10-La Ziggurat

On Entre Dans la Lumière
vendredi 24 septembre 2010
par  Eric Collins
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Asshâni ayant œuvré en se basant sur les plans secrets rapportés par Aoyuntaï, il a creusé une ouverture dans la maison de simples habitants dont la demeure jouxte l’arrière du Temple de Marduk.
Pendant que les occupants du lieu dorment, nous nous réunissons afin de commencer l’exploration, en quête de notre compagne de voyage, Météra, ainsi que de Bachir et Ratao.
Les gravats du mur de pisé s’entassant dans ce qui se révèle être une grande salle à manger commune, pouvant accueillir une cinquantaine de convives, je me concentre, faisant appel à mon Sang, y cherchant un pouvoir plus important encore, que je pressentais en communiquant et ordonnant aux animaux : projeter mon esprit dans une bête naturelle, et entrer ainsi dans son corps.

Et cela fonctionne : je réussis à pénétrer dans la tête d’une chauve-souris, et peux donc suivre Asshâni, qui s’avance dans l’antre des Mages de Marduk.
Pendant ce temps, Lycaon garde mon corps, tandis qu’Écuménas et Aoyuntaï veillent dans l’ouverture, avec Kallicé et Iris derrière, qui surveillent aussi la rue, où déambulent les gardes.
Mais, à peine entré, l’aura d’anti-magie du lieu, qui, déjà, empêche l’assassin d’Assur de s’évanouir devant nos yeux, et bien cette anti-magie me projette hors du volatile nocturne que j’avais sous mon emprise.
Soit… j’accompagne Asshâni hors du réfectoire, dans un long couloir, bordé de portes et qui donne, d’un côté, sur le Cloître, et de l’autre, sur un escalier.
Éclairés par des chandelles aux murs, nous filons jusqu’à l’escalier – je reste un peu en retrait, bien moins aguerri que le formidable tueur au couteau qui se glisse en silence, d’ombre en ombre.
Nous sommes là, en train d’écouter les ordres donnés au-dessus de nos têtes, dans ce que nous savons être les dortoirs des novices hommes et femmes : la cérémonie doit avoir lieu ce soir, tous s’y préparent !
Nous n’avons que peu de temps pour sauver nos amis.

Venant en renfort, Aoyuntaï apparaît, glissant en silence vers nous… avant de, soudain, prendre un air terrifié, et filer comme une flèche vers la salle à manger. Nous apprendrons plus tard qu’il a traversé le passage, puis s’est enfoncé dans un mur de la maison, comme lorsqu’il se métamorphose dans la Terre pour dormir ? Quelle mouche l’a donc piqué ?
Asshâni et moi nous préparons à affronter l’adversaire invisible du Mongole… rien. Étrange. Enfin…
Réussissant à ouvrir en silence la trappe qui est au centre de l’escalier, je laisse Asshâni la parcourir : il ne doit pas y voir plus que moi, mais, avançant à tâtons, il semble s’y promener comme en un soir de pleine lune ! Impressionnant.
Mais le cellier est vide, il n’y a là que des victuailles.
Alors que l’on se demande comment faire, et qu’Asshâni est monté un peu dans l’escalier, gravissant quelques marches pour épier les acolytes qui se préparent, Aoyuntaï nous rejoint, apparemment calmé.
Nous essayons de voir comment faire : il est impossible, même pour Asshâni de s’infiltrer dans les dortoirs, ou d’assommer quelqu’un sans être vu, aussi, nous allons suivre les prêtres s’ils descendent et passent par le cloître...
Pendant ce temps, à l’extérieur, Kallicé et Iris, sont sorties dans la rue, afin de séduire les gardes, et obtenir le plus d’informations possibles – Écuménas et Lycaon demeurant dans le passage pour couvrir notre retraite si besoin est.

Les deux grecques vont bien entendu réussir à faire tourner la tête des sentinelles, et si Kallicé apprend donc les horaires des tours de garde, Iris, elle, entreprend un autre type de passe-temps, et file forniquer avec un factionnaire enfouraillé ! On ne la reverra plus de la nuit…
Dans le Temple, un prêtre descend l’escalier, et se fige en entendant notre bon ami mongol en train de clopiner dans le couloir – il aura oublié de rentrer les griffes d’ours poussées à ses pieds ?
Asshâni tente de l’arrêter, mais le garde veut filer. Ainsi j’envoie une bille de fronde qui le sonne, et l’assyrien le plante d’un coup de poignard assassin.
Aoyutaï et moi nous replions vers le passage creusé, et Asshâni récupère la défroque monacale de l’égorgé… mais les autres prêtres, qui descendent les marches, voient le sang et s’affolent : l’alarme va être donnée.
Nous filons par la maison, et, sans trouver Kallicé ni Iris – Kallicé est à la pêche aux informations auprès des gardes, et Iris a pêché un garde ! – nous déguerpissons de là… direction les Arènes, afin de se fondre dans la foule.
Justement, un combat de chiens doit avoir lui, et l’arriviste qui s’est empressé de prendre la place de Bashir, le gars qui commerce avec le Temple de Marduk, est en train de préparer les molosses pour l’affrontement.

Je suis fort énervé et me sens coupable de n’avoir pu sortir Bashir de là, aussi je me venge sur celui qui est heureux d’avoir pris sa place – et qui l’a peut-être désigné aux Prêtres, avec lesquels il a commerce, car ce remplaçant est le 2ème meilleur de la ville, et Bachir le 1er, aussi c’est sa concurrence qu’il élimine.
Enfin, je communique par l’esprit avec les chiens, puis leur ordonne d’attaquer et de déchiqueter celui qui les a en main, là : ce qui est fait. L’arriviste a la jugulaire arrachée, pour le grand plaisir de la foule, et cela me calme que le personnage soit remis à sa place. Il semble que ce n’est pas ce qui me rend plus humain, mais, au contraire, constitue un pas de plus vers la Bestialité, en tout cas, cela défoule. Fallait pas prendre la place de Bachir.
Kallicé nous rejoint vite, ainsi nous sommes au complet, hormis pour Iris qui fornique quelque part.
Comme Asshâni a une robe de prêtre, et qu’en dépit du fait qu’il n’a personne à récupérer dans le Temple, il dit qu’il peut s’y glisser ainsi déguisé, voir ce qu’il s’y trafique.
L’idée nous prend alors d’aller chercher un couturier, chez qui on trouvera de l’étoffe afin de faire d’autres robes semblables.
On trouve en fait un marchand avec des robes de ce genre, toutes faites, et on utilise de l’argent en provenance du coffre des Colériques pour les payer.

Ainsi affublés, nous partons vers le Temple.
Écuménas – un peu visible, le colosse – et Lycaon – qui porte mal la robe – demeurent dehors, afin de nous prêter main forte en cas de repli précipité.
Asshâni, suivi d’Aoyuntaï, ouvrent la marche, suivis par moi-même et Kallicé fermant le cortège – nous avançons en file indienne comme les gens du temple, avec les capuches rabattues sur nos visages.
Suite à notre incursion par la maison et le trou dans le mur, les gardes sont aux aguets, mais nous passons, et réussissons même à récupérer des colliers en or arborant le symbole de Lilith, une femme aux cornes de démone.
Et nous suivons le courant : direction la ziggourat, la tour de Marduk.
C’est une bâtisse avec un couloir fermé, sans vue sur l’extérieur, qui monte en serpentant, tournant sur lui-même en montant… mais, bien vite, on se rend compte que cela ne correspond pas au plan extérieur, c’est trop large, trop haut.
En plus, la pierre vibre, comme si elle était vivante !
Bientôt, nous voyons des couloirs qui partent sur le côté, longs de dizaines de mètres, alors que nous sommes normalement dans un lieu étroit, au dessus de la ville !
De plus, on se rend compte que certains des gens qui nous suivent marchent sur le plafond, que nous on marche sur le mur, et que tout semble ne pas coller par rapport au monde que nous connaissons.
Tout cela pour déboucher dans une pièce sphérique, au sol plat, avec une véritable lumière solaire qui l’envahit, en provenance du centre. Kallicé verra, grâce à son pouvoir, qu’il s’agit en fait d’une pierre, d’où la luminosité émane.
Ensuite, en cercle, à l’extérieur de ce cercle, se tiennent les prêtres. Dont Mooz, habillé comme un singe de carnaval, avec des plumes et tout et tout.
Je me place à sa gauche, Aoyuntaï à ma gauche, Kallicé à côté de lui… Asshâni se met tout près d’Aëshala.
Car, en un demi cercle, devant les prêtres, se tiennent les Acolytes, dont la suivante de Kallicé.
De l’autre côté de la lumière centrale, des gardes prennent place, faisant avancer les prisonniers, dont Météra, Bachir, et une petite boîte contenant Ratao.
Donc, les prêtres tout autour (une vingtaine) puis, à l’intérieur, les gardes et les prisonniers d’un côté, et les acolytes (deux douzaines) en face. Tout ce beau monde s’arrêtant face à un cercle de pierres, au sol, comme du dallage, qui marque un autre endroit de la pièce, où ne pas s’aventurer.
Kallicé, Aoyuntaï et moi décidons d’envoyer Mooz dans cette partie, dès que cela démarre, Asshâni parlera à Aëshala, voir si elle a basculé dans le camp adverse, ou non.

Mooz lance la cérémonie, et les gardes poussent les prisonniers vers la lumière, au delà du cercle de pierres, mais les Acolytes avancent aussi !
En fait, il semble que leur initiation s’achève par ce rituel : ils doivent vaincre leur peur, et s’approcher de la source de Lumière. Ceux qui paniquent, et tombent, sont aspirés, et disparaissent en hurlant.
Avant que les prisonniers soit emportés, Kallicé et moi poussons Mooz vers le centre, au delà du cercle, en un grand coup.
Pendant que Kallicé se concentre ensuite, pour comprendre ce qu’il se passe, de quel rituel il s’agit, je continue de donner des coups à Mooz, le poussant plus loin, l’assommant avec le dos de ma hache, puis lui envoyant une bille de fronde, le faisant passer dans la lumière et disparaître.
Il est difficile de vaincre sa peur, pour entrer dans le cercle, puis il faut résister au désir de plonger dans ce centre.
Aoyuntaï, lui, file, et réussit à récupérer Ratao, puis à aider Bachir à ne pas être happé par la lumière. C’est un combat pour lui aussi.
Asshâni lutte aussi, contre les forces en jeu dans le cercle, mais aussi contre Aëshala, dont le seul but est d’accomplir son rituel !
Tout autour, c’est la folie : les prisonniers et des acolytes, suivent le chemin de Mooz. Les autres, à l’extérieur, semblent épuisés par l’intensité présente, et sortent.
Asshâni réussit à tirer Aëshala vers la limite du Cercle, et moi je cours aider Aoyuntaï, et l’aider à tirer Bashir vers la limite d’un autre côté.
Nous allons sortir, victorieux… lorsque Kallicé hurle d’attendre, d’aller doucement, de ne pas sortir !
Heureusement : nous voyons alors un acolyte réussir à passer… et mourir !
Aoyuntaï comprend alors, en tant que chaman, et nous crie qu’en fait les âmes demeurent dans le cercle, et si on sort, les corps tombent.
Nos âmes sont liés à cette pierre au centre de la Lumière, comme par de longs fils !
Aoyuntaï, Bachir et moi nous prenons par la main, et nous concentrons sur une idée de calme, commune, afin de lutter… mais Aoyuntaï crie que cela ne marchera pas.
Ainsi, nous trois plongeons dans la Lumière, pour que notre corps passe aussi, vu que l’Âme va être aspiré par ce Puits des Âmes !
Asshâni et Aëshala font de même.
Tandis que Kallicé vainc la peur du Cercle, et plonge elle aussi…
Nous arrivons ainsi, tous les six – Kallicé, Asshâni, Aëshala, Bashir, Aoyüntai, et moi – ainsi que Ratao, dans un autre monde – ou alors dans le centre de la pierre ?

Et nous y retrouvons Mooz, quasi mort.
Kallicé sauve le grand prêtre, en usant de son sang, le transformant en Goule.
Nous allons donc questionner Aëshala afin de savoir ce qu’elle peut nous dire sur la cérémonie et ce monde, et Kallicé va entrer dans l’esprit de Mooz pendant qu’on l’interroge…
Sinon, nous sommes dans ce qui semble être un immense cratère de volcan, aux parois qui montent haut, comme des à pics aux arêtes découpés, mais très loin. Le ciel, au dessus, est tout couvert de nuages noirs – est-ce la nuit ou le jour, on ne sait pas - et le sol tout fait de poussière grise. Tout cela est entrecoupé d’immenses fissures où suinte la lave qui part en coulées… un monde infernal.
Où sommes-nous ?


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