01 - Nuln

Campagne Impériale
samedi 23 octobre 2010
par  GIOM
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Des semaines à longer les Montagnes Grises ne m’avaient pas permis de trouver la rédemption que je cherchais. Un certain nombre de goblinoïdes étaient passés sous ma hache mais jamais en nombre suffisant pour que j’y trouve la mort.

Mes pas m’ont conduit jusqu’à Nuln, une des principales cités humaines. Peut-être que c’est ici que ma destinée devait me conduire. Peut-être qu’auprès des humains je trouverai quelque quête digne d’une mort salutaire.

En guise de destinée c’est une pluie battante à enrhumer les crapauds qui m’accueille en ville. Mes vêtements sont détrempés et chacun de mes pas s’enfone largement dans la boue des rues malodorantes. C’est dans ces moments là que la chaleur des royaumes nains me manque le plus.

Les rues détrempées de Nuln

Une pancarte alléchante avec la silhouette d’un sanglier rôti flanqué d’un large sourire attire mon attention. Les bruits derrière la lourde porte réveillent mon moral : une auberge. Une place au chaud, un tonnelet de bière et un truc à manger suffiront à mon bonheur. Sauf que la porte est scellée de l’intérieur. J’empoigne déjà ma hache prêt à tambouriner à la porte, quand un humain nous interpelle. « Nous » car deux autres humains et un halfling se trouvent comme moi face à la porte, détrempés et espérant eux aussi trouver une place dans l’auberge.
— Je connais une auberge agréable à deux pas d’ici. La seule où il reste encore de la place...
Je n’écoute déjà plus ce bavard. Je n’ai jamais aimé les gens qui parlent trop. Une auberge ou une autre, peu importe si elle est en effet à deux pas.
L’humain nous conduit donc tous les quatre au détour d’une ruelle... où quatre autres malandrins nous attendent et réclament nos bourses. J’aurais dû m’en douter. Saletés d’humains. Ma hache fend déjà l’air. Un bras tranché, puis une tête. Deux de nos agresseurs sont déjà au sol. Le combat est rapide et le dernier brigand a déjà pris la fuite.

L’un des deux humains à mes côtés sait se battre. D’ailleurs maintenant que la ruelle est calme, je constate qu’il est vêtu comme un soldat. Otar, c’est son nom. Le second humain, en revanche... ramasse son arme dans le caniveau. Bienheureux le Malaimé de Cantor. Un nom qui devrait augurer d’une fière ascendance... mais quand je vois ses piètres compétences martiales. Bah, je ne suis pas là pour chercher à comprendre les humains. Le dernier larron, le halfling, a déjà ramassé les quelques piécettes de feu nos ennemis et nous propose de les partager autour d’un repas chaud arrosé comme il se doit. Voilà une proposition utile. Bandebrasse, c’est son nom, toque donc à la porte de cette nouvelle auberge.
— Poussez fort !
Évidemment, le halfing est en difficulté et je l’aide en envoyant un bon coup d’épaule sur la porte bloquée par l’humidité. Le bois vole en éclats. Construction d’humains, tiens !

Après quelques discussions menées par le nobliau plus doué pour palabrer que pour tenir son épée, nous voici enfin attablés. Le repas est agréable. L’halfing et le nobliau parlent un peu trop à mon goût, la bière n’est pas une merveille mais au moins les flammes de l’âtre réchauffent-elles mes vieux muscles.

Je partage ma chambre avec Otar, le soldat. Nous sommes réveillés en pleine nuit pour apercevoir qu’une ombre s’enfuit par la fenêtre. Un voleur ! Otar part déjà à sa suite, à travers les toits.
Je prends mes affaires, descends, et tente de poursuivre dans les rues notre voleur. Une course-poursuite malheureusement infructueuse qui se finira dans les eaux du canal à côté. Je vais finir par détester cette ville !

La Reikplatz

Le lendemain, nous voilà parcourant l’arbre truffé d’annonces planté au milieu de la Reikplatz, la place centrale de la ville. Le nobliau « main glissante » nous lit les annonces jusqu’à ce que l’une d’elle attire notre attention. Une nuit de travail, quelques risques, bien payé.
Il semblerait que nous fassions donc équipe tous les quatre. Et bien soit !

Nous nous présentons auprès du commanditaire de l’annonce, un certain Albrecht Holdenaler. Celui-ci veut tout simplement que nous allions récupérer pour lui une pierre qu’il a payée mais dont il n’a pas été livrée. La paye est en effet bonne mais en terme de risque, je ne vois guère de quoi s’enthousiasmer.

Nous nous rendons donc chez son « livreur ». Personne ne semble daigner nous ouvrir. Je tourne donc la poignée pour tomber dans un piège. Commence bien ! Mourir bêtement comme ça m’aurait chagriné mais je suis bon pour quelques contusions. Otar me hisse et nous avançons prudemment. Les lieux ont visiblement été saccagés par une bande de voleurs. Nous poursuivons notre enquête au milieu des cadavres encore tièdes avant de rejoindre un passage creusé en souterrain. Des voix résonnent un peu plus loin : celles de quelques brigands qui fêtent la réussite de leur forfait.

Le petit Bandebrasse les observe discrètement quelques instants avant que je ne charge. Je renverse la table au milieu d’eux et joue de la hache. Bâh, pas encore sur eux que j’aurai une quelconque chance de retrouver mes ancêtres.

Notre transport nous attendNous poursuivons, toujours plus profondément, et atteignons les restes d’une ancienne mine abandonnée. Je ne peux contenir mon énervement : laisser ainsi dépérir une mine est un sacrilège pour tout nain qui se respecte. Nous nous hissons dans un wagonnet délabré et commençons à descendre... de plus en plus vite, avant de nous fracasser dans un virage. Manquer de mourir dans un piège, puis à bord d’un chariot de mine, Grungni tiendrait-il à ce point à m’humilier ?

Je n’ai que peu de temps pour m’apitoyer. Une lente mélopée parvient jusqu’à nos oreilles depuis l’autre bout de la caverne en contrebat. Le halfing part en éclaireur et nous rapporte que le passage est gardé par deux humains vêtus d’une longue toge noire et équipés d’une épée. Et bien parfait, allons en découdre. L’halfing et le nobliau décochent chacun une flèche avant qu’Otar et moi parvenions au corps à corps. Cette fois l’adversité est réelle et je suis légèrement touché. Nous nous en sortons victorieux et fonçons vers ce qui ressemble à trois sectateurs en train de perpétuer un rituel dont je préfère ne pas connaître la fin. Je charge donc de nouveau, pensant en finir vite. Mais j’ai sous-estimé nos adversaires qui s’avèrent plus difficiles à mettre au sol que prévu. Le nobliau mort la poussière avant de se relever, puis c’est au tour du soldat de tomber, touché par une estocade manquée du noble. Je préfère encore quand il fait tomber son épée !

Il ne reste plus qu’un adversaire. Mais celui-ci a malheureusement eut le temps de réussir ce qu’il voulait. Une immonde créature sort lentement de la rivière et se dirige vers nous. Le sorcier nous fait face et invoque un nuage de mouches autour de lui. Satanés humains, corrompus par le Chaos quand ils devraient le combattre. Mais ses mouches ne tromperont pas ma hache.

Tous les sectateurs sont enfin au sol. Mais les blessures qui me déchirent le corps sont graves, j’en suis conscient. L’immonde bête qui sort de l’eau verra probablement la fin de Thügrim Grilündin, fils de Grendin Grilündin et petit-fils d’Edgin Grilündin, du Royaume Nain de Karak Norn. Grungni, donne-moi la force de me montrer digne et de tenir suffisamment longtemps pour que mes compagnons d’infortune achèvent le monstre !

Notre immonde adversaireJe cours vers ma mort et tente de me positionner pour protéger mes compagnons. Une des tentacules du monstres vient frapper mon torse mais mon corps semble vouloir encore encaisser. Ma hache s’enfonce profondément dans ce corps couvert d’écailles visqueuses. Un sang épais, d’une couleur sombre, jaillit en quantité. La bête semble vaciller. Une flèche vient se figer au milieu de ce qui lui fait office de tête. L’énorme masse s’écroule. Bandobrasse jubile. Il a abattu le monstre.

Je suis en vie !
Grungni estime peut-être que je n’ai pas assez porté mon fardeau. On peut-être que ma tâche n’est pas encore accomplie dans ce vieux monde.

L’halfing ramasse prudemment la pierre que nous sommes venus chercher et l’enferme dans son coffret. Le sorcier utilisait cette pierre pour invoquer le monstre. Je m’oppose à ce qu’on rende cette pierre malsaine à notre employeur. Mes compagnons préfèrent terminer la mission, quitte à dénoncer notre employeur par la suite. Je n’insiste pas.


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