Libération

Extrait des mémoires d’Ailin Doublevue – Tome II - « Fondations »
vendredi 20 janvier 2012
par  GIOM
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Nous étions tous sains et sauf de retour dans la résidence du Baron Emeran. Dame Catherine nous avait elle aussi rejoint après ses pérégrinations secrètes et exigeait un rapport détaillé sur nos avancée.... quand elle ne nous disait rien. A ma surprise Aodren s’exécuta... et l’avenir devait lui donner raison car Dame Catherine ne nous fut pas inutile pour sauver la Dame Blanche.

Le Scribe Déchu était dans un état d’inconscience entre vie et mort. Nous avions l’« œuf » et savions au fond de nous même comment nous en servir. Mais si jeunesse rime souvent avec impétuosité, elle peut parfois rimer avec un manque de confiance flagrant !

Nous avions décidé que nous manquions d’informations...

Après des hésitations morales légitimes mais peut-être pas assez appuyées, je proposai de sonder l’esprit de Merwyn Meaulne pour tenter de revoir la scène de son arrivée. Son esprit semblait se perdre. J’essayai donc de le guider, de lui redonner de la confiance... mais ce fut un échec cuisant. On ne soigne pas les rouages de l’esprit comme on panse une plaie. Son esprit se perdait et à force de vouloir le suivre, je me perdais aussi.

Seul la douleur et la surprise me ramena au monde extérieur. Une claque bien opportune d’Aodren venait de me sauver.

De son côté, Xzyl chercha à localiser Sparafucile à l’aide des dagues qui lui avaient appartenu. Il ressentit sa présence en mer, sans plus de précisions. Si Sparafucile avait bien assassiné le capitaine anglais cette nuit, il était cependant suffisamment mobile pour pouvoir quitter Brest et revenir rapidement.

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Xzyl poursuivit ses investigations pour repérer le quartier dans lequel se trouvait Malvolio. Une goutte de sang vint indiquer un emplacement précis sur la carte de Brest. Difficile de dire jusqu’où était la réussite de Xzyl et où commençait celle du Prince qui avait probablement voulu être repéré.

Si jeunesse peut parfois rimer avec un manque de confiance, elle rime souvent avec impétuosité ! Nous savions que Malvolio pouvait être un danger autant qu’une aide. Nous ne voulions pas impliquer plus que de raison le Prince à notre enquête sur le Palais Chimère. Et pourtant, nous partîmes à sa rencontre... sans même avoir une vision clairement établie de ce que nous devions lui dire.

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Malvolio

Sur place, un marchand était là, surpris de nous voir. Nous précisâmes que nous venions rencontrer Malvolio et il nous conduisit aussitôt au sous-sol.
Le Prince de la Nuit nous réitéra sa proposition d’aide et en particulier le fait que Rossrach, son bras droit, voulait faire partie de l’expédition.

Nous le remerciâmes, discutâmes des forces qu’il pouvait mettre à notre dispositions, des conditions puis prîmes congés... décidés à éviter autant que possible de devoir dépendre de son aide.

Nous restait la piste de Pandora, la jeune femme qui avait conduit Dame Catherine puis nous autres mages dans le piège du nain. Dame Catherine parvint à retrouver le protecteur de la jeune femme et à le convaincre de nous conduire jusqu’à elle. La Roue du Temps avait emporté la jeune femme. Je tentai d’écouter à l’intérieur mais une protection inconnue me rendit sourd. Xzyl aperçut un rat, mené par Gorgon ou Gorgon lui-même ?, qui attira son attention. L’animal nous conduisit jusqu’au quai d’où nous vîmes Sprafucile s’éloigner à bord d’un navire de léger tonnage.

Seule Dame Catherine, transformée et jetée à distance par Amalrik, put embarquer à bord et suivre de près notre ennemi.
Nous autres mages embarquâmes avec Amalrik à bord d’une barque. Les muscles d’Amalrik nous maintinrent dans le sillage du navire jusqu’à ce que Xzyl brise l’orbe. Le phénix bleu vif guida alors notre embarcation jusqu’à l’île.

L’île s’avéra être un regio féérique dont je m’attachai à distinguer les différents niveaux : le rideau de brume, puis l’embarcadère sur l’île, puis l’entrée même du château...

Nous retrouvâmes Dame Catherine et avançâmes à l’intérieur même du Palais Chimère. Là, Entourés d’une multitude de papillons, nous fumes noyés dans l’esprit de fête. Nous nous mêlâmes au peuple féerique mais aussi aux riches anglais qui avaient payé cher à Sparafucile leur séjour festif sur place.
La grande salle du Palais nous apparaissait comme une simili forêt d’herbe bleue sur le sol. En face un très grand trône, supervisait l’assemblée. Sur celui-ci, plus belle encore que je me l’étais imaginée, la Dame Blanche. Ses yeux restaient cependant vides d’expression et nous constatâmes de suite que ses poignet étaient attachés. Je voulus m’approcher de la Dame Blanche mais une sensation désagréable m’appréhenda en même temps qu’une brûlure au thorax. Autre chose que de simples liens détenaient la Reine des lieux.

Nous apprîmes de la foule que le nain se nommait Zworykin. C’était la Dame Blanche qui lui avait donné une invitation permanente au Palais.

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La corne manquante

Nous laissâmes là les fastes et prîmes un escalier en colimaçon, tout de marbre conçu. Les marches nous conduisirent ainsi jusqu’au dernier niveau du regio féérique. Là nous découvrîmes le laboratoire du dénommé Zworykin. Au milieu de celui-ci, un démon haut comme deux hommes. Un démon enfermé dans un cercle et à qui il manquait une de ses cornes ! Celle-là même que j’avais vue déjà trop longtemps.

Une idée que l’on pourrait qualifier de stupide me vint : m’entailler le torse en espérant avoir un quelconque effet sur le Démon...

Amalrik brûlait d’user de sa hache. D’autant plus lorsqu’il aperçut une femme rousse aux côté du nain. Une femme qui à n’en pas douter avait une place encore vive dans ses souvenirs passés...

La suite se passa extrêmement vite. Les images de la scène reste et resteront gravées profondément dans ma mémoire. L’image de Dame Catherine courant nue et lançant la corne manquante du Démon. Plus que la nudité de Dame Catherine, c’est la corne en elle-même qui m’interpella. La corne et la cicatrice qui courrait le long de celle-ci. La même que celle, toute fraîche, sur mon torse !

Le Démon se saisit au vol la corne, se l’enfonça là où elle aurait dû se trouver et disparut. Au même instant, les liens mystiques qui retenaient la Dame Blanche furent rompus et les Fantômes apparurent, pris d’un désir rageur de juste vengeance et saccage le laboratoire de Zworykin... et les éventuels objets utiles qu’il aurait pu avoir laissé.

Durant les minutes qui suivirent, la Dame Blanche fit disparaître des lieux tous les nobles anglais qui n’avaient pas été invités par ses propres soins. Zworykin et Sparafucile, ainsi que la femme rousse avaient réussi à profiter du chaos pur s’échapper. Je savais déjà que je les recroiserais mais pas en ces lieux. Le Palais Chimère était sauvé.

La Dame Blanche nous remercia et nous proposa à chacun un service.

Le lecteur comprendra aisément que je taise ici la demande que je fis à l’époque... les prochains ouvrages le révéleront probablement.


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