Au Cœur de la mangrove

Résumé de la séance du 28/02/2010
dimanche 7 mars 2010
par  Benoît
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Plongés dans la moiteur de la fangeuse mangrove du Sud du pays, Armand de Lussepuy puis don Felipe, racontent leur expédition...

Après plusieurs jours de marche et une dernière journée à traverser la mangrove, la nature a pris un lourd tribut sur les troupes et le moral des soldats est au plus bas. Les têtes brûlés Eisen menace déjà de mutinerie.

Le soir arrive. Les indiens se désolent du peu de trajet parcouru. Le Capitaine Duflantier, malade, est installé un peu à l’écart des troupes. Du petit campement eisen jaillissent cris et chants. Inquiets que ces inconscients ne fassent repérer l’ensemble du convoi, Georges s’approche et tente de les sermonner. En vain. Franz, le nouveau chef eisen après la mort de Volker menace même de rebrousser chemin. Felipe arrive à ce moment là et menace le soldat. Le ton monte et Felipe clôt le débat d’un bon crochet du droit.

Le lendemain, Georges réveille les troupes mais constate que de nouveaux soldats sont malades. Il décide de porter Daniel Duflantier et propose aux volontaires de porter les malades. L’expédition repart en file indienne. Georges couvre l’arrière garde quand il voit le soldat devant lui se faire happer par un énorme lézard trapu. Georges dégaine et tire sur la bête mais sans effet. Il pose donc Daniel sur un endroit à peu près stable et se précipite vers le trou. Le soldat a déjà disparu dans la gueule du caïman mais celui qu’il portait est encore dans l’eau. Georges appelle du soutien et demande une corde mais ne peut attendre que les soldats devant ne réagissent. Il coupe donc une liane et s’en sert pour descendre sauver seul le soldat. Alors qu’il remonte avec le malheureux sur les épaules, il aperçoit Felipe venu de l’avant-garde pour l’épauler. Mais la corde craque et les trois hommes se retrouvent dans l’eau. Felipe plonge sur le caïman, rapière en avant mais tombe sur une peau bien trop épaisse pour son arme. Là-haut, Daniel s’est réveillé et constate que les Eisen interdisent aux soldats montaginois d’intervenir. Daniel est incapable de se lever mais récupère une corde et la jette à Felipe pour l’aider à remonter. Georges, le soldat sur le dos nage le plus vite possible vers le tronc d’un arbre et débute son escalade hors de l’eau. Mais un autre caïman se saisit du soldat sur son dos et cette fois il ne peut lutter face à la force de l’animal. Le deuxième soldat finit à son tour avalé et Georges remonte seul. Tout cela n’aura servi à rien… si ce n’est à montrer à ses hommes que Georges était prêt à tout pour les aider.

La journée se poursuit. Georges et Daniel sur son dos discute du comportement des Eisens et sur la conduite à tenir quand le capitaine sent une intense douleur dans son dos. Georges le dépose aussitôt été découvre qu’une sorte de ver est en train de le dévorer sous la peau. Sous les conseils de la victime, Georges dégaine sa dague et opère à vif, avant de brûler les éventuels restes de la créature avec de la poudre à pistolet.

D’autres soldats ont connu la même mésaventure et les soins imposent une nouvelle halte au grand dépit des indiens.

Le campement est finalement installé pour la nuit. Georges sécurise la zone occupée par ses soldats. Felipe fait de même mais ses connaissances de la jungle sont perfectibles. Daniel est « invité » de force par Tina et les Eisens à venir boire et chanter avec eux. L’alcool aidant, Daniel sympathise avec eux et se met à chanter. De nouveau Felipe et Georges doivent tenter de calmer les ardeurs des fêtards pour sauver la discrétion… mais sans provoquer une guerre ouverte entre teutons et autres soldats.

Quelques heures plus tard, le campement s’est enfin endormi. Mais brusquement la mangrove rompt sous les tentes de Felipe et de quelques soldats de Duflantier. Georges et Daniel se précipitent pour sauver les malheureux mais de nouveau trois soldats disparaissent, dévorés cette fois par de petits poissons carnivores. Des pirahnas les appellent les indiens.

Une nouvelle journée commence. Cette fois l’espoir revient. Les éclaireurs indiens ont confirmé que la fin de la jungle n’était plus très loin. Est-ce cette perspective ou la sélection naturelle qui n’a laissé que les plus résistants mais la journée et la nuit suivantes se passent sans nouvelles pertes.

La troupe arrive enfin au bord d’une importante rivière. La discrétion est plus que jamais requise.


Journal de don Félipe Dominguez

La situation n’est pas brillante. Heureusement nous pouvons compter sur l’appui de Marc-Antoine, l’ancien Rose+Croix qui fait parti des anciens détenus : il fraternise avec mes mercenaires, il les aide à leur remonter le moral. En tant que chef, je fais de mon mieux pour aider ceux qui sont à la traîne, et les journées sont longues.

Tout le groupe subit rudement les moustiques et leurs innombrables piqûres qui finissent pas rendre les gens nerveux et usés de fatigue. Dans la panique de l’autre jour, certains ont perdu leur matériel et nous devons prendre du temps pour redistribuer les charges et rationner l’eau, qui commence à manquer. De son côté, Daniel Duflantier est malade. Sa morsure s’est infectée et il est resté sous sa tente toute la nuit. On va devoir le porter demain, ainsi que quelques autres qui n’ont pas l’air bien.

Le soir, les Eisens, parfaitement indisciplinés, chantent à tue-tête en buvant de la bière qu’il ont apporté et gardé pour eux. Ces imbéciles risquent de nous faire repérer, mes amis Indiens ont bien insisté sur le fait que nous sommes dramatiquement proches des positions ennemies. Georges a beau leur donner l’ordre de se taire, ces crétins se contentent de rire, au mépris de l’autorité : c’est insupportable ! Je me précipite en réitérant l’ordre donné par mon ami, et leur chef me rit au nez. Il mérite une bonne correction et je décide de lui enseigner les bonnes manière en le cognant devant ses hommes, pour que tous sachent bien qui est le chef. Georges m’aide à contenir leur colère mais Marc-Antoine ne sera pas de trop pour qu’on arrive à les calmer : ils sont tellement fous qu’ils auraient presque choisi de se rebeller, ici, en plein milieu de la jungle !

Le lendemain matin, je ne suis pas surpris d’apprendre au rapport que nous avons cinq nouveaux malades, dont trois de mes hommes. Avec le soldat blessé, la jambe de Tina et Daniel qui est toujours trop faible pour marcher, nous voilà avec huit personnes sur les bras. J’organise à nouveau le matériel et nous sommes forcés d’abandonner encore de précieux objets pour pouvoir porter les plus faibles. C’est Georges qui fait l’arrière-garde en portant Duflantier, pendant que je prend la tête de la colonne avec les Indiens.

En fin de matinée, un caïman surgit des eaux saumâtres de la mangrove et happe littéralement le soldat qui précédait Georges dans la marche, et qui portant l’un des malades. Le malheureux se fait rapidement réduire en charpie mais Georges descend avec une corde pour tenter de récupérer celui qu’il portait sur le dos. Malheureusement un autre caïman les attaque... alterté par leurs cris, je reviens en arrière et, rapière au poing, je saute sur le second caïman. Ses écailles sont trop épaisses pour ma lame mais je parviens à faire diversion, permettant à Georges de remonter avec le malade à demi noyé... mais la corde lâche, un autre caïman arrive... la mort dans l’âme, Georges se décide à achever le malheureux d’un coup de pistolet pendant que Duflantier, resté en haut, m’aide à sortir de l’eau.

Plus loin, ce sont des « vers à macaques » qui, tombant des arbres, s’en prennent à nous. Duflantier, qui était revenu sur le dos de Geoges, reçoit plusieurs de ces saletés qui tentent de s’immiscer sous sa peau pour lui dévorer la chair : Dieu aurait-il oublié cet endroit pour le laisser aux mains de Lucifer ? Je n’imagine pas enfer plus terrifiant. George brûle une de ces créatures répugnantes avec de la poudre et un Indien nous aide à enlever les autres, plusieurs hommes étant touchés.

Je décide de partir en éclaireur avec les Indiens. Il faut redonner espoir au groupe en déterminant combien de jours il nous reste à marcher dans cet enfer... et tenter d’éviter quelques nouveaux pièges mortels pour nos hommes sous-entraînés. Nous finissons par repérer un grand fleuve et nous guidons le groupe jusqu’à lui avant de commencer à préparer des radeaux. La présence des Indiens ennemis se fait plus forte : nous entendons des tam-tams de guerre et, de loin en loin, on aperçoit la fumée de camps... et des signaux de communication.

Le lendemain, nous traversons en radeaux, entourés de piranhas voraces. Duflantier a un peu de mal à manœuvrer mais sa santé s’améliore à vue d’œil. Après une journée de navigation pour remonter le fleuve, nous croisons des Indiens avec des peintures de guerre et nous devons nous cacher sur la rive. Un peu plus haut, nous débattons tous pour déterminer comment continuer. Finalement, nous choisissons de passer par un étroit défiler qui monte vers la cité ennemie où sont prisonniers nos amis. Pour plus de prudence, Georges, Daniel et moi décidons d’escalader la falaise pour observer le défilé d’en-haut et éviter un éventuel guet-apens.

L’escalade s’avère très dangereuse, nous grimpons pendant deux jours un à-pic vertigineux. Nous avons quelques frayeurs mais nous arrivons finalement tous les trois au sommet en vie. De là, nous avons une vue imprenable sur le chemin qu’il nous reste à parcourir... et au loin, la cité indienne.



- MJ : Michaël
- PJ :

  • Felipe Dominguez, alias Spectre (Benoît)
  • Armand de Lussepuy, alias Georges de la Houssinière (GIOM)
  • Diego Matavaca, alias Daniel Duflantier (Tutu)

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