02 - En passant par Altdorf

Campagne Impériale
lundi 15 novembre 2010
par  GIOM
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Plusieurs jours se sont écoulés depuis que nous sommes dans la cité humaine de Nuln et pas grand chose à se mettre sous la dent depuis les sectateurs et la bête de Nürgle. Le temps est venu de quitter la ville...

Quatrième jour du mois de Pflugzeit, le temps des labours, selon le calendrier impérial. Le jour de la fête de Grugni approche et je suis toujours en vie. Notre groupe, car il faut croire que nous formons un groupe depuis notre précédente aventure, se rend comme chaque matin à la Reikplatz pour y voir quelles annonces y sont placardées sur le grand orme en son centre. Et ce matin, l’une d’elle attire notre attention. Il s’agit d’une offre du Prince Hergard von Tasseninck de la Principauté d’Ostland. Avec des titres pareils on pourrait attendre de lui une certaine noblesse d’esprit mais l’annonce insiste sur le fait que les nains, mis au même registre que les couards ou vagabonds, sont invités à s’abstenir. Je suggère d’arracher toutes ces affiches et de laisser ce fichu Prince se débrouiller... mais mes compagnons papillent déjà à la vue de la rémunération. C’est vrai que 20 couronnes d’or par jour c’est une somme. Le Prince attend les volontaires dans le palais impérial d’Altdorf, où il réside.

La Reikplatz

Alors que je tourne l’oreille pour écouter des racontars de villageois, les autres sont abordés par un humain vêtu de vêtements longs. Un sorcier ? Non un simple apprenti magicien. Je m’disais bien qu’il avait pas l’air si impressionnant.
En tout cas l’humain commence à nous parler d’Holdenaler, notre précédent employeur, qui aurait eu la visite de la milice. Bah tant mieux, peut-être que l’idée de dénonciation anonyme du petit Bandobrasse n’était pas si mauvaise.
Bref, lui aussi est intéressé par l’offre et voudrait faire équipe avec nous. Bah voyons, un nobliau, un halfing et maintenant un apprenti ? Bah, comme dit Otar, ce n’est pas lui non plus qui viendra me voler mes adversaires. Et puis l’apprenti pourrait nous faciliter l’entrée au palais.

C’est donc entendu nous partirons pour Altdorf ensembles. La diligence reste le moyen de trajet le moins cher, après la marche et c’est donc celui que nous choisirons.

Auberge relais de la compagnie de diligence

L’auberge du relais de diligence est bondée de monde. Ca me rappelerait presque l’ouverture du quatrième tronçon ouest des mines de Karak Norn... mis à part que là ça sent un peu trop fort l’humain.

Je commande aussitôt cinq choppes de bière. Une pour Otar, une pour l’halfing et puis... bah trois pour moi, vu que l’apprenti et le nobliau sont déjà partis compter fleurette à une donzelle. Une jeune noble escortée d’une matrone impressionnante. Et à la manière dont elle porte son épée et scrute l’assemblée, je vois de suite qu’elle n’est pas là que pour faire figuration, la matrone.

Alors que j’entame ma seconde choppe, Bienheureux vient m’annoncer que Damoiselle Isolde von Strudeldorf, la jeune demoiselle qui a attiré son attention, est prête à nous payer le voyage jusqu’à Altdorf en échange de notre escorte, à la condition que je batte sa gouvernante, la femme guerrière, au bras de fer.
Pouah ! Battre une femme humaine. Si au moins ça avait été une naine... Mais bon le nobliau insiste et l’halfing surenchérit en proposant une choppe de bière si je gagne en plus du tonnelet de cidre déjà ajouté dans l’enjeu. Soit !

Le duel n’est (presque) qu’une formalité et nous voici engagés. Chacun s’en va prendre du repos avant la route qui s’annonce demain. Je décide quand même de finir quelques pintes avant d’aller trouver une couchette libre dans le dortoir. Rien de tel que quelques litres de bière pour ronfler à point. C’est aussi l’occasion de sympathiser avec nos deux cochers, Gunar et Hultz qui ont l’air de joyeux drilles.

Le lendemain la diligence s’ébranle avec une heure de retard. C’est vrai que je n’aurais peut-être pas dû offrir quelques dernières pintes à nos deux convoyeurs déjà bien éméchés. Bah, ça met du piment dans la vie ces aléas.
Nous voilà partis... et l’ennui me gagne vite. Rien à faire, pas grand chose à raconter, et mon petit tonnelet de bière pour le voyage est déjà vide.
Avec nous, la damoiselle, sa matrone, sa servante, un étudiant en médecine sans intérêt et un noble bretonnien efféminé aux mœurs décadents.

Heureusement en milieu d’après-midi la pluie fait son apparition et un groupe de brigands profite de l’occasion pour nous attaquer par surprise. Une flèche se plante dans l’ouverture de la diligence et je bondit déjà à terre, proférant cris de guerre et jurons.

Un des mutantsCe sont deux mutants. Seulement deux ? A peine ai-je eu le temps de faire un mouvement de hache et fendre l’un en deux que le second est au sol : Otar et le nobliau m’ont suivi. Pff, si même Bienheureux se met à savoir se battre, les voyages vont devenir lassants...

Des cris viennent de la diligence. Il en reste d’autre. Voilà qui est rassurant ! Je charge aux côtés d’Otar vers leur chef mais j’ai dû décevoir Grungni. Par deux fois mes mouvements de hache ne sont pas maitrisés. Pire, l’un d’eux manque de fendre Otar, sauvé par la bénédiction de son propre dieu.
Le combat s’achève peu de temps après. L’halfing fouille le chef et nous crie qu’il ressemble trait pour trait à Otar et porte deux parchemins intéressants. Je n’écoute déjà plus.

Qu’ai-je fait à Grugni récemment ? Il y a quelques jours, il m’ôte la mort que j’espérais face à la bête de Nurgle et aujourd’hui je frappe par erreur mon compagnon de route.... Suis-je à ce point maudit ? Peut-être devrais-je repartir seul sur les routes.

Déconcentré, je perds le duel que je dois effectuer pour représenter l’apprenti magicien qui aurait manqué de respect au nobliau, le vieux bretonnien, pas Bienheureux. J’ai même pas compris l’enjeu d’ailleurs. Peu importe.

Le soir, je bois quelques choppes avec Hultz pour rendre un dernier hommage à Gunar, son acolyte depuis dix ans. Bienheureux passe la nuit sur les latrines, ce qui ne manque pas de décevoir, Philippe D’Estrée ,le noble bretonnien. Se passe des choses que je préfère ne pas essayer de comprendre...

Les trois journées suivantes se passent sans incident notable. Le Philippe D’Estrée, sa perruque et son accent bretonnien ont préféré terminer le trajet sans nous. Par la barbe de mes ancêtres, pas moi qui vais m’en plaindre, on a assez de beaux parleurs comme ça à bord.

Nous voici enfin à Altdorf. C’est la première fois que je mets les pieds dans la capitale de l’Empire humain. J’ai beaucoup entendu parler de cette ville soi-disant superbe, de son palais magnifique, du Temple de Sigmar qui est tout simplement le plus vaste lieu de culte du Vieux Monde. Et faut avouer que pour une ville humaine, elle est pas si mal. On voit clairement que de nombreux bâtiments ont été conçus par des ingénieurs humains, il y a de ça plusieurs siècles.

Le quartier des quaisNous parcourons la zone portuaire, le long du Reik, quand un bateleur hèle l’ami Otar. Il s’agit d’une de ses anciennes connaissances, croisée deux ans plus tôt en campagne. L’homme entre deux âges, j’ai jamais trop su estimer l’âge des humains, nous invite à venir fêter notre arrivée en ville le soir même à bord de sa péniche. Ma fois un bon repas ne sera pas pour me déplaire.

En parlant de bon repas, Bandobrasse insiste pour nous inviter à découvrir la table du Moot pour le déjeuner. Le meilleur restaurant halfing de tout l’Empire à ce qu’il paraît. Et je dois avouer que je ne suis pas déçu du repas, bien arrosé comme il se doit. J’en ressort la bourse un peu allégée mais la panse bien pleine. Je ne pense pas avoir perdu au change. Rien que pour ça, ça valait le coup de reporter de quelques jours ma mort.

Le groupe part vers le palais du Prince von Tasseninck. J’ai mieux à faire que d’aller lécher les bottes d’un noble humain qui ne veut pas recruter de nains. Et puis il s’est fallu d’un rien pour que je fende en deux Otar il y a deux jours, je pense qu’il est temps que je me rende auprès d’un temple dédié à Grungni. Quatre heures passées dans le lieu de culte ne m’auront apporté aucune réponse mais j’espère que Grungni saura se montrer suffisamment indulgent pour m’accorder prochainement sa bénédiction lors d’une mort digne.

Les rues d'Altdorf

Quelques heures plus tard, je retrouve le reste du groupe à bord de la péniche de Joseph Gierig, l’ami d’Otar. Le groupe est tout sourire, ils ont pu être recrutés pour la mission. Les entrées de l’apprenti magicien auraient facilité les choses.

J’ai le droit à un récit de leur mission. Le Prince n’a d’autre projet que de retrouver le Marteau de Sigmar. Rien que ça ! L’arme légendaire et l’objet le plus recherché depuis deux millénaires. Mieux, j’apprends que je suis de la partie. Le Prince cherche en effet peu de nains mais des bons. Je n’ai donc pas mon mot à dire et suis recruté d’office ?

M’enfin si jamais quelqu’un doit mettre un jour la main sur cette arme, autant que ce soit un nain et qu’il le rapporte où Sigmar voulait le rendre : auprès du peuple nain qui la forgea et non dans les mains d’un humain, si Prince du Royaume qu’il soit...

Bref, dans l’immédiat, la soirée est bien arrosée et plaisante. Je finirais presque par trouver la compagnie des membres du groupe supportable.

Otar s’est mis d’accord avec le brave batelier. Nous ferons route à son bord jusqu’à Bogenhafen où doit avoir lieu la SchaffenFest qui devrait brasser pas mal de monde et nous permettre de commencer à recruter pour l’expédition.

Nous embarquons dès le lendemain. Après le voyage en diligence voilà le voyage au fil de l’eau. De plus en plus ennuyeux. Et puis je déteste ne pas être maître des événements et de mes mouvements, surtout entouré d’eau.
La première journée est d’un calme désolant. Nous faisons étape le soir en périphérie de Weisbruck où nous devrons passé l’écluse tôt le lendemain.

Prudents, nous décidons de monter la garde durant la nuit. Nous sommes cependant surpris par une épaisse fumée venant de la chaudière. Bêtement je me précipite pour sauver les enfants du batelier quand Otar est le premier sur le pont. Et c’est lui, le veinard qui est pris pour cible par celui qui nous a tendu un piège. Notre ami fonce sur son adversaire et de deux coups de lames, le met hors d’état. Même pas eu le temps de m’amuser !

La prochaine fois, je ne sauverai personne et serai en première ligne !

Otar fouille le corps et y découvre que feu son ennemi était un chasseur de prime et que la prime était sur Castor Lieberhing, son sosie. Celui-ci serait une sorte de Grand Maître d’une secte de bandits. Plus ça va plus je me dis que l’héritage auquel Otar peut prétendre pourrait s’avérer riche en événements...


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