Fay la Pêcheresse

extrait des mémoires d’Ailin Doublevue – Tome II - « Fondations »
mercredi 17 août 2011
par  GIOM
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Nous avions trouvé Astinus mort. Sa résidence ravagée... Mais n’en savions pas encore beaucoup plus. Les jours suivant allaient révéler autant de réponses que de questions...

Deux jours avaient passé depuis notre triste découverte. Nous n’avions pas perdu de temps. Tibors, Catherine la sœur de Stanislas et Diarmid Mac Sealgear avaient accompagné Aodren à la petite bourgade voisine. Leur premier rapport avaient fait état d’une ville prospère, indépendante mais terrorisée par la présence de créatures maléfiques. Le prêtre, très influent, galvanisait ses ouailles en leur demandant d’expier leurs pêchés, coupables de l’arrivée de ces créatures du malin. L’expédition menée par Aodren avait plutôt mal fini. Aodren, pourtant capable de se mêler à la population des non initiés, s’était fait reconduire à l’extérieur de la ville. Pire, Catherine s’était retrouvée aveugle, victime d’un sortilège posé sur un coffre que sa curiosité lui avait poussé à ouvrir. Un coffre situé dans e presbytère de la ville. Étonnant qu’un prêtre de village ait en sa possession un coffre protégé de telle façon.

De notre côté, Stanislas et moi, surtout lui d’ailleurs, étions parvenu à enfin accéder à l’Alliance d’Astinus. Bientôt rejoints par le premier groupe, nous découvrîmes que l’Alliance elle-même avait été saccagée. Un certain nombre de livres semblaient avoir disparu. Des ouvrages traitant principalement du Corpus. Seul le laboratoire personnel d’Astinus était resté inviolé.

Stanislas nous apprit, à son moment opportun, comme il aime souvent à le faire, qu’Astinus avait rédigé et signé de sa main un acte nous léguant à tous les quatre son Alliance et l’arbre source de Vis. A tous les quatre !...

Et en effet, un quatrième mage vint le lendemain de la découverte à la pierre noire. J’usai de ma magie pour échanger avec lui avant de risquer de lui autoriser l’accès. Comme nous, Xzyl avait été en contact avec Astinus au cours de son apprentissage... et son nom figurant sur le testament nous n’avions de raison de lui refuser l’accès.

La Roue tournait. Notre Alliance était donc née... si pas encore officiellement.

Nous passâmes la journée à inspecter les locaux de ce qui était maintenant notre Alliance. Nous y découvrîmes, au milieu des saccages et vols perpétrés, neuf pommes directement issues de l’arbre au centre du laboratoire de feu Astinus : trois pommes d’or, sources de vim ; trois pommes rouges, sources de creo ; trois pommes vertes, sources d’herbam.

Ce même jour, sans que personne ne sache trop comment, Tibors avait réussi à trouver le moyen de soigner les yeux de Catherine quand nous autres mages n’avions pour le moment de solution. Dénué de don, je supposai dès à l’époque que le chevalier devait avoir en sa possession quelque objet magique. Héritage, don ou objet volé, je n’en avais aucune idée. Il appartenait à Tibors de garder ou révéler ses secrets et non à moi de les lui extirper.

Le lendemain, décision fut prise d’agir. Astinus avait été attaqué et tué, sa demeure pillée, les médaillons-clés volés. Des créatures soi-disant maléfiques courraient sur le territoire de notre Alliance. Des ouvrages hermétiques avaient été volés. Nous aurions eu bien pâle figure à ne pas agir. Mais plus que l’énumération de ces critères c’est bien des raisons personnelles qui me poussèrent à épauler mes compagnons dans cette quête. Des « premitives stigmata » avaient faits leur apparition. Et j’avais déjà appris par le passé que ce n’était pas le genre de chose à prendre à la légère... bien que je fusse bien incapable de les interpréter plus loin que le fait que l’Eglise soit impliquée de près ou de loin aux événements chaotiques cités.

Eric de MalaeuxDe nouveau, Tibors, Diarmid et Dame Catherine se rendirent en ville. Tibors pour y proposer son aide de chevalier œuvrant pour le Bien et Dame Catherine pour y glaner information et favoriser la confiance des villageois en cette aide extérieure.

De notre côté, nous autres mages, épaulés par Amalric, le géant barbare du nord, explorions la campagne à la recherche de traces de ces créatures. Les sens de Xzyl confirmèrent que la région vallonnée au nord de Fay de Bretagne était souillée... sans savoir préciser par quoi. La nuit commençait à tomber et nous n’avions toujours aucune piste.

Nous décidâmes donc de forcer les événements. Nous prîmes donc la direction du village et plus précisément du presbytère. Stanislas ou Aodren (qu’importe à dire vrai) s’assura que le prêtre était bien plongé dans un profond sommeil. Tous deux entrèrent et inspectèrent la pièce. Ce qu’ils y découvrirent avait de quoi étonner : une hostie empreinte de Vim teinté. L’église aurait-elle été construite sur une source de Vim qu’elle aurait corrompue ? L’autre découverte fut une non-découverte en réalité. Le coffre ouvert par Catherine n’était plus plein de livres mais de simples vêtements. Le forfait de la jeune femme avait donc été découvert et les objets de valeur déplacés dans un autre lieu.

Et pour savoir où, quoi de mieux que de faire parler les bottes du prêtre endormi ? Nous identifiâmes ainsi un trajet à travers des sentiers sinueux serpentant dans les collines proches du village. Éclairés par les astres nocturnes qui se délectaient de notre si courte et futile existence sur terre, nous suivîmes donc le chemin et parvinrent à une grotte surplombée d’une croix taillée à même le granit. Nous étions proches. Trop proches. Amalric menait l’avant-garde de notre ban miniature quand des mains griffues sortirent de terre pour s’agripper à lui. Le géant fit tournoyer sa hache avec une précision que je n’aurais jamais crue possible avec une arme de cette taille. En quelques minutes, avec l’aide de mes trois sodales, les deux créatures mort-vivantes sorties de terre avaient été proprement mises à néant.

De nouveau des brûlures sur ma poitrine, il restait encore quatre de ces créatures. L’exploration de la grotte montra qu’elles n’étaient pas ici et j’eus une étrange vague d’inquiétude... Tibors ne risquait-il pas de se retrouver seul avec Diarmid face à ces créatures ? Saurait-il s’en sortir avec autant de brio qu’Amalric... sans l’aide de magi pour l’épauler.

Tandis que je me perdais dans mes réflexions, mes trois sodales avaient retrouvé les grimoires volés dans la maison d’Astinus, notre maison, ainsi qu’un panier contenant des pommes de l’arbre-source et d’autres osties.

Restait à savoir comment exploiter ceci contre Eric de Malaeux, le prêtre, coupable selon toute vraisemblance... mais sans qu’il nous soit possible de venir exposer faits ou preuves au bourgmestre...


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