Épisode 3

jeudi 24 mai 2012
par  Dominique
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Finalement, le reste de la nuit s’écoule tranquillement. Au lever du jour, et durant une bonne partie de la matinée, le voyage se poursuit sans qu’aucun incident ne vienne le troubler. Et, en fin de matinée, la caravane arrive aux portes de Montauban. En pénétrant à l’intérieur de la cité, elle est accompagnée par une foule enthousiaste. Pourtant, s’y mêlent parfois quelques cris de colère et de haine vite dissipés. La caravane poursuit alors sa route a travers les ruelles de la ville. Elle franchit finalement l’entrée de ce qui semble ètre une place forte ancrée au cœur de l’agglomération. Une fois dans la cour de celle-ci, ses lourdes portes se referment derrière la caravane de chariots. Et chaque carriole est conduite à l’intérieur d’un hangar isolé et à l’abri de la lumière du jour.

Une fois les chariots stoppés, et dans l’obscurité, Benjamin Chanteclous demande aux personnages de le suivre à l’intérieur des bâtiments. Il les y fait pénétrer par une porte dérobée à l’abri de la lumière du jour. Il les conduit à l’intérieur d’un dédale de couloirs, d’escaliers, et de salles diverses et variées. Il fait finalement entrer chacun d’entre eux dans une chambre qui semble avoir été préparée à leur intention, puisque très peu éclairée. Et Benjamin Chanteclous leur dit qu’ils peuvent s’y reposer jusqu’à la nuit tombée. Et avant de refermer la porte – à clef – que quelqu’un viendra les voir et répondre à toutes leurs questions à ce moment-là.

En effet, à la nuit tombée, un homme frappe à la porte de la chambre de chacun des personnages. Il s’agit un petit homme, pratiquement de la taille d’un nain, qui leur demande de le suivre. Durant le trajet, ils ont beau le questionner sur la place forte dans laquelle ils se trouvent, sur le comte de Lamoricière, ou sur n’importe quel autre sujet, il ne leur répond pas. Il se contente de les conduire à travers un dédale d’escaliers, de couloirs et de salles, jusqu’à une porte. Il y frappe plusieurs coups avant de l’ouvrir et de faire entrer à l’intérieur de ce qui ressemble à un bureau.

La pièce est partout encombrée, que ce soit sur différentes tables, ou sur des étagères accrochées aux murs, de livres et de cartes. De vieux tableaux apparaissent également sur les parois, entre deux rangées d’étagères ; ainsi que des tentures de velours, et une armure grandeur nature dans un coin. Un homme est assis derrière un de ces tables qui semble faire office de bureau : c’est le comte de Lamoricière. Plusieurs autres hommes et quelques dames sont également présents autour d’une autre table sur laquelle s’étale une grande carte de la région Aquitaine. Parmi eux se trouvent Jacques et Benjamin Chanteclous en grande discussion avec le comte de Lamoricière. Ils stoppent instantanément leur conversation dès que les personnages pénètrent dans la salle.

Le comte de Lamoricière se présente alors aux personnages. Puis, il leur explique qu’il heureux de les voir enfin à Montauban, en sécurité entre les murs de sa cité. Il leur dit que Jacques et Benjamin Chanteclous lui ont relaté leurs mésaventures, ainsi que de celles de leurs compagnons. Il sait que ce sont des vampires, puisque lui-même en est un. Il continue en leur disant qu’il est prêt à les protéger et à les aider à rejoindre Toulouse, en échange de certaines informations sur la ville de Bordeaux, ainsi que sur les événements qui s’y déroulent actuellement. En effet, précise-t-il, il désire prévenir le duc de Bouillon – qui est en ce moment même à Toulouse en compagnie des différents chefs de la Fronde – pour que ce dernier puisse prendre les décisions les plus efficaces en ce qui concerne le soulèvement de l’Aquitaine. Car la province doit entrer ouvertement en rébellion contre le pouvoir royal dans les semaines à venir. Mais il manque encore certaines indications susceptibles d’orienter les tactiques à mettre en œuvre.

Au pied du mur, les compagnons vampires des personnages racontent donc au comte de Lamoricière que Bordeaux est entré en rébellion contre Mazarin et Anne d’Autriche depuis quelques temps déjà. En effet, détaillent-ils, comme le sait certainement le comte de Lamoricière, la princesse de Condé s’est arrêtée à Bordeaux il y a plusieurs mois, avant de prendre la route de Toulouse. Elle y a informé le parlement que Mazarin et la reine ont emprisonné Condé au mois de Janvier dernier. Or, après le départ de la princesse de Condé de Bordeaux, les parlementaires ont organisé le soulèvement de la population contre les milices royales qui y stationnaient. La foule les a massacrés ; tandis que les huguenots de la région ont profité de la situation pour y bruler quelques églises et y assassiner quelques curés. Des fanatiques catholiques ont immédiatement riposté en égorgeant une vingtaine de familles protestantes parmi les plus influentes de Bordeaux. Ces derniers ont même enlevé une demi-douzaine d’enfants protestants afin de les convertir de force au catholicisme. Puis, ils les ont enfermé a l’intérieur de monastères. La tension est montée d’un cran lorsqu’à la suite de ces incidents, une milice de bordelais s’est constituée afin de faire la police dans les rues de la ville. Puis, elle a décidé de barricader les portes de la cité afin d’empêcher les religieux enragés de chaque parti d’en sortir pour aller chercher des renforts. Et, au moment où les compagnons vampires des personnages ont réussi a fuir, tout le monde était en train de s’armer. Car une rumeur persistante se répandait ; elle prétendait qu’une armée royale était sur le point de prendre la direction de Bordeaux, afin de mater la rébellion qui y est installée. D’autre part, les huguenots étaient sur le point de massacrer les catholiques les plus influents de la ville, avec l’accord tacite du parlement.

Les compagnons vampires des personnages ajoutent encore que, d’après ce qu’ils savent, juste avant que les portes de Bordeaux ne soient barricadées, le parlement de la cité a envoyé des messagers un peu partout en Aquitaine, afin que la province envoie des renforts l’aider contrer l’armée royale. Le parlement a également envoyé un messager en direction de Toulouse, afin de prévenir la princesse de Condé et les autres frondeurs, de la situation dans laquelle se trouve Bordeaux. Les compagnons vampires des personnages expliquent alors qu’ils ont profité de cette chance – avant que cela ne soit plus possible – pour quitter discrètement la ville. Pour plus de sécurité encore, ils se sont ensuite très vite séparé, et de rejoindre Moissac par leurs propres moyens.

Le comte de Lamoricière confirme alors que le messager est bien arrivé à Toulouse, et a bien informé les frondeurs de l’évolution de la situation à Bordeaux. Il confirme également qu’une armée royale marche bien en ce moment même en direction de Bordeaux, dans le but de reprendre la ville, puis, la région, aux insurgés. Et que maintenant qu’il connaît tous les détails, il va pouvoir informer la princesse de Condé et ses amis, de la tactique à employer afin de soutenir Bordeaux depuis Toulouse.

Par contre, poursuit le comte de Lamoricière, pour quelle raison les compagnons vampires des personnages tenaient tellement à fuir Bordeaux. Ces derniers semblent soudainement gênés et ne savent pas trop quoi répondre. Mais, finalement, au bout de quelques secondes de réflexion à se regarder sans trouver quoi dire, ils avouent que leur tête a été mise à prix dans cette ville, à la suite d’un malentendu.

Dès lors, le comte de Lamoricière ne leur pose plus aucune question. Il jette malgré tout un regard furtif dans leur direction, exprimant ainsi qu’il en sait plus que ce qu’ils ont bien voulu lui révéler. Ensuite, il se tourne vers Benjamin Chanteclous ; il lui donne l’ordre d’envoyer un messager à Toulouse dans les plus brefs délais afin d’informer ses amis frondeurs sur les événements qui sont actuellement en train de se dérouler à Bordeaux. Il souhaite également dire à ses alliés qu’il est en train de rassembler une armée de 3000 hommes destinée les rejoindre à Toulouse, au plus tard dans un mois. Il souhaite encore leur dire que 1500 hommes sont déjà à sa disposition, mais que les différents territoires sous la juridiction du comté de Montauban doivent lui en envoyer environ 1500 autres dans les jours qui viennent ; d’ailleurs, de nouvelles troupes arrivent à Montauban tous les jours. Et le départ de ces 3000 soldats doit s’effectuer dans environ une semaine ; plus les trois semaines nécessaires de trajet jusqu’à Toulouse.

Le comte de Lamoricière se tourne alors vers les personnages, ainsi que leurs compagnons vampires, et leur dit qu’il va se servir de cette expédition pour les amener discrètement, et de manière à ce qu’ils soient protégés, jusqu’à Toulouse. Mais, pour l’instant, tant que les détails de ce voyage ne sont pas tous établis, il ne peut pas leur en dire plus ; il leur en reparlera avec plus de détails dans quelques jours, lorsque tous ses plans seront définitivement établis.

À l’issue de ce discours, le comte de Lamoricière s’excuse auprès des personnages, en leur disant qu’il a encore plein de choses dont il doit s’occuper. Il frappe dans ses mains, et aussitôt, le majordome qui les a précédemment accompagnés jusqu’à cet endroit, reparait. Il invite les personnages à le suivre jusqu’à leurs chambres respectives. Mais, juste avant qu’ils ne quittent la pièce, le comte de Lamoricière se tourne une dernière fois vers eux en leur disant qu’il viendra leur rendre visite un peu plus tard dans la soirée. Finalement, lorsqu’ils parviennent devant la porte de chacune de leur chambre, les personnages se rendent compte que deux soldats ont été affectés à la garde de chacune d’entre elles.

Une fois dans leurs chambres, si les personnages tentent d’en sortir pour une quelconque raison, les gardes ne veulent pas les laisser passer en leur expliquer qu’ils ont ordre de ne pas les laisser sortir de leurs chambres. La seule autorisation qu’ils peuvent leur accorder, c’est de les laisser se réunir dans une de leur chambre.

Effectivement, au bout de plusieurs heures d’attente, le comte de Lamoricière vient rendre visite aux personnages. Tout d’abord, il s’excuse auprès d’eux de devoir prendre tant de précautions en ce qui concerne leur protection. Il leur assure ensuite que celles-ci ne sont destinées à durer que jusqu’au lendemain soir. Par contre, même si les personnages l’interrogent sur le sujet, il ne leur dit pas quelles sont les raisons de telles précautions. Il dit juste que c’est important et nécessaire. Puis, il demande ensuite à s’entretenir en particulier avec Stephan de Hautecour. Il emmène alors ce dernier dans une autre salle. Avant de partir, il dit aux personnages qu’il va revenir les voir un peu plus tard dans la nuit. Et finalement, il sort de la chambre en compagnie de Stephan de Hautecour. Une fois encore, la porte de la pièce à l’intérieur de laquelle se trouvent les personnages est soigneusement fermée à clef après le départ des deux hommes.

Un moment plus tard, alors que les personnages sont toujours ensemble dans la même chambre, ils peuvent éventuellement percevoir le bruit d’un mécanisme se répercutant dans un coin de la salle. Celui-ci provient en effet dans le mur se trouvant juste à côté du lit. Aussitôt, ce qui parait être l’ouverture d’un passage secret y apparaît. Un homme s’y discerne. Mais, lorsque celui-ci aperçoit les personnages, il pousse un cri d’exclamation et de surprise. Il recule immédiatement dans l’ombre du passage secret. Il active le mécanisme de fermeture de ce dernier, et s’enfuit.

Évidemment, les personnages peuvent essayer de bloquer la fermeture du passage secret, et y parviennent s’ils sont plus rapides que l’inconnu dans ses mouvements. S’ils n’y réussissent pas, ils peuvent chercher le mécanisme dissimulé dans le mur. Celui-ci est caché à l’intérieur de l’un des bas-reliefs du montant du lit. Mais, dans tous les cas, l’inconnu s’enfuit au cœur du passage secret.

Après cet incident, les personnages peuvent décider d’attendre le retour du comte de Lamoricière et de Stephan de Hautecour. Dans ce cas, ceux-ci reviennent les voir au bout de deux heures d’attente. Stephan de Hautecour semble mécontent, voire, coléreux ; le comte de Lamoricière, par contre, est détendu et heureux. Le comte de Lamoricière demande dès lors aux personnages quelles ont été les circonstances qui les ont amenés à croiser la route de Stephan de Hautecour et de ses amis. Il leur demande également pour quelle raison ils ont suivi ceux-ci jusqu’à Montauban. Par contre, dès que les personnages commencent à lui poser des questions au sujet des énigmes concernant leurs compagnons, le comte de Lamoricière leur dit que ce n’est rien qui puisse les intéresser. Quand les personnages lui demandent pourquoi ils sont ainsi séquestrés dans leurs chambres, le comte de Lamoricière leur répond que c’est à cause de ce qui se déroule à Montauban en ce moment, mais sans leur donner plus de précisions.

Les personnages peuvent également lui révéler l’incident concernant le passage secret, ainsi que l’homme qu’ils ont aperçu à l’intérieur de celui-ci. Le comte de Lamoricière semble surpris par ces révélations, et demande aussitôt aux personnages de lui donner davantage de précisions au sujet de cet incident. Puis, une fois l’entretien terminé, il ramène les personnages jusqu’à chacune de leurs chambres, sauf celle à l’intérieur de laquelle se trouve le fameux passage secret.

Lors de leur discussion avec le comte de Lamoricière, les personnages peuvent décider de ne pas lui parler de l’incident lié au passage secret. Dans ce cas, la conversation avec lui se poursuit normalement. Et une fois celle-ci terminée, le comte de Lamoricière les reconduit jusqu’à leurs chambres respectives ; y compris celle où se trouve le passage secret.

Avant de les quitter, le comte de Lamoricière dit aux personnages qu’à partir du lendemain soir, ils seront libres d’aller et venir à leur guise à l’intérieur du château. Il dit aussi que les soldats devant la porte de leurs chambres seront retirés à ce moment-là.

Dans tous les cas, les personnages peuvent décider d’activer de nouveau le mécanisme lié au passage secret, et d’ouvrir le mur à l’intérieur duquel celui-ci se dissimule. Dès lors, ils suivent un corridor sombre, poussiéreux, et par endroits encombré de toiles d’araignées. Puis, escalier en colimaçon qui descend. Salle abandonnée aux murs fissurés, et dont certaines parois se sont éboulées ; plusieurs ouvertures laissant apercevoir de nouveaux corridors semblables au précédent. Couloir jusqu’à une intersection au centre de laquelle se trouve une fontaine sculptée, mais à moitié écroulée sur elle-même. Nouveau couloir aboutissant à un nouvel escalier en colimaçon qui descend. Autre couloir se terminant par une porte verrouillée mais très aisée à débloquer. Encore un corridor aux murs duquel apparaissent des cadavres plus ou moins récents, ainsi que des squelettes, enchainés a intervalles réguliers. Par ailleurs, plusieurs cadavres qui semblent vidés de leur sang, les yeux exorbités par la terreur et la souffrance, se discernent, également à intervalles réguliers, sur le sol poussiéreux du couloir. Ce dernier se termine par une seconde porte semblable à la précédente, et aussi aisée à déverrouiller. Cette dernière ouvre alors sur une salle de torture. Puis, une nouvelle porte, un croisement, un autre couloir avec un escalier qui monte, et qui aboutit à l’intérieur d’une salle caverneuse au centre de laquelle apparaît un puits grillagé, et aux murs de laquelle se discernent des ouvertures donnant sur de nouveaux corridors. Les personnages s’enfoncent donc dans un nouveau couloir ; a un moment donné, ils entendent des bruits de pas au loin, mais qui disparaissent bientôt. Encore un croisement en Y, mais ceux-ci se terminent en cul-de-sac. Or, au terme de chaque cul de sac, un levier est enchâssé dans chaque paroi du fond.

Premier Passage Secret : Le levier du premier passage secret ouvre une paroi donnant sur un long couloir. Au bout d’une centaine de mètres, celui-ci aboutit à une porte. Derrière, se trouve une crypte dont les murs sont recouverts de fresques représentant la vie de saint Théodard ; elles sont à moitié effacées par le temps. Au bout de cette salle apparaît un escalier en colimaçon qui s’élève vers le haut. Celui-ci mène jusqu’à l’intérieur d’une salle faisant office de cave : des caisses de nourriture et des bouteilles de vin y sont entreposés. À son extrémité apparaît une porte, puis un couloir se terminant par un croisement. Ensuite, il s’agit d’un nouveau petit passage permettant de pénétrer dans une salle à manger ; à une des extrémités de celle-ci se discerne un autel religieux orné d’une grande croix chrétienne. Dans l’un des murs de cette pièce, se trouve une autre porte, qui ouvre sur des cuisines. Plusieurs cuisiniers, accompagnés de prêtres et de sœurs s’y activent ; les cuisiniers y sont en train de préparer le souper. Ils sont surpris de voir les personnages débouler dans la pièce. Les prêtres commencent alors a interroger les nouveaux venus sur leur présence en ces lieux, et de quelle manière ils sont parvenus à pénétrer à l’intérieur du monastère Saint-Théodard sans se faire remarquer, et sans que l’alarme soit donnée. Puis, l’un des prêtres décide bientôt d’aller chercher son supérieur, un dénommé « père André ».

À ce moment-là, les personnages peuvent décider d’empêcher quiconque de donner l’alerte, et encore moins, d’aller chercher le père André. Ils doivent alors se battre contre les prêtres et les cuisiniers ; à moins qu’ils ne décident de s’enfuir et de rebrousser chemin jusqu’au passage secret.

Dans le cas où le père André les rejoint dans la cuisine, celui-ci se met aussitôt a questionner les personnages sur la raison de leur présence au sein du monastère Saint-Théodard ; mais aussi, de quelle manière ils y ont pénétré, puisque personne ne les y a vu entrer. D’autant que les portes du monastère sont closes durant la nuit. Quoiqu’il en soit, furieux, le père André raccompagne ensuite les personnages jusqu’à la porte extérieure du monastère. Le long du parcours, il leur dit qu’il va en référer au comte de Lamoricière afin d’avoir une explication sur la manière dont ils ont pénétré dans une enceinte appartenant à l’Église Catholique. Puis, il leur fait quitter l’enceinte du monastère en refermant la porte de ce dernier a clef derrière eux. Et les personnages se retrouvent à l’intérieur de l’une des nombreuses petites ruelles du centre-ville de Montauban.

Dès lors, les personnages peuvent décider de rentrer directement au château du comte de Lamoricière. Dans ce cas, ils déambulent encore quelques temps dans les ruelles sombres et tortueuses de la cité, avant de parvenir a retrouver leur chemin vers la citadelle. Mais, pour y rentrer, ils doivent trouver un moyen de retourner dans leurs chambres sans se faire remarquer des sentinelles qui montent la garde sur ses remparts, ainsi que dans ses couloirs et ses salles. Parce que s’ils se font surprendre dans les couloirs, d’une manière ou d’une autre, les soldats les amènent directement au comte de Lamoricière. Ce dernier les interroge alors sur les raisons et les moyens dont ils ont usé afin de sortir du château. Puis, il les fait raccompagner jusqu’à leurs chambres sous haute surveillance, et demande a ce que leur contrôle soit renforcé. Il exige enfin que des soldats soient établis a demeure dans chacune des pièces, jusqu’à nouvel avis.

Si les personnages ne se font pas surprendre durant leurs déambulations à travers les corridors du château afin de retrouver leurs chambres, ils s’y enfoncent de plus en plus loin. De fait, alors qu’ils marchent à l’intérieur d’un couloir désert, soudainement, ils aperçoivent une ombre furtive et très rapide traverser les lieux. Celle-ci disparaît aussitôt ; elle va d’ailleurs si vite qu’il est impossible de s’élancer à sa poursuite, même pour un vampire de constitution moyenne. Mais, s’ils s’avancent ensuite vers l’endroit où ils l’ont entrevue, ils distinguent sur le sol de légères traces de sang frais. Et, un peu plus loin de là, ils découvrent le cadavre encore chaud d’un soldat qui patrouillait dans les environs quelques instants auparavant.

En auscultant le cadavre du soldat, les personnages se rendent immédiatement compte qu’il a été vidé de son sang, et qu’il porte à la carotide la morsure d’un vampire. Mais, à peine ont-ils le temps d’effectuer ces premières constatations, qu’ils entendent des bruits de pas venir dans leur direction. Il s’agit d’une patrouille de soldats qui les capturera s’ils ne s’enfuient pas et ne se cachent pas rapidement. S’ils sont arrêtés, ils sont immédiatement et sans ménagement amenés devant le comte de Lamoricière. Ce dernier les accuse dès lors du meurtre de son homme de main, les interroge sur la manière dont ils ont bien pu sortir de leurs chambres, et pour quelle raison, ils s’en sont évadés. Puis, il les sondera tour à tour grâce à ses pouvoirs de vampire pour en savoir plus, pour découvrir si les personnages ne lui cachent pas quelque chose, ou, s’ils lui ont dit toute la vérité au sujet de cette affaire. Finalement, il les fait ramener dans leurs chambres, dont les portes sont désormais sous surveillance constante d’une troupe de soldats.

Par contre, si les personnages parviennent à échapper aux soldats en maraude après ce meurtre mystérieux, ils arrivent finalement jusque dans le corridor où se situent leurs chambres. Ils pénètrent à l’intérieur de celui-ci, juste au moment où le Père André s’y faufile, après être sorti de la chambre où se trouve le passage secret ; il se glisse précipitamment dans la pièce où l’attend son interlocuteur, après les avoir aperçu ou non.

Second Passage Secret : Le levier déclenche l’ouverture d’une porte secrète laissant apparaître l’intérieur d’une salle de lecture. Les personnages peuvent y voir une cheminée où est allumé un feu. Des livres s’entassent sur de nombreuses étagères. Quelques-uns sont d’ailleurs ouverts et s’étalent sur une table basse. Aux côtés de cette dernière, il y a un fauteuil ouvragé ; il est installé à moins d’un mètre de la cheminée. Apparaissent encore contre les murs deux portes. Derrière la paroi de l’une d’entre elle résonne des voix. Parmi elles, les personnages peuvent d’ailleurs aisément reconnaître celles du comte de Lamoricière, de Benjamin Chanteclous, et de Jacques.

En étant discret, les personnages peuvent donc entendre la conversation qui est en train de se dérouler dans la pièce adjacente à celle-ci. De fait, le comte de Lamoricière est en train de dire à ses deux amis que, désormais, il est certain de savoir à quelle « Race » appartiennent les personnages et leurs compagnons. Il dit également qu’il sait que ce sont les amis des personnages qui détiennent les quatre cubes magiques qui ont été dérobés à Thibaut de Frontenac durant l’insurrection de Bordeaux, il y a maintenant quelques semaines de cela. Il poursuit en expliquant qu’il faut absolument trouver un moyen de convaincre ces derniers à l’accompagner, lui et son armée, jusqu’à Toulouse. Il dit encore que cela ne pourrait que les aider à mener à bien leurs propres affaires, tout en profitant de l’appui de leurs amis « humains » et frondeurs. Il poursuit en disant que, malgré tout, avant de partir de Montauban, il doit s’occuper de ce qui est en train de s’y passer. Il dit qu’il faut également profiter de la situation afin continuer à soulever la région contre Mazarin et la reine mère, et ainsi, grossir l’armée qu’il est en train de constituer, à destination de Toulouse. Il dit que, plus son armée sera importante lorsqu’il arrivera à Toulouse, plus l’appui qu’il obtiendra auprès du duc de Bouillon ne sera important. Plus son influence sera alors décisive auprès de ce dernier, afin qu’il leur accorde un libre accès aux endroits de la cité qu’ils veulent atteindre en toute discrétion.

Au terme de cette étrange conversation, le comte de Lamoricière charge alors Jacques d’aller récupérer « ce qu’il sait », à l’endroit où cela a été caché. Il charge également Benjamin Chanteclous de rejoindre Villemur le plus vite possible. Celui-ci doit y informer Robert de Got que le comte de Lamoricière se mettra en route dans une semaine, et qu’il sera accompagné de son précieux chargement. Il lui dit de dire à Robert de Got, que celui-ci doit attendre, comme convenu précédemment, le comte de Lamoricière. Ils doivent se retrouver à Villemur au lieu de rendez-vous qu’ils ont fixé la dernière fois où ils se sont rencontrés. Et, évidemment, Robert de Got devra être accompagné de l’armée que lui-même aura réunie de son côté.

Finalement, au terme de cette longue conversation, le comte de Lamoricière, Benjamin Chanteclous et Jacques décident de se séparer. Et la porte donnant sur la pièce dans laquelle se trouvent actuellement les personnages s’ouvre sur les trois interlocuteurs.

Évidemment, durant cette longue conversation, les personnages peuvent se faire surprendre par le comte de Lamoricière et ses amis. Dans ce cas, le comte de Lamoricière appelle immédiatement la garde. Une demi-douzaine de soldats en armes surgit immédiatement d’une salle voisine. Le comte de Lamoricière, Benjamin Chanteclous, Jacques, et les soldats, attaquent aussitôt les personnages, jusqu’à ce que ceux-ci soient neutralisés. Les prisonniers sont alors emmenés jusqu’à leurs chambres respectives, ou ils sont interrogés par un comte de Lamoricière furieux. Ce dernier veut absolument savoir s’ils ont entendu la conversation, et les sonde mentalement dans ce but. Puis, d’une manière ou d’une autre, encore plus furieux, il les quitte alors, le temps de réfléchir de ce qu’il convient de faire d’eux. Il laisse des soldats armés en permanence aux cotés des personnages, afin que chacun de leurs faits et gestes soit surveillé de près.

Les personnages peuvent être également assez discrets pour ne pas se faire surprendre. Dans ce cas, ils peuvent discrètement quitter les lieux. Le passage secret se poursuit donc de plus en plus loin à l’intérieur des corridors et des salles du château. Ils pénètrent alors par inadvertance dans une salle qui semble ne pas avoir été visitée depuis plusieurs semaines. Celle-ci a les murs recouverts d’étagères sur lesquelles sont dispersés de vieux livres et de vieux parchemins poussiéreux et couverts de toiles d’araignées. Se trouvent également alignés des bocaux de toutes et de toutes sortes contenant des poudres multicolores, quelques organes humains indéfinissables. Au centre de la salle apparaissent plusieurs tables encombrées d’ustensiles destinés certainement a un usage alchimique.

Repliées sur elles-mêmes, dans un des coins les plus sombres du lieu, se trouvent cinq créatures mi-humaines, mi-félines. Ce sont des Hommes-chats. Ceux-ci attaquent les personnages s’ils font mine de toucher quoi que ce soit. S’il y a combat et qu’il tourne mal pour ces Hommes-chats, au bout d’un moment, ceux-ci s’enfuient en direction du corridor menant au passage secret.

Par ailleurs, au fond de la pièce se dessine une porte s’ouvrant sur une petite bibliothèque dont les murs sont recouverts, du sol a plafond, d’étagères encombrées d’autres livres et parchemins poussiéreux et à moitié moisis, déchirés, miteux ou aux pages dévorées par les rats. Ces recueils sont, pour la plupart, rédigés en latin ou en français moyenâgeux ; ce sont des traités d’Histoire et de Religion. Quelques-uns contiennent une multitude de dessins ésotériques, kabbalistiques. L’un de ceux-ci, notamment, cache un parchemin semblant dater du XIIIe siècle – Documents 2, 3, 4, 5 ; Plus loin dans ce livre se trouvent d’autres feuillets disparates sur lesquels apparaissent d’étranges formules destinées à invoquer des entités surnaturelles. De quelle manière les faire apparaître dans notre monde, comment les contrôler, et quels ingrédients utiliser pour cela. Enfin, un peu plus loin, à l’intérieur de cette bibliothèque, se trouve une table basse accompagnée de deux fauteuils, et, à proximité d’une cheminée au foyer allumé.

Document Deux :

1279 : Les négociations entre la Princesse Jeanne et les émissaires du roi Philippe – dit le Hardi – se poursuivent depuis des semaines. Mais elles sont aujourd’hui au point mort. Ces derniers jours, j’en ai donc profité pour étudier, avec sa permission, les archives de ses ancêtres ; les comtes de Toulouse.
Ces documents se trouvent à l’intérieur de la Bibliothèque appartenant à sa famille depuis plusieurs générations. Et depuis mon arrivée ici, j’en ai beaucoup entendu parler par mes Frères. Mais il semble qu’aucun d’entre eux n’y a jamais eu accès. Je suis donc le seul, grâce à l’appui de la Princesse Jeanne, a avoir eu l’autorisation d’y mener mes recherches durant un certain nombre de jours. Je dois être cependant prudent, car ses Gardiens risquent de m’importuner à un moment ou à un autre. Je sens déjà les regards invisibles et haineux de ceux-ci me scruter dans l’obscurité. Et je crains de devoir les affronter plus directement plus tard, et dans des circonstances nettement plus défavorables.

Mais, pour l’instant, passons sur ce sujet. A l’issue de mes premières investigations, j’ai pu découvrir une partie des renseignements que nous cherchons. J’ai lu quelques-uns des manuscrits rédigés de la main même de Géréald le Fort ; je vous rappelle qu’il était l’un des principaux conseillers du premier comte de Toulouse : Raymond de Pons. Or, d’après ses textes, Raymond de Pons prend le pouvoir en Aquitaine aux alentours de l’an 920. Il évoque également de vieux récits sur les Wisigoths. D’après Géréald le Fort, ces derniers envahissent le pays, après en avoir chassé les Tectosages. Ils font de Toulouse leur résidence royale, et se s’emparent du Trésor De Delphes qui s’y trouve caché depuis des siècles. Puis, ils fuient à leur tour la cité au début du Ve siècle de notre ère.

Il semble en effet que les Tectosages soient arrivés en Aquitaine au Ier siècle avant J.-C. C’est leur chef, un dénommé Brennus, qui les y conduit, après avoir ravagé la Grèce antique. Celui-ci s’y est emparé du Trésor de l’Oracle de Delphes. Il l’emmène alors à Toulouse avec lui, le considérant comme un butin de guerre. Mais, lorsque son successeur quitte précipitamment Toulouse au Ve siècle à l’approche des troupes Wisigothes d’Alaric Ier, il n’a pas le temps de l’évacuer de l’ancien Temple d’Apollon à l’intérieur duquel il a été dissimulé par son ancêtre.

De fait, Alaric laisse la Trésor de Delphes là où il se trouve. Par ailleurs, il semble qu’il n’a jamais eu connaissances des Secrets que celui-ci recèle ; ces mêmes Secrets que nous avons découverts il y a longtemps dans nos livres, et auxquels nous n’avons jamais pu avoir accès.

Quelques décennies plus tard, en 507 pour être plus exact, Clovis défait l’armée du petit-fils d’Alaric. Il s’empare à son tour de Toulouse et de son Trésor. Puis, ce dernier est partiellement dispersé au cours des siècles suivants. Ceci, jusqu’à ce qu’au tout début du VIIIe siècle, quand le duc Eudes, prend lui aussi la cité. Il la défend ensuite contre les attaques des Sarrasins. À la suite d’un assaut particulièrement violent, il redécouvre le lieu où est caché le Trésor. Il profite de l’occasion pour en enfouir ses derniers vestiges au cœur de salles oubliées transformées depuis longtemps en catacombes de l’ancien Temple d’Apollon. Il les mure. Pendant onze ans, il a bâti une partie des nouvelles fortifications destinées à protéger Toulouse des envahisseurs par-dessus. Mais il ne réussit pas à empêcher les Arabes d’envahir la ville, puis de l’occuper durant quelques temps.

Car, lorsque Charles Martel vainc les Arabes à Poitiers en 732, Eudes reconquiert l’Aquitaine ainsi que sa capitale. Malheureusement, il n’a pas le temps de se préoccuper de son Trésor, qu’il meurt. Et dès lors, celui-ci tombe dans l’oubli.

Ce n’est qu’au début du XIIIe siècle qu’on entend de nouveau parler de ce Trésor. À l’issue du second siège de Toulouse par les armées de Simon de Montfort, les Albigeois de la région sont anéantis. Simon de Montfort s’installe dans la Cité. Sur les recommandations du Pape Innocent III, il entame très vite la construction de l’église Saint-Séverin. Mais l’édification de ce lieu de culte Catholique ne se termine que vers 1250, grâce, par la suite, au soutien financier du roi Philippe Auguste d’abord, de Louis VIII, et de Louis IX – ou Saint Louis - ensuite. Car les uns comme les autres, souhaitent en finir au plus vite avec l’hérésie Cathare qui sévit en Aquitaine depuis plus d’un siècle. Et sa construction symbolise la victoire de la vraie foi sur les fausses croyances.

Hélas, pour l’heure, en ce début de XIIIe siècle, Simon de Montfort ne réussit pas à se maintenir. Il décède d’ailleurs au cours d’une bataille, et c’est son fils Amaury qui lui succède à la tête des envahisseurs. Celui-ci parvient finalement à pacifier l’Aquitaine. Une fois sa mission accomplie, il cède ses droits sur la Province au roi Louis VIII de France. De son côté, le comte Raymond VI de Toulouse signe la paix avec l’Église et le souverain. Mais, il continue malgré tout, discrètement à protéger les Cathares d’Aquitaine contre la soldatesque royale et ecclésiastique ; de la même manière que ses ancêtres l’ont fait avant lui, et que lui-même l’a fait depuis le début de la conquête du Languedoc par les gens du Nord.

Cette paix de façade laisse désormais les mains libres aux milices du Christ. Ces dernières exterminent dès lors les derniers Cathares jusqu’à Montségur en 1244. Après cette issue fatale, Saint Louis profite de son avantage pour renforcer son alliance avec le comté de Toulouse. Il demande au comte la main de sa fille Jeanne pour son frère, Alphonse de Poitiers. Dans le contrat de mariage, il fait stipuler qu’après la mort du comte de Poitiers, si Jeanne n’a pas d’enfants de lui, l’Aquitaine doit être placée sous tutelle française. De fait, si vous remémorez les événements de cette époque, c’est bien ce qui s’est passé : Raymond VI mort sans héritier mâle, Jeanne lui a succédé. Alphonse n’a pas eu de fils d’elle ; celui-ci est maintenant décédé. Et aujourd’hui, nous en sommes toujours aux négociations sur les modalités de rattachement de l’Aquitaine au royaume de France entre Jeanne et les émissaires de Louis IX.

Si je vous réexplique tout cela, c’est que les informations dont je tente de retrouver la trace ici concernent – entre autres – nos Frères massacrés à Montségur. Elles concernent également le terrible Secret qui lie tous les éléments dont je viens de vous décrire les grandes lignes. Vous comprendrez que je ne peux pas en parler plus par écrit.

De fait, je vais poursuivre mes recherches au sein de la Bibliothèque au cours des jours qui viennent. Parallèlement, je vais continuer à participer aux négociations en compagnie de mes confrères émissaires du roi de France, et les plénipotentiaires de la Princesse Jeanne. Après cela, je me rendrai à Montpellier rendre compte de mes investigations. Puis, j’irai à Paris pour informer Saint Louis de l’avancée des pourparlers. J’en profiterai en outre pour continuer mon enquête dans la capitale. Auparavant, je vous envoie donc un de mes protégés porteur de cette lettre, afin que, de votre côté, vous puissiez en faire de même. En espérant que ces renseignements vous mènent dans la bonne direction à l’endroit où vous vous trouvez actuellement.

Document 3 :

En 1087, la « Reconquista » sur les Sarrasins installés en Espagne depuis des siècles est à un tournant. En effet, cette année-là, après près d’une décennie, l’armée à laquelle Raymond IV Saint Gilles appartient a plus ou moins définitivement les Sarrasins au-delà des Asturies. Celui-ci décide donc de rentrer à Toulouse pour y prendre quelque repos, entouré des hommes de la compagnie qu’il a affrétée dans ce but. Et c’est quelques jours avant que nous ayons fini de franchir les montagnes Pyrénéennes qu’il me convoque.

Au moment où je pénètre dans le campement, puis dans sa tente, il m’attend. Je m’aperçois immédiatement qu’il a les traits tirés et le visage déconfit. Il faut dire que, les jours précédents, notre armée a dû affronter le froid et la neige des montagnes pyrénéennes. Elle a eu, en outre, beaucoup de difficultés à progresser le long des sentiers étroits et sinueux qui les traversent. Cela fait maintenant deux jours que nous n’avançons plus. Nous sommes bloqués dans le campement, et le moral de nos gens s’en ressent

Quand je rejoins Raymond IV de Saint Gilles, il a un regard lointain et une voix grave qui m’inquiètent quelque peu. Je ne l’ai jamais vu aussi abattu, lui qui a toujours une assurance et un espoir à toute épreuve ; même dans les situations les plus difficiles. Un peu anxieux, je m’approche donc rapidement de lui. Et c’est alors qu’il commence à me parler de la chose la plus incroyable que j’ai jamais entendu.

Il m’explique qu’il y a plusieurs mois, au plus fort de l’une des nombreuses batailles que nous avons mené contre les Sarrasins, un jour, ses soldats ont capturé un capitaine Mauresque. Ils l’ont amené devant lui à la tombée de la nuit. Et celui-ci s’est mis à lui raconter une étrange histoire.

Cet homme lui a dit se nommer Ibrahim. Et autrefois, il a été un marchand qui a possédé de nombreux contacts de l’Auvergne à l’Afrique du Nord. Ibrahim a alors proposé un marché à Raymond IV de Saint Gilles. En échange de sa vie et de sa liberté, il lui a promis de lui dévoiler un Secret ; il s’agissait d’un Secret qui n’était connu que dans les mythes et les légendes de son pays. Raymond IV a accepté de l’écouter avant de prendre sa décision au sujet de son avenir.

De fait, d’après Ibrahim, à partir de 711, quand les Arabes ont conquis l’Espagne Wisigothe, certains des adversaires de ceux-ci sont très vite devenu des alliés de circonstances. Afin d’entrer dans leurs bonnes grâces, leurs anciens ennemis se sont mis à leur faire des révélations. Ils leur ont dit, par exemple, qu’au tout début du VIème siècle, à l’époque où leur roi Alaric II dominait le Sud de ce qui s’appelait encore la Gaule, les Wisigoths ont été les possesseurs d’un fabuleux trésor. Ce trésor dépassait, on-t-ils souligné, l’imagination la plus débridée. Or, il semble qu’au cœur de ce Trésor, a été dissimulé l’un des plus énigmatiques Secrets de l’ancien Orient. Et qu’il a été caché dans un ancien Temple Romain transformé en Sanctuaire dédié aux divinités Wisigothes.

Les Wisigoths ont aussi dit à leurs nouveaux alliés Arabes que, selon eux, ce Trésor, ainsi que le Secret qu’il contenait, sont arrivés dans le Sud de la Gaule bien avant leur venue. D’après eux, il a dû être enseveli à Toulouse, qui était à cette époque la capitale des Wisigoths. Il y a ensuite été oublié, parce qu’il semble qu’il n’en n’a pas bougé depuis lors ; d’autant que, d’après leurs informations, il y était encore lorsque Alaric II a abandonné la Cité devant l’avancée des Francs de Clovis.

Ibrahim a encore expliqué à Raymond IV que ces Wisigoths ont dit à ses ancêtres que ce Trésor recélait apparemment encore bien d’autres mystères. Il a souligné le fait que, dans sa jeunesse, il a entendu parler d’autres récits à son sujet. Mais il ne s’est pas souvenu de ces derniers. Il a uniquement dit que seuls les Patriarches Religieux de son peuple en ont gardé le souvenir au sein de leurs Livres.

Selon la Tradition d’alors a-t-il évoqué, les Patriarches suivaient les armées Sarrasines en mouvement. Ils notaient et compulsaient tout ce qu’ils entendaient au cours de leurs voyages. Mais, le plus souvent, il s’agissait de récits fantastiques. Ces derniers étaient peuplés d’êtres étranges, de quêtes incroyables et interdites, de guerres souterraines dont les humains étaient exclus, et pire, dont ils étaient écartés depuis l’Aube des Temps alors qu’elles se déroulaient sous leurs yeux. Selon Ibrahim, les Patriarches se transmettaient ces récits de génération en génération. Ils les gardent dans leurs Livres, et sont, aujourd’hui encore convaincus de leur véracité. À tel point que, lorsqu’ils en parlent à de jeunes novices venus écouter leurs Enseignements des quatre coins de l’Orient, comme ils l’ont fait pour lui, ils courbent humblement l’échine.

Ibrahim est allé un peu plus loin dans son exposé : il a dit que jadis, il a connu un étranger ayant habité Constantinople. Et ce dernier lui a raconté qu’il était venu rencontrer les Patriarches afin de recueillir de leur propre bouche toutes les histoires possibles et imaginables dont ils avaient connaissance sur ce sujet. Il est resté chez eux quelques jours, puis, il a disparu sans qu’on n’entende plus jamais parler de lui.

Il a déclaré qu’il connaissait parfaitement l’histoire de son Peuple. Il était au courant que ses armées avaient occupé la cité de Toulouse durant plusieurs années. Il savait qu’elles en avaient été chassées après avoir été vaincues par Charles Martel à Poitiers. Il savait de quelle manière elles aient ensuite été définitivement repoussées au-delà des Pyrénées. Mais, avant que les Patriarches ne lui aient révélé l’histoire de ce fabuleux Trésor et de son terrible Secret enterrés à Toulouse, il n’en n’avait jamais entendu parler.

L’exposé d’Ibrahim a duré une bonne partie de la nuit qui a suivi la bataille contre les Sarrasins. Et Raymond IV m’avoue qu’il a été fortement ébranlé par celui-ci. De fait, les jours suivants, il a fait en sorte d’interroger personnellement d’autres prisonniers de guerre. Ces derniers lui ont également parlé de cette mystérieuse et incroyable légende ; mais fragmentairement. D’autres lui ont affirmé qu’effectivement, les Patriarches détenaient des fables datant de l’époque où les Wisigoths étaient les maitres de l’Espagne et du Sud de la France. Et d’autres encore lui ont expliqué qu’elles étaient issues de textes que les Wisigoths ont emmené avec eux dans la Péninsule Ibérique ; c’était au moment où ils ont fui le Languedoc et Toulouse à l’approche des armées Franques de Clovis.

Raymond IV me dit alors qu’il a été profondément bouleversé par ces révélations. Pendant un certain temps, il n’a pas su qui ou quoi croire. Puis, au bout d’un moment, il s’est juré qu’à son retour en Languedoc, et plus particulièrement à Toulouse, il effectuerait le maximum de recherches au sujet de ce Trésor. Et il m’explique que c’est à moi qu’il confie la tache de tirer toute cette histoire au clair et de mener les investigations nécessaires à l’élucidation de cette énigme qui le hante depuis plusieurs mois.

À l’issue de son exposé, je lui avoue finalement que je ne crois pas à toutes ces fariboles. Je lui dis qu’à mon avis, cet Ibrahim a inventé cette histoire de toutes pièces afin de retrouver sa liberté. Mais Raymond IV me coupe alors en insistant sur le fait que d’autres Sarrasins qu’il a questionné par la suite ont confirmé que les Wisigoths étaient en possession d’un fabuleux Trésor entouré de Mystères, à l’époque ou Toulouse était la capitale de leur Royaume. Je lui rétorque donc que, moi aussi, j’aurai beaucoup aimé sonder ces derniers. Je renchéris en lui disant que je suis certain que leur version aurait été différente si je les avais moi-même questionné.

Je sais que Raymond IV de Toulouse a toujours été fasciné par l’Orient ; par son histoire et les Secrets que ces contrées recèlent. Depuis que je le connais, il a toujours lu des ouvrages les concernant. Lorsque des négociants de là-bas passent par son comté, il leur demande toujours s’ils n’ont pas en leur possession des traités évoquant ces terres lointaines. Et il les supplie de passer par Alexandrie ou Constantinople à leur retour, afin de lui en ramener des manuscrits. Il leur promet de tous les leur acheter à prix d’or. Par ailleurs, quand il est dans son palais, il y fait venir de nombreux trouvères et troubadours. Il organise alors en leur honneur de grands banquets au cours desquels il les convie à s’exprimer. Il les encourage à fredonner des chansons de geste. Il leur demande de raconter d’héroïques légendes évoquant les temps anciens. Il leur commande de parler plus particulièrement de celles où il est question de chevaliers ayant des aventures en Orient afin de défendre l’amour de leur dame. C’est pour toutes ces raisons que je ne suis pas surpris de voir Raymond IV croire tout ce qu’Ibrahim et ses comparses lui ont raconté.

À la fin de notre entretien, le comte de Toulouse semble tellement perturbé par cette histoire de Trésor, que je suis obligé de lui promettre que je mènerai personnellement une enquête approfondie à ce sujet lorsque nous serons rentrés dans sa capitale. Je lui promets également de découvrir s’il y a une quelconque parcelle de vérité au-delà de ce qui me parait être des élucubrations. Et dès lors, au cours des jours suivants, nous pouvons reprendre notre voyage vers Toulouse. D’autant que Raymond IV semble avoir retrouvé sa joie de vivre naturelle et son entrain.

Document 4 :

Plusieurs semaines après notre arrivée à Toulouse, Raymond IV de Saint Gilles me convoque une nouvelle fois. Dès que je l’aperçois, je me rends compte qu’il a une fois de plus les traits tirés, des cernes sous les yeux. Son visage reflète son inquiétude et son anxiété. Il me rappelle l’état dans lequel il se trouvait au cours de notre traversée des Pyrénées. Je connais donc parfaitement la raison pour laquelle il m’a fait appeler, et ce qu’il souhaite me demander.

Je ne me trompe pas : il veut savoir si j’ai entrepris mes investigations concernant les légendes Sarrasines dont nous avons parlé il y a quelques temps. Je lui explique donc que j’ai effectivement commencé mon enquête. Je lui dis que j’ai tout d’abord interrogé les copistes de l’abbaye attenante à la Cité de Toulouse. C’est là que de nombreux moines passent leur vie à retranscrire de vieux ouvrages arrivés des quatre coins du Monde Connu dans leurs manuscrits. C’est aussi dans ses immenses bibliothèques que sont rangés ceux sur lesquels, eux ou leurs prédécesseurs, ont travaillé durant de nombreuses années.

Je lui explique que ces copistes n’ont jamais entendu parler de cette histoire de Trésor Wisigoth, et encore moins de Secrets qui y serait rattaché. Je lui déclare qu’en outre, ils m’ont dit que si des récits sur cette fable existent, ce sont des écrits hérétiques, et ils ont certainement été condamnés depuis longtemps par l’Église et le Pape. Je lui relate que je me suis malgré tout ensuite renseigné auprès de marchands de mes amis. Ils parcourent régulièrement l’Occident et l’Orient en tous sens pour en ramener des épices, de l’encens, et des tas d’autres choses, contribuant ainsi à la fortune et à la prospérité du comté de Toulouse. Mais beaucoup, lui dis-je, m’ont répondu la même chose que les moines de l’abbaye. Et, bien que cela m’ait conforté dans l’idée que tout ceci n’était qu’un tissu de contes à dormir debout, j’ai commencé à désespérer de devoir le décevoir.

Ce n’est que moins d’une semaine avant que Raymond IV ne me fasse appeler, lui expliquai-je encore, qu’une piste apparemment sérieuse s’est présentée à moi. Un de mes amis qui fournit du fourrage pour les chevaux à la cité, m’a avoué que d’étranges légendes couraient depuis longtemps aux alentours de Montségur. Il m’a révélé que sa montagne, ainsi que son château fort en ruines depuis la chute des Cathares, pullulaient de légendes ressemblant à celles que je recherchais.

Raymond IV m’ordonne alors aussitôt de partir immédiatement sur place afin de me renseigner plus avant sur ces légendes. Et il me dit que, dès que j’y apprends quoique ce soit d’intéressant, je dois revenir l’en informer. Je m’exécute.

Document 5 :

En compagnie d’une petite troupe d’hommes en armes surs et fidèles, je me rends dans les environs de la montagne de Montségur. Je m’arrête dans les villages qui parsèment ses flancs. J’interroge les paysans qui, effrayés par les soldats qui m’entourent, répondent à l’envi à toutes mes questions. Et ce n’est qu’au bout de plusieurs jours d’investigations, que je croise finalement la route d’un honnête fermier qui me conte une bien curieuse histoire.

D’après lui, la montagne de Montségur a jadis été souvent visitée par d’étranges créatures. Celles-ci se rassemblaient la nuit autour de Pierres Levées pour y accomplir de mystérieux Rituels. À chaque fois, des lumières multicolores s’y distinguaient. Des chants bizarres s’y faisaient entendre. Et tous les gens des environs se barricadaient chez eux, car ils étaient persuadés que des forces maléfiques y étaient à l’œuvre.

La rumeur populaire disait que ces étranges créatures venaient de Toulouse, et même de plus loin. On les apercevait parfois à l’auberge du lieudit, en train de discuter entre elles à l’écart. A chaque fois, elles étaient toutes revêtues de longues et amples capes noires ; mais parfois, on réussissait à apercevoir leurs visages blanchâtres aux traits difformes. Et quand on passait près d’elles, on les entendait parler de Toulouse et de Montségur. Elles les rattachaient à une époque précédant l’invasion du pays par Clovis. Et elles disaient enfin que c’était ce Monarque Franc qui avait détruit leurs Sanctuaires, et ainsi contribué à détruire leurs croyances ; ces croyances que leurs anciens Maitres avaient eu tant de mal a ramener de si loin au prix de tant de souffrances et de difficultés…

Ce paysan m’a également expliqué que ces créatures régulièrement sur le site de Montségur. Mais, à chaque fois, elles n’y restaient pas très longtemps ; une ou deux nuit par mois environ. Un jour pourtant a-t-il poursuivi, les habitants des villages voisins en ont eu assez de leurs allers retours, ainsi que de leurs étranges cérémonies au clair de lune aux abords des Pierres Levées. Ils les ont donc chassés. Mais, a-t-il souligné, ce ne sont que de vieilles histoires.

J’ai tout de même continué à l’interroger. Je lui ai demandé à quelle époque, à son avis, ces événements se sont déroulés. Il m’a alors immédiatement répondu que, selon lui, c’était il y a plusieurs siècles. Je lui ai ensuite demandé pour quelle raison les habitants de la région ont chassé ces créatures. Il m’a dit qu’il ne préférait pas aller plus avant dans ses explications. En effet, m’a-t-il déclaré, malgré les nombreuses années qui se sont écoulées depuis cette époque, le souvenir de ce drame reste vivace au sein des populations locales. Si les gens apprenaient qu’il raconte cette histoire à un inconnu, ils l’expulseraient, lui et sa famille, du bourg. Je lui propose alors de le payer avec de l’or pour qu’il m’emmène sur les lieux où se réunissaient ces créatures, puis, pour qu’il m’y raconte la suite de ses confessions. Il hésite un moment, jette plusieurs fois des coups d’œil inquiets autour de lui. Puis, finalement, en faisant bien attention de ne croiser quiconque qui puisse le reconnaître, il me conduit sur place.

Il m’avoue dès lors que tout ceci n’est peut-être pas tout à fait terminé. Car, aujourd’hui encore, quelques personnes semblent voir encore, de temps à autres, d’étranges lueurs au cœur des ruines de la forteresse de Montségur. Or, celui-ci est abandonné depuis la chute des Cathares - qui l’ont bâti quelques décennies après que les créatures en ait été chassées - et nul n’y vient plus – ni homme ni autre – depuis des dizaines d’années.

Ce dernier point m’inquiète beaucoup désormais. J’ai peur de me rendre au château de Montségur. Il s’agit d’un lieu maudit, où la religion Chrétienne n’est pas la bienvenue. Pourtant, je décide d’y aller, entouré de mes hommes d’armes, et précédé par ce brave paysan auquel j’ai dû donner une grosse somme d’argent pour le convaincre de me suivre au cœur de ces ruines. Mes soldats sont aussi terrorisés que ce pauvre bougre. Malgré tout, il reprend son récit.

Il me décrit le jour où les villageois se sont révoltés contre ces fameuses créatures vêtues de noir : Un certain temps après qu’elles n’entreprennent leurs Rituels au sommet de la montagne de Montségur pour la première fois il y a plusieurs siècles, des animaux, puis, des enfants, ont commencé à disparaître. Au début, cela n’a été qu’épisodique. Mais, progressivement, elles sont devenues de plus en plus fréquentes. Les gens se sont mis à avoir peur. D’autant qu’un jour, les fameuses créatures aux visages blanchâtres et habillées de capes sombres sont arrivées très nombreuses au village. Un groupe d’une cinquantaine d’entre elles se sont installées à l’auberge du lieudit durant toute une soirée. Et c’est la seule fois où tous les occupants de la salle commune de l’établissement ont pu distinguer à quoi elles ressemblaient exactement ; lui y compris : Ces créatures avaient l’apparence de morts tout droit sortis de leurs tombeaux. Elles avaient des yeux rouges comme du sang. Elles ont parlé à voix basse, en chuchotant, d’une grande cérémonie qui devait bientôt se tenir autour des Pierres Levées. Elles ont évoqué une cérémonie destinée à réveiller les forces vives de la Terre qui étaient concentrées à cet endroit-là. Elles ont dit qu’elles souhaitaient les asservir de la même manière que les anciens Druides d’autrefois à l’aide de sacrifices. Elles ont insisté sur le fait qu’elles devaient suivre à la lettre les Enseignements que ces derniers leur ont indiqué. Elles ont rappelé que leurs Maitres de Toulouse attendaient beaucoup de ces rassemblements sacramentaires qui devaient prochainement leur ouvrir des Portes entre les Mondes. Mais que pour que leurs Rites soient les plus efficaces possibles, les enfants immolés devaient être écorchés vifs de la façon la plus abominable possible.
De fait, une fois que les créatures ont quitté l’auberge pour rejoindre leur lieu de culte, les villageois qui étaient à ce moment-là dans la salle commune de l’auberge, se sont réunis. Ils ont pris le chemin de la montagne et des Mégalithes qui y étaient érigés. Ils y ont affronté les monstrueuses créatures. Ils les ont fait fuir, après avoir découvert sur place des mares de sang frais ruisselant entre les Mégalithes. Ils ont déterré une multitude de cadavres d’animaux et d’enfants ; ils étaient tous lacérés, les traits figés par la terreur, et le corps entièrement recouverts de symboles à la signification oubliée depuis longtemps de la mémoire des hommes. Ils ont ensuite mis au jour des représentations de Démons, ainsi que des tablettes recouvertes d’écritures diaboliques. En voyant toutes ces horreurs qui se commettaient non loin de chez eux depuis longtemps, ils sont devenus enragés, assoiffés de vengeance. Haineux, ils ont commencé par renverser et briser les Pierre Levées. Puis, ils se sont mis à les traquer sans relâche jusqu’en dehors des frontières de leur territoire communal. Et, en chemin, ils ont réussi à en tuer quelques-uns ; avant que les autres ne s’évanouissent dans la nature sans laisser de traces.

Le paysan m’explique qu’après cela, nul dans la région n’a jamais revu ces étranges créatures. Pourtant, aujourd’hui encore, de mystérieuses lueurs se discernent parfois sur le site du château de Montségur. Car celui-ci a, par la suite, été construit par les Cathares à l’emplacement même où s’érigeaient ces Mégalithes.

Tout le long de son récit, le pauvre hère a la voix chevrotante et le regard terrifié. Il me dit finalement que c’est tout ce qu’il sait. Mais je profite du fait que je suis sur place pour examiner les lieux avec soin. En même temps, je m’interroge sur la véracité de ses dires. Je me demande alors, si tout cela est vrai, pourquoi le site est encore maintenant entouré de tant de mystères. Quel lien le site de Montségur a-t-il avec Toulouse ? Qu’est ce qui le relie aux Wisigoths et à leur ancienne capitale ? Et qu’a-t-il à voir avec ce fameux Trésor et ses Secrets ? L’esprit préoccupé par ces interrogations, je repars pour Toulouse afin d’informer Raymond IV de mes découvertes.

Plus loin à l’intérieur du labyrinthe constituant ce passage secret, au bout d’un moment, les personnages semblent entendre des bruits de pas indistincts venus d’on ne sait où. Progressivement, ceux-ci paraissent se rapprocher d’eux. Et finalement, ils voient fugitivement apparaître une ombre. S’ils décident de se lancer à sa poursuite, et s’ils sont assez rapides, ils reconnaissent alors la silhouette du Père André. Celui-ci pénètre dans la chambre où se trouvent les mécanismes rattachés aux passages secrets. Puis, il disparaît par la porte d’entrée de cette pièce, car elle n’est, ni fermée à clefs, ni surveillée par aucun soldat.

Les personnages peuvent alors décider de pister le Père André en dehors de la chambre. S’ils sont assez discrets pour cela, ils le voient très vite entrer dans une salle adjacente à leur chambre. En écoutant à la porte, ils l’entendent très vite se mettre à discuter avec quelqu’un d’autre. Cet inconnu, qui dit se nommer Henri le Gueux, lui dit bientôt que le comte de Lamoricière vient de l’envoyer à Bordeaux pour prévenir ses amis qu’il a trouvé la trace des voleurs. Il rajoute que le comte de Lamoricière à l’intention, pour plus de sécurité, d’emmener ces détrousseurs à Toulouse, chez le duc de Bouillon et ses amis Frondeurs.

Les personnages peuvent alors décider d’entrer dans cette salle afin de prendre les deux comploteurs en flagrant délit et leur demander quelques explications supplémentaires. Mais, juste avant qu’ils n’aient la possibilité d’intervenir, ils entendent une patrouille de soldats venir dans leur direction. S’ils se font surprendre par cette dernière, ils sont immédiatement appréhendés puis, emmenés au comte de Lamoricière. Le comte devient aussitôt soupçonneux à leur encontre, et leur demande ce qu’ils faisaient dans les couloirs de son château, alors qu’ils les avaient assignés à résidence dans une chambre fermée à clef. Il adresse d’ailleurs à un de ses conseillers présents d’effectuer une enquête à ce sujet. : Pour quelle raison il n’y avait pas d’homme de troupe à cet endroit ; pourquoi leurs portes n’étaient pas cadenassées. Puis, sans attendre d’explication de leur part, il les fait ramener dans leurs chambres respectives sous bonne garde. Il ordonne en outre qu’un soldat surveille la porte de chacune de leurs chambres en permanence.

Quoiqu’il arrive désormais, les personnages sont considérés comme prisonniers à l’intérieur de leurs chambres, et sous bonne garde. Les événements suivants se sont produits d’une manière ou d’une autre, qu’ils y aient pris part ou pas : le Père André est sorti de l’une de leur chambre par le passage secret, afin de se rendre dans une pièce voisine ; un soldat s’est fait assassiné par une ombre furtive dans l’un des corridors du château. Le comte de Lamoricière à l’intention d’emmener les personnages jusqu’à Toulouse auprès du duc de Bouillon.

De fait, à la nuit tombée suivante, alors que les personnages sont séquestrés dans leurs chambres depuis plusieurs heures, le comte de Lamoricière les y rejoint. Dès lors, il s’excuse auprès de ceux-ci d’avoir été obligé d’entraver leurs mouvements depuis leur arrivée au château. Il explique que, s’il les avait laissés libres, ses affaires vis-à-vis de certaines personnes en ville, auraient pu être bouleversées par leur présence inopportune dans les salles et les couloirs du manoir. Puis, il dit que, désormais, ils sont libres d’aller et venir où ils le souhaitent, et de faire ce que bon leur semble. Il leur demande juste d’être prudents, parce qu’un meurtre vampirique a été commis la nuit dernière dans un des corridors du château. Par la même occasion, le comte de Lamoricière essaye de sonder mentalement les personnages, afin de savoir si ce n’est pas eux qui sont à l’origine de ce meurtre, tout en leur apprenant qu’il va commissionner une enquête au sujet de ce forfait, afin d’en retrouver le coupable. Et, finalement, il quitte les personnages en précisant qu’il doit retourner à ses occupations ; en même temps, il dit aux soldats qui montaient la garde devant la chambre des personnages, qu’ils peuvent regagner leurs quartiers.

Précédemment, les personnages ont peut-être vu le Père André entrer dans une chambre du couloir, non loin des leurs. Désormais libres de leurs mouvements, ils peuvent s’approcher de sa porte afin d’en apprendre davantage sur ces étranges allées et venues. Mais, celle-ci est fermée à clefs. Ils peuvent donc tenter de la crocheter, puis, d’y pénétrer. De l’autre côté, ils découvrent alors une chambre qui ressemble beaucoup aux leurs. En la fouillant, et d’après les effets personnels qui jonchent le lit, ils se rendent vite compte que c’est un soldat qui semble l’occuper. Et, apparemment, cette pièce n’a aucune autre issue ; par ailleurs, s’ils demeurent plus de quelques minutes sur place, des bruits de pas qui s’en approchent, se font entendre dans le corridor.
Évidemment, les personnages ont la possibilité de s’enfuir de la chambre. Mais, s’ils s’y cachent, ils voient très vite une jeune femme d’environ vingt-cinq ans y entrer, se déshabiller, et se coucher dans le lit à baldaquin qui se trouve là. À peine un instant plus tard, un homme ayant environ le même âge pénètre à son tour dans la chambre. Il la rejoint dans le lit après avoir ôté ses vêtements, avant de commencer à faire l’amour. Durant tout ce temps, les personnages ont donc l’opportunité de reconnaître les deux individus : il s’agit de l’un des hommes et de l’une des femmes qui se trouvaient dans le bureau du comte de Lamoricière la première fois qu’ils ont vu celui-ci dans son bureau, juste après leur arrivée à Montauban.

Si les personnages attirent l’attention sur eux d’une manière ou d’une autre, le jeune homme et la jeune femme stoppent immédiatement leurs ébats amoureux. Le jeune homme leur demande les raisons de leur intrusion dans la chambre d’une voix autoritaire. Et, s’il n’obtient que des mots confus, les prévient qu’il va appeler la garde.

Bien sûr, les personnages peuvent décider de les neutraliser d’une manière ou d’une autre. Ils peuvent aussi, ensuite, les interroger sur leur présence dans cette chambre. Mais dans ce cas, ni la jeune femme, ni le jeune homme ne voudront répondre aux questions des personnages. Henri le Gueux tente d’ailleurs de s’enfuir si l’occasion lui est donnée. Ils ne leur avoueront leurs secrets que s’ils sont soumis au pouvoir hypnotique vampirique. La jeune femme dit alors se nommer Marie-Béatrice de la Hotte. Elle est l’épouse du comte de la Hotte, un ami et allié du comte de Lamoricière. Elle dit que son mari est actuellement à Montauban dans le but de se rallier à la Fronde, et se mettre au service du comte de Lamoricière dans ce but. Quant au jeune homme, il dit s’appeler Henri le Gueux. Il explique qu’il est l’amant de Marie-Béatrice de la Hotte depuis plusieurs jours, et qu’il est l’un des nombreux hommes de main du comte de Lamoricière. En poussant un peu, il confesse également qu’il doit partir à Bordeaux, dès le lendemain matin, et sur les ordres du comte de Lamoricière. Il doit y rejoindre des amis de celui-ci afin de les prévenir de l’évolution des événements à Montauban. Il dit encore qu’il ne connaît pas le nom de ces derniers, mais qu’il a rendez-vous avec eux dans une auberge nommée « le Fil de l’Épée ». Il doit y rejoindre un homme ayant un crochet à la place de la main droite. Et c’est à lui qu’il doit remettre un certain nombre de documents que le comte de Lamoricière lui a remis. Ces papiers sont d’ailleurs en effet dissimulé parmi les vêtements d’Henri le Gueux, et les personnages les découvrent très facilement s’ils les fouillent : Document 6 ; Document 7.

Document 6 (déchiré et en petits morceaux) :

Cher Duc de Fousquières,

Je prends la plume et vous écrit cette missive, malgré l’imminence de l’arrivée des troupes royales sous les murs de votre bonne ville de Bordeaux. Je vous rassure en vous informant qu’une nouvelle armée a rejoint les régiments de la Princesse de Condé. La Princesse a également reçu l’appui et le concours du Duc de Bouillon et de Pierre Lenet, l’éminent membre du Parlement de Dijon. Et elle est toujours aussi déterminée à délivrer son frère des griffes des « Italiens » de Paris.

De mon côté, j’ai retrouvé la trace de vos voleurs de Reliques datant de l’époque de Delphes. Ceux-ci sont actuellement sous ma protection. Je vais donc faire en sorte de les emmener avec moi à Toulouse pour y rejoindre les Grands Seigneurs de la Fronde. J’y retrouverai ensuite ces derniers au château du Duc de Bouillon, et avec son aide, je conduirai nos voleurs jusqu’au plus profond des catacombes qui existent sous les entrailles de son monastère Bénédictin. Nous pourrons donc ainsi y récupérer ce que nous cherchons déterrer depuis si longtemps.

Je quitte donc Montauban en début de semaine prochaine en compagnie de ces voleurs membres de notre Famille. Je laisse cette Cité derrière moi et accompagne donc nos amis Frondeurs et Huguenots. Ces derniers vont d’ailleurs profiter de leur voyage jusqu’à Toulouse pour soulever toute la région. Et, de mon côté, je vais faire en sorte de rencontrer Robert de Got lorsque nous serons aux abords de Villemur. Car, si vous vous souvenez bien, il doit nous y attendre avec sa propre armée. Et nous cheminerons ensuite ensemble jusqu’à Toulouse ; ce qui nous laissera tout le temps de nous préparer à l’expédition que nous devons mener en votre compagnie dans les profondeurs de cette Cité.

Je formule de fait le souhait de vous rencontrer d’ici un mois à l’endroit convenu. Je serai alors certainement accompagné de ces voleurs de Reliques ; mais aussi de ces dernières. J’en saurai peut-être davantage concernant leurs Secrets, car je suis convaincu que ces voleurs en savent plus qu’ils ne veulent bien l’avouer. Je vais donc tenter de leur tirer les vers du nez au cours de notre trajet jusqu’à Toulouse. Je vais également essayer de savoir quel est celui, ou ceux, de nos Frères, qui a commandité cette opération à Bordeaux, et qui ils doivent rejoindre dans la capitale languedocienne. Et j’espère que lors de notre prochaine rencontre, je serai en possession de l’Objet que nous convoitons depuis tant de temps.

En attendant, je souhaite que vos entreprises – humaines ou en tant que membre de la Race – se déroulent au mieux. N’oubliez en effet pas que les unes sont intimement liées aux autres. Et sachez que mes pensées et mon amitié vous accompagnent dans chacune de vos entreprises.

Comte de Lamoricière

Document 7 :

Cher Duc de Fousquières,

Je prends la plume et vous écrit cette missive, malgré l’imminence de l’arrivée des troupes royales sous les murs de votre bonne ville de Bordeaux. Je vous rassure en vous informant qu’une nouvelle armée a rejoint les régiments de la Princesse de Condé. La Princesse a également reçu l’appui et le concours du Duc de Bouillon et de Pierre Lenet, l’éminent membre du Parlement de Dijon. Et elle est toujours aussi déterminée à délivrer son frère des griffes des « Italiens » de Paris.

De mon côté, je n’ai pas retrouvé la trace de vos voleurs de Reliques datant de l’époque de Delphes. Bien que vous m’ayez fourni tous les détails utiles et nécessaires à leur traque dans votre dernière lettre, je n’ai pas réussi à savoir où ils se cachent. J’ai perdu leur trace aux alentours du village de Moissac aux Puys. La rumeur prétend d’ailleurs qu’ils y auraient été capturés, puis brulés en place publique il y a quelques jours. Il semble en effet que les gens du bourg les auraient surpris en train de s’abreuver de sang, les lèvres à même le cou de deux adolescentes.

Je suis également désolé de vous apprendre que notre tentative de ralliement à la Fronde s’est soldée par un échec. La Cité de Montauban, ainsi que la région qui l’entoure n’a pas été réceptive à mes tentatives en ce sens. Son manque d’enthousiasme pour la cause de la Princesse de Condé est hélas flagrant. Pire encore, sa population semble sur le point de se rallier au parti Catholique. Et je ne pourrai partir pour Toulouse qu’avec trois cents ou quatre cents hommes. En outre, il apparaît que Robert de Got et le comte de la Hotte se sont récemment retournés contre la Fronde. Je ne pourrai donc pas les rencontrer comme prévu, afin qu’ils m’accompagnent à Toulouse avec leurs propres armées.

Je vous conseille de ce fait, en toute amitié, d’abandonner la cause des Huguenots, ainsi que celle des Frondeurs, au plus vite. Je vous conseille aussi de demander au Parlement de Bordeaux d’ouvrir des pourparlers avec Mazarin et Anne d’Autriche ; ceci, pendant qu’il en est encore temps. De mon côté, je prends tout de même le chemin de la capitale du Languedoc. Une fois arrivé là-bas, je vais essayer de raisonner le duc de Bouillon. Et celui-ci pourra éventuellement faire entendre raison à la Princesse de Condé, afin qu’elle abandonne ses projets insurrectionnels. Enfin, je vais essayer d’effectuer un certain nombre de fouilles archéologiques autour du monastère Bénédictin rattaché à la Cité. Mais j’ai bien peu d’espoir en ce qui les concerne, et encore moins, qu’elles aboutissent à quelque chose de concret. Malgré tout, j’espère vous voir à l’endroit que nous avons convenu. Et en attendant cette rencontre avec impatience, je vous souhaite bon courage dans vos entreprises ; qu’elles soient humaines ou en tant que membre de la Race – se déroulent au mieux. N’oubliez en effet pas que les unes sont intimement liées aux autres.

Comte de Lamoricière

Le Document 7 est en fait un faux. Cette lettre destinée au contact du comte de Lamoricière à Bordeaux contient de fausses informations sur ce qui se passe réellement à Montauban et dans la région. C’est le père André qui le lui a donné lors de leur entretien. Car, en effet, Henri le Gueux est un Ultra Catholique ennemi de la Fronde. C’est un espion du père André introduit chez le comte de Lamoricière afin de recueillir toutes les informations susceptibles d’être utiles aux catholiques et aux partisans d’Anne d’Autriche et de Mazarin, afin de faire échouer les plans des Frondeurs dans le Languedoc.

Les personnages peuvent d’ailleurs profiter de cette occasion – s’ils ont surpris celle-ci des heures auparavant – de la conversation qu’Henri le Gueux a eue avec le père André dans une des chambres annexes à la leur. Toujours uniquement à l’aide du pouvoir hypnotique vampirique, celui-ci leur dit qu’il a rapporté au père André le fait que le comte de Lamoricière était en train de rassembler les comtes Huguenots de la région autour de lui. Il explique que ces derniers sont sur le point de se soulever et de massacrer nombre de prélats catholiques des environs. Qu’ensuite, ces comtes Huguenots et leurs troupes rejoindraient Montauban, afin d’accompagner les propres hommes que va rassembler le comte de Lamoricière d’ici là. Et, ainsi, tous unis, dès la semaine prochaine, leur armée va se rendre à Toulouse pour y rejoindre les grands Seigneurs de la Fronde révoltés contre Anne d’Autriche et Mazarin. De fait, Henri le Gueux a décrit tout cela au père André lors de leur dernière rencontre, et a des conciliabules clandestins et réguliers avec lui, en se rejoignant grâce au passage secret, afin de le tenir au courant de l’évolution de la situation au château du comte de Lamoricière.

À l’issue de ces aveux, Marie-Béatrice de la Hotte, qui, de son coté, est une fervente Huguenote, fond en larme, puis tente de se jeter sur Henri le Gueux. Elle se maudit d’avoir cru que celui-ci avait été pris d’une passion amoureuse pour elle. Elle voue aux gémonies sa crédulité, et s’emporte contre lui : elle n’était qu’un jouet. Son but était en fait d’atteindre le comte de la Hotte, ainsi que les informations que celui-ci détenait concernant la Fronde contre Mazarin et Anne d’Autriche dans le Languedoc.

À l’issue de cette confrontation, les personnages peuvent décider de libérer Henri le Gueux. Si c’est le cas, celui-ci quitte aussitôt la chambre afin de rejoindre celle où se trouve le passage secret. Mais, au bout de quelques secondes à peine, ils entendent des hurlements de terreur provenir du couloir. À peine ont-ils le temps d’ouvrir la porte donnant sur le corridor, qu’ils aperçoivent une grande ombre laisser tomber le cadavre d’Henri le Gueux sur le sol, puis se déplacer et disparaître au loin à une vitesse surnaturelle. Bien sûr, Henri le Gueux est mort, totalement vidé de son sang, les traits du visage crispés par l’horreur.

Quant à Marie-Béatrice de la Hotte, elle rejoint très vite la salle du conseil du comte de Lamoricière. Elle y rejoint son mari et l’informe de ce qu’a révélé Henri le Gueux aux personnages. Le comte de la Hotte explique alors ce qu’il vient d’apprendre de sa femme au comte de Lamoricière, et ensemble, ceux-ci iront sur place, puis, iront voir les personnages afin qu’ils leur disent exactement ce qu’Henri le Gueux leur a révélé.

Évidemment, les personnages peuvent décider de ne pas déranger Henri le Gueux et Marie-Caroline de la Hotte durant leurs ébats amoureux. Dans ce cas, toujours dissimulés dans un endroit de la chambre d’où ils peuvent voir sans être vus, au bout de quelques instants, ils voient la porte de la pièce s’ouvrir. Une ombre indistincte à cause de la vitesse phénoménale à laquelle elle se déplace, fond immédiatement sur le jeune homme et la jeune femme. Pendant qu’elle les tue en les vidant de leur sang, la seule chose que les personnages pourront distinguer d’elle, c’est qu’elle porte un masque de Diable rouge. Et, le temps qu’ils aient fait le moindre mouvement dans sa direction, elle s’enfuit et disparaît dans le couloir.

Les personnages peuvent éventuellement décider de s’attaquer à cette ombre vampirique. Mais, elle est trop rapide pour eux, et, d’une façon ou d’une autre, parvient à s’enfuir et à s’évanouir dans la nature.

Les personnages ont également la possibilité de quitter la chambre d’Henri le Gueux et de Marie-Caroline de la Hotte sans se préoccuper de ces derniers. Dans ce cas, ils peuvent alors rejoindre leurs chambres, ou celles de leurs compagnons de voyages humains et vampires ; elles se trouvent d’ailleurs dans le même couloir que les leurs.

Dans ce cas, ils se rendent compte que leurs compagnons n’ont pas bougé de leurs chambres depuis la nuit précédente. En fait, ils ne les ont pratiquement pas quittés depuis leur dernier entretien avec le comte de Lamoricière. Mais, en arrivant devant leur porte, il y a des soldats qui montent la garde, et ces derniers ne voudront laisser passer les personnages sous aucun prétexte. La seule chose que les soldats leur diront, c’est que le comte de Lamoricière se trouve actuellement en entretien privé avec leurs compagnons vampires.

Évidemment, les personnages peuvent essayer d’écouter cette conversation discrètement, par le moyen de leur choix, qu’il soit vampirique ou non. Dans ce cas, ils s’aperçoivent immédiatement que le dialogue est échangé en latin et, à moins que l’un d’eux ne connaisse cette langue, ils ne la comprennent pas. Par contre, si l’un des personnages sait parler ou lire le latin, celui-ci réalise vite que le comte de Lamoricière est en train de parler des cubes recouverts d’inscriptions hiéroglyphiques que les compagnons vampires des personnages ont dérobées à Bordeaux. Le comte demande plus de précisions à leur sujet à ces derniers. Finalement, au bout de quelques instants, et sans que les personnages n’aient pu recueillir aucun renseignement supplémentaire, le comte de Lamoricière quitte la chambre en compagnie de sa garde personnelle.

Les personnages peuvent alors rejoindre leurs compagnons de voyage à l’intérieur de la chambre. Mais là, à moins que l’un d’eux ne possède le pouvoir vampirique « Domination, niveau 4 », ils ne remarquent rien de particulier, si ce n’est une légère léthargie de la part de leurs condisciples. Mais, si l’un d’eux possède ce pouvoir spécial, il se rend aussitôt compte qu’en fait, le comte de Lamoricière a le total contrôle de leur esprit. Les personnages peuvent également tenter de les interroger à propos des cubes, ou, de ce qu’ils ont fait à Bordeaux, ou de la raison pour laquelle le comte de Lamoricière veut absolument tous les emmener avec lui à Toulouse. Mais, ils ne souhaitent pas répondre aux questions des personnages, ni au sujet des cubes, ni sur Bordeaux ou Toulouse. Ils ne veulent même pas suivre les personnages, si ceux-ci leur disent que la meilleure solution pour eux tous est de fuir Montauban. Ils expliquent alors qu’ils ne font confiance qu’au comte de Lamoricière, et qu’à lui seul. Si les personnages profitent de leur léthargie pour fouiller les lieux, ou pour les fouiller eux-mêmes, ils se rendent très vite compte que les fameux cubes ne sont plus, ni sur leurs compagnons, ni dans la chambre. Et s’ils les interrogent plus avant, à propos du fait que les cubes ne sont plus entre leurs mains, leurs compagnons avoueront, mais avec une grande réticence, qu’en effet, ils viennent de confier ces objets au comte de Lamoricière.

Les personnages peuvent encore déambuler dans le château du comte de Lamoricière, sans but précis. Dans ce cas, au bout d’un moment, au détour d’un corridor, ils croisent la route de Jacques. Celui-ci les informe alors, d’une voix affolée, qu’un traitre s’est infiltré parmi les amis du comte de Lamoricière. Ce dernier se trouve actuellement à Montauban, et pire encore, à l’intérieur du château du comte de Lamoricière. Malheureusement, nul ne sait encore quelle est son identité. Il demande alors aux personnages si ceux-ci n’ont pas vu ou entendu quelque chose d’aider le comte de Lamoricière dans sa traque contre ce traitre. Quelle que soit la réponde des personnages, il poursuit en leur disant d’être très prudents à cause des meurtres vampiriques qui ont été commis entre les murs du manoir depuis leur arrivée. Et il souligne le fait que le comte de Lamoricière nourrit quelques soupçons à leur égard, à ce sujet. Mais, en même temps, il les rassure, en leur disant qu’ils ne sont pas les premiers sur sa liste ; d’autant que le comte de Lamoricière ne voit pas par quel moyen les personnages auraient pu sortir de leurs chambres sans être remarqués par les soldats qui montaient la garde devant leurs portes à ce moment-là. Puis, Jacques demande finalement l’aide des personnages pour une petite mission qu’il doit accomplir sur ordre du comte de Lamoricière au cours de la nuit prochaine. Il leur dit que lui, leur fait confiance depuis Castelsarrasin et les événements qu’ils y ont vécus ensemble. Il leur explique alors qu’il doit aller chercher un objet important aux yeux du comte de Lamoricière à Montauban, puis, voir quelqu’un, avant que l’insurrection n’éclate dans la cité. Et, il avoue qu’avec un traitre dans le château, se dissimulant parmi les proches du comte, il se sentirait davantage en sécurité en compagnie des personnages. Car, à son avis, ils n’ont rien à voir avec toutes ces histoires.

À l’issue de cet entretien fiévreux avec Jacques, les personnages peuvent choisir de refuser d’accompagner Jacques dans sa mission. Dans ce cas, ils continuent à vaquer à leurs occupations. Mais, à moins qu’ils aient déjà entrepris d’autres choses, il ne se passe rien d’autre d’important jusqu’à l’aube.

Si les personnages acceptent de suivre Jacques pour sa mission, celui-ci les remercie vivement, en avouant qu’il se sent soulagé de ne pas être seul. Il les conduit alors dans la cour principale du château ouvrant sur Montauban. Là, ils montent sur plusieurs chevaux qui ont été préparés à leur intention. Ils quittent les lieux, et suivent Jacques à travers un dédale de ruelles ; la plupart des maisons y sont encore éclairées, malgré l’heure tardive. Dans les ruelles, beaucoup de gens vont et viennent, et certains se promènent avec des armes à la main. Ils en croisent d’autres en train de se rassembler à proximité de plusieurs auberges. Les membres de ces différents groupes sont en proie à de vives discussions.

Les personnages et Jacques arrivent finalement à l’orée d’une place. Il s’agit de l’endroit où, habituellement, se tient le grand marché des vins et des grains quotidien de la cité. Là encore, de nombreuses personnes sont présentes. La plupart écoutent un orateur juché sur u promontoire en train d’hurler un discours plein de fureur et de violence. Il excite ceux qui suivent ses paroles, en disant que s’il y a tant de misère dans le royaume de France, c’est de la faute du clergé qui s’est enrichi depuis des siècles sur le dos des plus pauvres. Il continue en soulignant que l’Église est, depuis toujours, soutenue par Mazarin et Anne d’Autriche. Ceux-ci profitent que le roi est encore un enfant, innocent et trop jeune pour régner par lui-même, pour s’enrichir à ses dépens. Au fur et à mesure que les personnages et Jacques progressent afin de s’engouffrer dans la ruelle suivante, ils se rendent compte que le discours de l’orateur est écouté par de plus en plus de monde.

Au moment où Jacques et les personnages s’apprêtent à entrer dans une nouvelle rue, quelque chose retient soudainement leur attention. Non loin de là, ils distinguent une jeune femme qu’ils semblent reconnaître, à l’intérieur d’une ruelle adjacente. Celle-ci semble tenter de se dissimuler à l’aide d’une grande cape noire. Elle progresse rapidement parmi les ombres de la ruelle. En fait, les personnages l’ont déjà croisé à Moissac aux Puys, et plus particulièrement, à l’auberge « la Patte Folle », en compagnie de quatre gardes du corps.

Cette fois-ci, la jeune femme est seule. Si les personnages décident de la suivre dans son périple, ils la voient presque immédiatement s’arrêter devant la porte de l’une des nombreuses maisons de la rue. Elle frappe plusieurs coups contre son panneau de bois et jetant des coups d’œil à gauche et à droite, pour surveiller les environs. Quelqu’un lui ouvre alors, et elle entre précipitamment à l’intérieur du bâtiment. Les personnages ont beau essayer de frapper à leur tour à la porte, personne ne viendra leur ouvrir ; tout au plus, une voix anonyme et menaçante leur demande de partir, s’ils ne veulent pas que la garde de Montauban soit alertée.
Évidemment, les personnages peuvent essayer d’écouter ce qui se passe à l’intérieur de la maison, avec l’aide – ou non – de leurs pouvoirs vampiriques. Dans ce cas, ils s’aperçoivent que plusieurs personnes sont présentes, et échangent une conversation avec la jeune femme. Cette dernière dit alors se nommer Cérillia. Elle arrive tout droit d’Agen, comme cela était prévu. Elle doit se rendre, comme prévu également, à Béziers, pour la réunion qui doit s’y tenir. Mais, continue-t-elle, et comme cela l’a déjà été dit, elle doit d’abord passer par Carcassonne afin de convaincre Agnès de les accompagner à Béziers. Il ne faut pas oublier que cette réunion est destinée à trouver un compromis entre tous ses participants, et qu’ils doivent ensuite mettre au point la suite du programme qu’ils ont mis en œuvre. Elle poursuit alors que, durant son voyage entre Age et Moissac aux Puys, il ne s’est rien passé de notable. Par contre, entre Moissac aux Puys et Castelsarrasin, les gardes du corps qui lui ont été alloués pour le trajet, ont disparu les uns après les autres dans d’étranges circonstances ; leurs corps ont été retrouvés vidés de leur sang, et leurs visages figés par la terreur, par les populations locales. Quant à elle, elle ne doit sa survie et son arrivée miraculeuse à Montauban, que parce qu’elle a utilisé ses Dons au maximum de leurs possibilités. Ces derniers lui ont permis, entre autres, d’échapper à nombre de loups qui infestent de plus en plus depuis quelques temps les forêts alentours.

L’un des interlocuteurs de Cérillia prend dès lors la parole. Il dit que sa compagne et lui vont se préparer à l’accompagner au plus tôt à Carcassonne ; d’ici quelques jours, tout au plus. Auparavant, ils ont encore plusieurs détails à régler à Montauban. Mais ensuite, aucune difficulté ne s’oppose à ce qu’ils l’accompagnent et la protègent pour la suite de son périple jusqu’à Carcassonne. Puis, il enchaine en soulignant que ce n’est pas plus mal, au fond, à cause de la guerre civile qui semble s’étendre à Montauban et à sa région. S’éloigner d’ici rapidement, ainsi que ses routes de moins en moins sures, n’est pas plus mal.

Finalement, à l’issue de cette conversation, Cérillia et ses compagnons décident d’aller se coucher. Mais, si les personnages décident de tenter de pénétrer à l’intérieur de la maison pour en savoir plus, ils sont immédiatement repoussés par un puissant champ de force magique qui en interdit l’accès.

Les personnages peuvent, quelle que soit leur situation, poursuivre leur trajet en compagnie de Jacques à travers les ruelles de Montauban. Celui-ci continue alors à les mener au travers d’un dédale de chemins sinueux, pour finalement aboutir aux abords des remparts de la cité. Il les mène jusqu’à l’intérieur d’une ruelle se terminant en cul de sac ; des monceaux de déchets puants et d’immondices de toutes sortes s’y distinguent. Jacques dégage un pan de mur dissimulé par ces tas de déchets informes. Une étroite ouverture apparaît dans la paroi. Il s’y engouffre donc en faisant signe aux personnages de le suivre.

Les personnages se retrouvent ainsi à l’entrée d’un étroit passage. En le suivant, ils se rendent compte que celui-ci est rempli de toiles d’araignées. Son sol est recouvert d’une épaisse poussière ; des excréments d’animaux sont disséminés un peu partout sur le chemin dont voici l’itinéraire : petit corridor ; salle aux murs et au plafond en partie effondrés et au sol à moitié enseveli sous les gravats ; couloir dans lequel s’accumulent nombre de déchets informes ; croisement ; corridor aux murs crevassés par lesquels ruisselle de l’eau jaunâtre et aux relents nauséabonds ; plus loin à l’intérieur du même boyau, murs aux façades recouvertes de moisissures multicolores ; second croisement ; couloir avec dizaine de rats courant en direction des personnages, les dépassant en leur montant dessus ; même couloir, mais plus loin, dont le sol et le plafond se sont effondrés, laissant de large ouvertures sur un vide béant.

Jacques indique alors aux personnages qu’il faut traverser le sol effondré, pour atteindre une nouvelle salle permettant de poursuivre leur chemin. Et il escalade l’ouverture dans le sol en premier, afin de montrer l’itinéraire aux compagnons. Il atterrit finalement sur les rebords d’une nouvelle salle encombrée de gravats, et dont le mur du fond par lequel il est passé, est éventré. Il fait signe aux personnages de l’y suivre. Un peu plus loin dans la pièce, parmi quelques gravats un peu à part des autres, se trouvent des ossements humains recouverts de poussière et de toiles d’araignées ; porte ouvrant sur un escalier très étroit en colimaçon qui descend, dont de nombreuses marches se sont effondrées et donnent sur le vide ; en bas, porte dont le panneau de bois laisse apparaître des inscriptions hiéroglyphiques et plusieurs traces de griffes sanglantes. La porte est fermée à clef, et c’est Jacques qui la déverrouille avec la petite clé dissimulée dans un des replis de ses vêtements.

Le trajet se poursuit : corridor aux parois recouvertes de traces sanglantes ; porte ; salle à l’intérieur de laquelle s’entassent des monceaux de vieux parchemins moisis. S’y trouvent également plusieurs fauteuils et un lit à moitié défoncés. Une table sur laquelle apparaît de nombreux bocaux de toutes formes et de toutes tailles. Ils sont poussiéreux et environnés de toiles d’araignées. Ils renferment des substances non reconnaissables. Certains murs de la pièce laissent discerner des étagères sur lesquelles reposent des instruments alchimiques divers et variés. Plus loin, se distingue une cheminée qui semble ne pas avoir été utilisée depuis longtemps.

C’est dans cette pièce que se côtoient une demi-douzaine d’Hommes-Chats. Au moment où Jacques et les personnages y pénètrent, plusieurs de ces créatures sont en train de lire des parchemins ; d’autres prennent des notes sur des livrets à moitié moisis. Ils reconnaissent immédiatement Jacques, et semblent heureux de le voir ; ils se montrent par contre plutôt méfiants envers les personnages, et les regardent avec des yeux hostiles, voire agressifs, si ces derniers font mine de faire des gestes brusques ou belliqueux dans leur direction.

A peine Jacques et les personnages ont-ils fait quelque pas dans la salle, que les Hommes-Chats emmènent Jacques à l’écart pour lui demander qui sont les personnages et quelle est la raison de leur présence en ces lieux. Les personnages remarquent alors que les Hommes-Chats miaulent en parlant. Jacques leur dit alors que ces derniers sont des amis, qu’ils sont à ses côtés afin de le protéger au cours de ses pérégrinations à la surface ; car Montauban s’apprête à entrer en convulsion, et ses habitants sont sur le point de se déchainer les uns contre les autres. Ils sont également présents à ses côtés pour sauvegarder l’Objet qui doit être emmené jusqu’à Toulouse.

Les Hommes-Chats, tout le long de la présence des personnages en ces lieux, restent malgré tout méfiants envers eux. Malgré tout, ceux-ci poursuivent leur conversation avec Jacques. Ils lui expliquent qu’ils progressent dans leurs investigations. Ils sont d’ailleurs sur le point de les terminer grâce au Charme qu’ils détiennent. Mais, ils soulignent le fait que, pour en venir à bout, ils ont besoin de davantage de sang humain. Jacques enchaine alors en disant qu’il est venu, comme prévu, récupérer l’Objet que le comte de Lamoricière a confié à leur garde il y a quelques temps. De fait, l’un des Hommes-Chats s’éloigne, tout en observant les personnages du coin de l’œil ; il se dirige vers l’une des étagères encombrées d’ouvrages moisis non loin de là. Il s’empare d’un coffret dissimulé derrière un tas informe de parchemins. Puis, il le remet entre les mains de Jacques, mais presque à contrecœur.

Jacques remercie finalement les Hommes-Chats du soin qu’ils en ont pris. Il leur confie qu’il reviendra les voir dans quelques jours, avant qu’il ne quitte Montauban en compagnie du comte de Lamoricière. Il leur dit qu’en effet, ils vont, ensemble, prendre la direction de Toulouse. Puis, il leur explique qu’il fera en sorte de les rencontrer une dernière fois le jour précédant leur départ, afin de récupérer le Charme que le comte leur a commandé. Finalement, il leur témoigne une ultime fois sa reconnaissance au nom du comte de Lamoricière, fait signe aux personnages de le suivre, et quitte les lieux.

Jacques et les personnages repassent alors par le même chemin qu’à l’aller. En route, il referme à clef derrière lui la porte sur laquelle se discernent des traces de griffes ensanglantées, accompagnées d’étranges inscriptions hiéroglyphiques. Il progresse jusqu’à la fissure dissimulée par des excréments, apparaissant dans un des murs des remparts de la ville. Et une fois dehors, il leur fait prendre la même route qu’à l’aller, afin de rejoindre le château du comte de Lamoricière.

Or, alors que Jacques et les personnages pénètrent à l’intérieur d’une ruelle particulièrement sombre de leur trajet, ils se font soudainement attaquer par une demi-douzaine d’hommes entièrement vêtus de noir. Ils surgissent de coins sombres ou de ruelles adjacentes à celle dans laquelle ils viennent d’entrer, lorsque ces inconnus se jettent sur eux, armés de poignards. Les personnages peuvent malgré tout apercevoir, sous leurs capes sombres, qu’ils sont habillés de vêtements appartenant à la milice de Montauban. Ils ont également autour de leur cou une chaine décorée d’une croix chrétienne en argent, finement ciselée. Hélas, malgré tous les efforts des personnages pour porter secours à Jacques, ce dernier se fait assassiner au cours de l’affrontement.

Durant ce combat, les personnages ont malgré tout la possibilité de neutraliser un ou plusieurs de leurs assassins Une fois l’affrontement terminé, ils peuvent alors interroger le ou les prisonniers. Mais ce n’est que sous la contrainte psychique ou la torture physique que l’un d’eux avoue, au bout d’un moment, qu’il est au service du Père André. Il a été envoyé par celui-ci et les autres membres de la confrérie du monastère Saint-Théodard, dans le but de les assassiner. Il avoue même que cette consigne a été donnée à tous les soldats Catholiques de la cité, pour qu’ils tuent tous les serviteurs du comte de Lamoricière qui oseraient s’aventurer en ville.

D’autre part, les personnages désirent peut-être fouiller le cadavre de Jacques. Dans ce cas, ils trouvent dans ses poches un trousseau de clefs ; il s’agit de la clef de la porte de sa chambre au château du comte, la clef ouvrant la porte sous les remparts menant à l’antre des Hommes-Chats, ainsi que d’autres clefs inconnues. Ils découvrent également sur lui le petit coffret cadenassé qui lui a été remis par les Hommes-Chats un moment auparavant. Et, enfin, ils récupèrent un poignard, ainsi que deux parchemins ; pour le premier, il s’agit du Document 8 ; le second s’avère être un mystérieux feuillet recouvert de phrases latines indéchiffrables.

Les personnages peuvent éventuellement décider de fracturer le coffret. Dans ce cas, ils se rendent immédiatement compte que celui-ci contient une Relique : une patte en or de félin aux griffes démesurées, de la taille d’une main humaine, et repliée sur elle-même.

Document 8 :

Laurent le Latiniste. À l’angle de la rue de la Fontaine et de la rue des Quatre Demoiselles Assises. Boutique : « Les Livres de l’Érudit ».



La suite, très prochainement…

Dominique


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