Prions ensemble...

Journal d’Iris - partie du 15/09/2010
mardi 21 septembre 2010
par  GIOM
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La journée se termine dans la cabane de bergers. Je repose mon corps sur le dos musclé et tendu d’Aoyunthaï. La nuit qui s’annonce et les suivantes promettent d’être cruciales.

Nous voici de retour à la civilisation. L’activité des rues de Babylone la nuit lui donnent un sentiment d’assurance. Je suis ici chez moi, pensé-je en jouant machinalement avec mon pendentif. Aoyunthaï a proposé d’aller directement aux jardins pour voir si Cush y est avec le calice. J’espère y trouver également Kallicé saine et sauve.

Cush est bien là. Mais seul. Il a eu quelques échanges verbaux avec Kallicé et Asshâni en début de nuit et a gardé le calice. Le duo de mekhet est parti vers d’autres « occupations ». Coterie, future ligue ou groupe de compagnons, qu’importe les mots mais je pense que nous aurons du mal à avancer ensemble.

Les jardins de la bibliothèqueD’ailleurs mes deux amis gangrels se proposent de « m’escorter » jusqu’à chez moi pour que j’analyse le contenu séché dedans. Une façon de me surveiller autant que de me protéger. Je me méfie de Cush. Il est très sympathique mais derrière son côté « bon gars », je sens que se cachent beaucoup de choses. Preuve en est, ses contacts avec les garous. Il n’est pas une nuit que je le croise sans lui en parler et pourtant je n’en sais toujours pas plus.

Nous voici donc dans ma modeste demeure. Je laisse mes deux compagnons dans la pièce principale et descend dans mon laboratoire en sous-sol. A peine ai-je commencé mes analyses qu’Ecuménas m’informe qu’Ao et Cush sont partis faire un tour. Sûrement des choses à se dire qu’il ne faut pas que j’entende.
Que penser d’Aoyunthaï ? Un instant fidèle ami prêt à tout pour me protéger... l’instant suivant parti discuter avec son « frère » dans mon dos... oh sûrement avec la promesse de tout me répéter... un jour.

Je rechigne à utiliser mes pouvoirs ainsi sur Kallicé mais il faut que je lui parle. Si parmi les quatre il en est une à qui je peux encore faire un peu confiance, c’est bien elle. Et puis, Cush prétend qu’elle lui cache des choses. Voyons si elle m’en dit plus.

Kallicé arrive à peine quelques instants avant que le duo de gangrels, avec chien et rat, ne revienne. Nos échanges auront été brefs. Trop brefs.

Kallicé nous raconte alors à tous les visions qu’elle a vu au sujet du calice. « Un gars « bizarre », une sorte de prêtre, a approché l’objet d’une source de lumière. Il avait peur. C’était dans une grotte... enfin une pièce sous terre avec des dimensions « bizarres ». Ah et je n’ai pas vu de sang. C’était il y a quelques années ou décennies. » Des explications sommaires et assez floues. Pourquoi ai-je la désagréable impression qu’elle ne nous dit pas tout ? Est-ce à cause des deux gangrels avec qui la confiance est rompue ? En aurait-elle dit plus si j’avais été seule avec elle ?

Babylone la nuit

Nous décidons d’aller vers la bibliothèque et demander au scribe de nous compter l’histoire de Gilgamesh. Cela fait plus de douze jours que nous en parlons et cela n’a toujours pas été fait. Kallicé refuse de nous accompagner. Il ne faut pas être devin pour voir que j’ai interrompue mon amie et qu’elle paraît soucieuse.
Bien. J’irai donc escortée des deux gangrels et de leur faune...

Avant de partir je prends le temps de me changer et de me mettre quelques gouttes de parfum. Tentons de garder quelques semblants d’humanité. Je donne aussi quelques consignes à Ecuménas qu’il transmettra à Assarnapal. J’ai déjà bien trop perdu de temps comme cela. Deux mois bientôt que je suis ici et c’est à peine si j’ai progressé.

En chemin, nous passons devant la boutique de Bashir, le dresseur d’animaux. Les lieux ont été saccagés et le dresseur a disparu. Pourtant rien n’a été volé. Ce ne sera pas encore pour cette nuit le scribe. Cush et Ao discutent avec les animaux et demandent à Lycaon et Ratao – voilà que je me mets moi aussi à les appeler par leurs noms - de suivre la piste des coupables.
Ils nous conduisent jusqu’à l’entrée du Temple de Marduk où le garde en faction stoppe notre avancée. Ao décide d’envoyer son rat en éclaireur. Je convainc Cush d’éviter les manières trop brusques et propose de convaincre gentiment le garde d’aller nous obtenir un rendez-vous avec l’un des prêtres.

Le temple de Marduk domine la villeQuelques instants plus tard, le garde revient. Le prêtre nous attend. Kallicé arrive alors avec son « frère » Asshâni. Ils me fatiguent avec leurs fraternités autant qu’avec leurs cachotteries. Bien évidemment aucun mot sur leur activité pendant le reste de la nuit mais tous deux s’invitent à me suivre avant même que je le leur propose.

Nous voici donc devant le prêtre. Je le presse un peu pour voir sa réaction. Sûr de lui il se défend des accusations et nous enclin à sacrifier un bouc pour retrouver notre « ami ». Ah tiens, maintenant le dresseur d’animaux est mon ami ?

Cush et Ao partent aussitôt et Kallicé s’empresse de leur emboîter le pas.
Asshâni me surprend en leur conseillant de prendre deux boucs plutôt qu’un. La peur se lirait presque sur son visage. Etonnant. Derrière son regard froid et déterminé je m’étais pris à l’apprécier. Non comme un ami, certainement pas, mais comme un allié possible. Froid, utile et efficace. Sa visite au temple l’aurait-elle à ce point déstabilisé ?

Quelques minutes plus tard, revoilà le trio avec non pas un ni même deux boucs mais un taureau. Le plus beau qu’ils aient trouvé chez le marchand devant l’entrée du temple. Je n’ose même pas penser au prix de la bête. Et si nos prières peuvent être exaucées avec ce sacrifice, elles n’incluent certainement pas la libération de Bashir... Tiens mais c’est une idée ça. Quitte à sacrifier un taureau autant en profiter pour prier à des choses plus utiles...

Une belle offrande au dieu MardukNous assistons au rituel. Ao et Cush sont heureux de dire qu’ils ont convaincu l’animal qu’il allait accéder à un monde meilleur. Et on me dit manipulatrice après... A moins qu’ils n’y croient vraiment.
Le rituel est rendu selon des rites proches de ceux établis en Grèce. Le sang est récolté par des petites rigoles qui sortent du cloître sacrificiel... le sang serait-il recueilli par la suite ?

La nuit touche à sa fin et j’ai d’autres projets. Mon regard croise celui d’Ao. Non. Je préfère rentrer sans escorte. Arrivée dans mon refuge, je souris à Ecuménas et boit ma potion. Le géant grec, au lieu de se dévouer entame une litanie sur son amour pour Aëshala et le fait que son cloîtrement se termine la nuit suivante. Il a compté les nuits ! Je l’ai pourtant choisi pour ses capacités physiques pas pour savoir calculer. Je comprends des fois pourquoi même Asshâni a préféré se choisir un animal comme goule...

Tant pis, il ne me laisse pas le choix. Je ne gaspillerai pas les investissements de cette nuit pour son affection pour cette petite mortelle qui, dès demain, essaiera peut-être de nous nuire.


La nuit suivante je prends quelques heures pour me rassasier. L’expédition dans le désert, les journées passées éveillée et les diverses dépenses de sang des nuits précédentes, avaient attisé ma soif.
Nous nous retrouvons chez moi, officiellement le quartier général de notre Côterie qui n’en est pas une. Il faut dire que je préfère le confort de ma demeure et de mon quartier à celui de Kallicé.
Cush et Aoyunthaï viennent chargés d’un coffre de pierreries. Ils racontent qu’ils l’ont reçu en échange du calice et des autres objets du coffret qu’ils ont remis aux deux membres du Culte de la Colère. Le Culte de la Colère dont j’ai entendu parler à l’Olympe et qui avait vu plusieurs Dieux, dont Janus, rompre les lois établies par Zeus et quitter leur Ligue pour suivre les préceptes du Culte.
Bien évidemment, Kallicé tempête contre le flegmatique Cush. Pourquoi rendre à un ennemi potentiel ses armes ?

De nouveau c’est le grand déballage sur la côterie qui n’existera jamais. Kallicé est accusée par la Côterie Khallid d’être responsable autant que Cush de la disparition de Bashir. Elle a réfuté cet amalgame mais les brigands voient le gangrel et la mekhet comme indissociables. Elle a un côté charmant quand elle s’énerve ainsi. Je ne peux m’empêcher de me souvenir du premier mortel que nous avions dévoré ensembles...

Nous arrivons au Temple de Marduk pour prendre rendez-vous avec le Grand Prêtre Mooz. Cush et Ao pour demander à échanger Bashir. Kallicé et moi pour Aëshala. Asshâni pour... qu’en sais-je ? Le jour où l’on connaîtra les objectifs de notre compère assassin...

Le Grand Prêtre apparaît moins frigide que le prêtre-veilleur que nous avions vu la nuit passée. Bien plus puissant et avide de savoir aussi. Nous lui posons diverses questions sur la façon des prêtres de « recueillir l’énergie » des vivants et en particulier des humains. Le prêtre commence par nous prendre de haut et nous traiter d’ignares avant de se rendre compte que nous ne sommes pas de simples quidam. Il s’intéresse d’ailleurs autant à nous que nous à lui. Intéressant... et inquiétant tout autant. Ce qui est sûr c’est qu’ils utilisent la puissance du sang pour leurs rituels. Et ce pouvoir dans les mains de mortels n’a jamais été pour me rassurer. Nous apprenons qu’Aëshala ne peut-être rendue disponible de suite. Les prêtres de Marduk ont en effet vu en elle un grand potentiel et elle est toute dédiée aux rituels sacrificiels.

Nous avions laissé Aëshala pour voir, nous commençons à voir. L’heure du retour d’expérience est arrivée. L’heure aussi de se trouver un nouveau garde du corps, peut-être. Je redoute la réaction de mon fidèle guerrier.

Le Grand Prêtre Mooz représentant le Dieu Marduk nous accueilleNous ressortons du Temple et Asshâni décide de disparaître, juste pour tester les limites de ses pouvoirs en ces lieux. Utile sûrement... enfin s’il venait à partager son savoir.
Je propose à Kallicé d’appeler Aëshala et j’ai le droit à autre chose qu’un « si tu fais ça je te tue », cette fois. Je rentre donc chez moi pour appeler la jeune femme. Etonnamment, Asshâni préfère rester avec moi plutôt que d’accompagner les trois autres à la Côterie Khallid. Après tout c’est l’occasion de discuter avec celui que je connais le moins du groupe. Un personnage mystérieux mais qui s’avère à bien des égards avoir des objectifs communs avec les miens.

Aëshala ne vient pas. Je vais rencontrer les représentants de la milice de la ville. J’ai la confirmation qu’une enquête est en cours au sujet de la disparition de Bashir. Mais peu probable que les choses aboutissent.

De retour, le duo de gangrel et Kallicé, nous informent que Météra est retenue prisonnière dans le Temple. Elle y a été livrée par les membres du Culte de la Colère pour satisfaire la Côterie Khallid. Livrer une Immortelle à des prêtres mortels !

Le groupe décide d’aller chez elle pour en apprendre plus et informer sa goule. Je propose de me rendre chez Sârdanapal pour la prévenir. Elle est en pleine séance rituelle du Culte. Je repasserai. En attendant, je me rends auprès du Prince et l’informe de la situation pour Météra. La thèse du Culte de la Colère le surprend. Leurs agissements conduiraient à une chasse au sang et ils ont tout fait jusqu’à présent dans les règles.

En revanche, je ne peux m’empêcher de penser aux Ventrue. Rapporter à notre communauté que notre Prince laisse une Immortelle de sa propre lignée être sacrifiée auprès de mortels, serait un coup rude pour la stabilité de son pouvoir. Et que penser d’Ishtar, peut-être elle-même disparue suite aux machinations des Ventrue ? Marduk a pris de l’importance depuis la disparition d’Ishtar. Serait-il possible que... Tout ceci n’est que pure supposition mais cette hypothèse mériterait d’être approfondie.

Babylone déborde d'activité, même la nuitLorsque je retourne au Temple d’Adad, je préviens Sârdanapal que Météra est peut-être détenue au sein du Temple de Marduk mais n’évoque pas le détail de son enlèvement.

Lorsque le groupe me retrouve, j’évoque les différentes possibilités. Aussitôt Cush me confirme qu’il a simplement « supposé » que Météra aurait été enlevée par les membres du Culte de la Colère et livrée aux prêtres de Marduk. Et déjà, leur décision est prise de s’infiltrer dans le temple (en passant par des souterrains, bien sûr). Et pourquoi ? Pour sauver un rat ou un ami dresseur d’animaux ?

Serait-ce ça s’engager dans cette Côterie ? Partager ses propres informations pour en échange suivre aveuglément dans des missions suicidaires pour sauver un rat... !


- Conteur :

  • Benoît

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