aussi copi&#233; ce genre de symboles, la couronne bris&#233;e, lors de la retranscription de vieux parchemins comme des comptes-rendu de Tribunaux. Je n'en appris malheureusement pas beaucoup plus. Sans acc&#232;s aux archives du Tribunal, j'aurais du mal &#224; avancer plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gr&#226;ce au lien entre Xzyl et Proctor, son ma&#238;tre, celui-ci accepta de nous recevoir en priv&#233;. Nous lui pr&#233;sent&#226;mes l'&#171; h&#233;ritage &#187; qu'Astinus nous avait fait. Proctor connaissait Astinus. C'est m&#234;me Astinus qui aurait propos&#233; &#224; Proctor de prendre Xzyl comme apprenti.
Proctor nous parla des possibles pr&#233;tendants au poste de Praeco. Il d&#233;tailla &#233;galement les cinq grandes alliances liges du Tribunal et, pour finir, nous proposa le principe d'un accord de vassalit&#233; avec Confluensis. Un accord qui aurait pu me faciliter l'acc&#232;s aux archives mais qui &#233;tait par trop contraignant, selon l'avis de mes pairs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le troisi&#232;me jour, Xzyl passa son gant. &#201;v&#233;nement surprenant, lors de la c&#233;r&#233;monie, deux autres mages &#233;minents revendiqu&#232;rent l'appartenance de Xzyl &#224; leur Maison : Cateline ex-Merenita, une des plus anciennes mages de l'Ordre d'Herm&#232;s et Imanola, prima des Missalena.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Xzyl refusa ces deux propositions et choisit la fid&#233;lit&#233; &#224; la Maison Quaesitor qui l'avait men&#233;e jusqu'au gant. Il nous raconta avoir des origines f&#233;&#233;riques. La Dame Blanche le lui avait r&#233;v&#233;l&#233; quelques semaines plus t&#244;t. Xzyl serait &#233;galement l'objet d'une Proph&#233;tie. Deux raisons possibles pour les revendications qui avaient eu lieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans en r&#233;v&#233;ler plus, Xzyl nous raconta que la proph&#233;tie pouvait venir de son sang. Son ancien ma&#238;tre, avant Proctor, aurait ainsi cherch&#233; &#224; d&#233;couvrir les origines de son sang mais sans y r&#233;ussir. Son sang aurait certaines particularit&#233;s ou pourrait ouvrir &#171; certaines voies &#187;. Celle de l'Immortalit&#233; par exemple ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant les jours qui suivirent, nous &#233;change&#226;mes avec Emahis et Prunelie, petite femme de la Maison Merenita. Tous deux semblaient tr&#232;s int&#233;ress&#233;s par Aodren, Xzyl et moi et le potentiel de notre trio.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils accept&#232;rent de r&#233;pondre &#224; certaines de nos questions sur le Tribunal de Normandie. Le Tribunal de Normandie &#233;tait en effet bien loin de celui des Alpes d'o&#249; je venais. Le pillage y &#233;tait ainsi tol&#233;r&#233;, &#171; gr&#226;ce &#187; &#224; l'Alliance Montverte, fond&#233;e en 941, &#224; qui l'on devait aussi une bonne partie des conflits dans le Tribunal. Nous appr&#238;mes aussi que Tazgilia, ancienne Prima des Tytalus avait &#233;t&#233; suspect&#233;e et condamn&#233;e pour d&#233;monisme, deux ou trois si&#232;cles plus t&#244;t. Emahis indiqua qu'il y avait d&#233;j&#224; eu une Alliance attaqu&#233;e par une autre... mais qu'il &#233;tait interdit d'en parler, dans un d&#233;cret du Grand Tribunal.
Emahis alla jusqu'&#224; regretter que personne, et les Quaesitor en particulier, ne rem&#238;t en cause le code d'Hermes, ne serait-ce que pour le faire &#233;voluer et que certaines lois ou d&#233;cisions datant de cinq si&#232;cles ne fussent potentiellement plus adapt&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains Criamon disent que la roue tourne et que l'Ordre devrait &#233;voluer. Mais les Quaesitor les plus durs, consid&#232;rent que le code d'Hermes est le moignon de la roue et qu'il ne doit pas bouger pour que le monde continue de tourner autour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2486 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:228px;'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L228xH210/650px-Triskel_type_Amfreville-mini-4211c.jpg' width='228' height='210' alt=&quot;&quot; style='height:210px;width:228px;' /&gt;&lt;/span&gt;Nombre de nos questions rest&#232;rent sans r&#233;ponse, du fait du secret impos&#233; par le Grand Tribunal. Mais, quelques heures apr&#232;s notre d&#233;part de confluensis, alors que nous sortions des marais, deux membres du peuple f&#233;e, deux Sandestins, apparurent et se transform&#232;rent en Prunelie et Emah&#239;s.
Hors des murs de Confluensis, Emahis nous parla de la guerre du Schisme et de la Maison Diedne.
Au tournant du mill&#233;naire il y avait eu une grande guerre et une des maisons de l'ordre d'Hermes avait &#233;t&#233; d&#233;truite, suite &#224; une insulte du Primus de Diedne au Primus de Tremere.
La Maison de Diedne avait une tradition druidique et &#233;tait sise en Bretagne. L'Ordre &#233;tait en proie &#224; des troubles importants &#224; l'&#233;poque et ce fut l'occasion de trouver un ennemi commun pour souder l'Ordre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je demandai quel &#233;tait le symbole de la Maison Diedne&#8230; mais le Sandestin reprit sa forme d'origine et refusa de me r&#233;pondre car son &#171; contrat &#187; &#233;tait fini. Mais au moment de dispara&#238;tre, j'aper&#231;us un symbole connu sur le sol sous les pieds du sans-destin qui repr&#233;sentait Emah&#239;s... le m&#234;me triskel que celui des armoiries du Baron Alain de Penthi&#232;vre, le P&#232;re de Tibors. Le symbole de la Maison de Diedne ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Vers les montagnes de l'Est</title>
		<link>http://www.altaride.com/spip/spip.php?article1278</link>
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		<dc:date>2012-03-11T13:02:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Conteuse</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;o&#249; Nebty change de statut&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.altaride.com/spip/spip.php?rubrique222" rel="directory"&gt;La Goulue&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je rejoins ma ma&#238;tresse et ses compagnons dans le temple, o&#249; nous gardons le Nosferatu.
Il s'est pass&#233; des choses dans le temple, &#224; voir leurs t&#234;tes. Des choses qui les d&#233;passent, et vu leur exp&#233;rience, &#231;a doit &#234;tre terrible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je tends l'oreille et je finis par comprendre : Sacha a rejoint Uta-Napisti, qu'elle d&#233;signe comme &#171; leur cr&#233;ateur &#187;. Et Assh&#226;ni finit par raconter ce qu'il sait : que les non-vivants ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s par trois personnages, dont Uta-Napisti. Que le Mekhet est rattach&#233; &#224; une autre de ces cr&#233;atrices, la Dame Noire, et que chacun de ces cr&#233;ateurs poursuit un but diff&#233;rent pour leurs cr&#233;atures. Uta-Napisti ne veut pas d&#233;truire les non-vivants, mais les dominer.
Et il ne veut r&#233;veiller Akhenaton que pour le contr&#244;ler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La troupe regarde, un peu d&#233;pit&#233;e, la momie d'un c&#244;t&#233;, Nakia et son pieu de l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Assh&#226;ni veut d&#233;livrer son infante, mais au prix d'un tel massacre de mortels que le reste de la troupe s'oppose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;cision est prise : quoi que nous fassions de la momie et de la non-vivante, il nous faut fuir, le plus loin possible. Et, dans l'id&#233;al, &#233;loigner le corps d'Akhenaton de son &#226;me prisonni&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous prenons donc la fuite, en remontant le Nil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2482 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L202xH249/Babylone_animaux-a38fb.jpg' width='202' height='249' alt=&quot;&quot; style='height:249px;width:202px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma ma&#238;tresse d&#233;cide de faire escale &#224; Memphis, o&#249; elle retrouve Kary, un non-vivant du clan Gangrel. Il a l'air ravi de la retrouver. Elle lui propose de se joindre &#224; notre groupe, pour remonter vers Babylone, o&#249; se trouve un grand site Gangrel, les Jardins suspendus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kary accepte : plus rien ne le retient apr&#232;s la destruction de son jardin, et, pour tout dire, ma ma&#238;tresse ne lui d&#233;pla&#238;t pas. Les autres non-vivants ricanent, Bastet boude au fond de son sac, et moi&#8230; moi, je me demande bien ce que je vais faire &#224; Babylone&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2481 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L400xH283/babylone_def_claire-d3b90.jpg' width='400' height='283' alt=&quot;&quot; style='height:283px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mois passent, les pays se succ&#232;dent, et nous arrivons dans la ville o&#249; est n&#233;e (dans tous les sens du mot) ma ma&#238;tresse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chacun part de son c&#244;t&#233;, Kallic&#233; et Assh&#226;ni dans un repaire secret, Thotm&#232;s et Khet-Raneh continuent d'avancer vers l'est.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kary, puis ma ma&#238;tresse, vont se pr&#233;senter au Prince de la ville. Ce n'est plus le Sire de ma ma&#238;tresse mais son infant. Un fr&#232;re, pour ainsi dire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un fr&#232;re un peu effray&#233; de l'arriv&#233;e de cette infante plus ancienne que lui, qui pourrait lui disputer le tr&#244;ne. D'autant plus dangereuse qu'elle est revenue d'&#201;gypte, un endroit d'o&#249; nul ne revient, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale. Par chance pour lui, La Goulue n'a pas ce genre d'ambition politique. Elle est plut&#244;t rassur&#233;e que son sire soit en sommeil, et fait part de son d&#233;sir de poursuivre son chemin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kary rejoint les Gangrel de la ville, cherche des traces des Jardins Suspendus. Kallic&#233; et Assh&#226;ni nous retrouvent, il est temps de reprendre la route.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est alors que ma ma&#238;tresse me fait part de son projet pour moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Quand nous serons dans les montagnes, je ferai de toi mon infant. Tu ne seras plus un esclave. Je te demande juste deux choses : veiller &#224; ce que mon sommeil soit tranquille, et que Bastet ne meure pas. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne suis pas tranquille, m&#234;me si je n'ai pas le choix. Devenir un monstre &#224; mon tour, ou risquer de d&#233;pendre du sang d'un non-vivant plus cruel que ma ma&#238;tresse&#8230; Retrouver une vie normale ? Retourner dans ma ville, &#224; Tanis ? Mes compagnons sont sans doute morts depuis longtemps. Et les survivants se sont choisis un autre chef.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le trajet se poursuit, ma ma&#238;tresse passe ses nuits &#224; me parler du clan Ventrue. &#171; Un clan de seigneurs. Ou d'arrogants, enfin&#8230; soupire-t-elle. Je ne suis pas exactement une Ventrue classique. Cannabix, mon infant de J&#233;rusalem, a mieux r&#233;ussi, si on peut dire &#187;.
Je ne dis rien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2478 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L400xH300/nepal-04-everest-acc22.jpg' width='400' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mois passent. Toujours, nous avan&#231;ons vers l'est, vers des terres inconnues. Les montagnes s'approchent. La petite troupe de non-vivants pr&#233;pare son ascension.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis gel&#233;. Quel pays de barbares&#8230; Les non-vivants ont bien de la chance, ils ne sentent pas le froid mordant du vent et de la neige. Mais leurs corps sont bless&#233;s quand m&#234;me. Bon &#224; savoir&#8230; si jamais je fais partie de la bande, un de ces jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous parvenons dans un endroit assez s&#251;r pour construire un temple. Tout le monde se met au travail, Kallic&#233; a poursuivi sa route dans les plaines pour b&#226;tir une ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2479 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L467xH467/montagnes_nepal-6ed69.jpg' width='467' height='467' alt=&quot;&quot; style='height:467px;width:467px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le temple avance bien, un abri s&#251;r pour prot&#233;ger la momie et le sommeil de ma ma&#238;tresse. Khet-Raneh, qui a retrouv&#233; ses bras et ses jambes, rend visite aux sages des environs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Assh&#226;ni travaille &#224; son rituel pour d&#233;livrer son infante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une nuit, ma ma&#238;tresse vient me voir, son regard est terrible, je sens le monstre en elle plus pr&#233;sent que jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Es-tu pr&#234;t ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il me semble que je r&#233;ponds &#171; oui &#187;. J'ai un peu du mal &#224; marcher mais je parviens &#224; la suivre dans une pi&#232;ce isol&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Ferme les yeux &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ob&#233;is. J'ai peur !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2483 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L318xH158/lune_Himalaya-75b85.jpg' width='318' height='158' alt=&quot;&quot; style='height:158px;width:318px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je sens les crocs de ma ma&#238;tresse dans mon cou. Puis tout se brouille : un plaisir inattendu, suivi d'une douleur atroce, mes os fondent, mon ventre flambe&#8230; je vais mourir&#8230; je reconnais le sang de ma ma&#238;tresse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une &#233;ternit&#233; se passe. Je suis allong&#233; par terre, ma ma&#238;tresse assise pr&#232;s de moi. Bastet a l'air terroris&#233;e.
&#171; Alors, Bastet, tu veux toujours &#234;tre &#233;treinte ?
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#8230; non, ma&#238;tresse, plus vraiment ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tiens, j'entends la voix de Bastet. Je me redresse, bizarrement en pleine forme, plus fort et plus habile que jamais. Mais je ne m'y trompe pas : la B&#234;te sommeille maintenant en moi. Pour toujours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Me voil&#224; nouveau-n&#233;, Nebty de Tanis, non-vivant du clan Ventrue, fils de La Goulue de Babylone.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les nuits se succ&#232;dent, je d&#233;couvre mes pouvoirs tout neufs. Je prends le contr&#244;le de Bastet, qui me fait bien comprendre qu'elle est plus ancienne que moi, que je lui dois le respect. Quel sale caract&#232;re&#8230; Ma ma&#238;tresse&#8230; enfin&#8230; ma m&#232;re plonge dans son sommeil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, Assh&#226;ni ram&#232;ne au temple des pauvres gens, les isole, &#231;a sent le massacre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On entend des cris qui viennent de la salle o&#249; le Mekhet s'est isol&#233;, Thotm&#232;s a ferm&#233; la salle avec des pierres. &#171; On ne sait jamais, simple pr&#233;caution &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je r&#233;fl&#233;chis : laisser ma m&#232;re dormir &#224; deux pas d'un fou furieux, qui a laiss&#233; la B&#234;te prendre le dessus, et qui n'aura aucun scrupule &#224; la d&#233;vorer&#8230; Pas question.
&#171; Ma&#238;tress&#8230; euh, M&#232;re ! R&#233;veillez-vous ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous descendons dans la plaine, laissant Thotm&#232;s, Khet-Raneh et ce qui reste d'Assh&#226;ni et de son infante dans le temple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2476 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L440xH307/xiling-541e9.jpg' width='440' height='307' alt=&quot;&quot; style='height:307px;width:440px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous arrivons, sur les conseils d'Akhor, la goule de Kallic&#233;, dans un petit village. Kallic&#233; a choisi un petit village de guerriers, Xiling, pour &#233;tablir sa ville. &#171; Ah ? Il y a du changement, l&#224;-haut ? &#187;, nous dit la Mekhet en nous voyant arriver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le temps de l'informer, nous trouvons une nouvelle cachette pour ma m&#232;re. Qui replonge dans son sommeil, pour plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2480 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:195px;'&gt;
&lt;img src='http://www.altaride.com/spip/local/cache-vignettes/L195xH311/Bastet_solo-9a820.jpg' width='195' height='311' alt=&quot;&quot; style='height:311px;width:195px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bastet miaule et gratte pr&#232;s de la porte, puis, au bout de quelques nuits, revient dans mon sac.
&#171; Qu'est-ce qu'on fait, maintenant&#8230; ma&#238;tre ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne sais pas trop. Reste &#224; d&#233;couvrir ce pays &#233;trange mais fascinant, o&#249; on parle d'Anciens qui se r&#233;veillent, encore plus anciens qu'Uta-Napisti.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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