Le Poulet de la mort

mardi 5 janvier 2010
par  Benoît
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Dans la grande tradition des blogs que personnes ne lit jamais (et j’ai des statistiques dramatiques qui le prouvent d’ailleurs) je vais continuer à raconter des trucs qui n’intéressent personne.

À moins de n’avoir strictement rien de constructif à faire dans les prochaines minutes, je vous conseille de passer votre chemin...

Ce week-end fut pour moi l’occasion de redescendre dans le Sud lointain (enfin le Sud-Ouest) pour y retrouver au grand complet ma petite famille. La maison parentale, perdue sur les coteaux au-dessus de la Baïse, rivière verte coulant doucement dans une région verte également, où croissent melons, fraises et autres kiwis, où les champs fleurissent quand approche l’été pour se parer de couleurs vives et joyeuses. Le jaune vif du sorgho ou celui, si particulier, du tournesol qui recouvre des collines complètes, le vert intense de la luzerne ou celui du blé qui s’apprête à mûrir, les nuages subtiles des feuillages variés, les rayures interminables des rangs de maïs ou les fils de plastique qui s’étendent à l’horizon pour protéger les fruits d’un soleil trop généreux...

Le Sud-Ouest, c’est plutôt chouette. Comme pour me dire que j’ai bien raison, le temps s’est mis au beau fixe et mon séjour a été généreusement arrosé de lumière. Ce qui nous a permis d’organiser sans peine une fête ma fois fort sympathique également dans le jardin, décoré pour l’occasion de banderoles fêtant l’anniversaire de mon frère aîné - ses trente ans, ça n’est pas rien - et quelques ballons (en fait nettement plus que quelques, j’en sais quelque chose pour en avoir gonflé à la bouche la plupart) accrochés ci et là sur les arbres entre les tables.

La grande trouvaille de cette petite réception familiale fut très certainement le fameux et désormais légendaire poulet. Quel poulet ? me direz vous. Normal, que je répondrais alors, avant d’expliquer.

L’équipe chargée d’aller acheter les décorations que nous n’avions pas confectionnées nous-mêmes (j’ai quand même réalisé une banderole sublimissime, n’est-ce pas, en découpant des lettres de couleur pour les coller sur des feuilles d’une autre couleur... enfin je vous passe les détails mais c’est fou ce qu’on peut faire avec un ordinateur, Internet, un peu d’astuce, une imprimante, du papier, des ciseaux, de la ficelle à rôti et deux arbres...) cette équipe, disais-je, est revenue d’Agen (la préfecture, la grooosse ville à 100km à la ronde, qui parade fièrement du haut de ses 35000 habitants) avec une valeur ajoutée à ce que nous attendions : le bonus consistait en un poulet en caoutchouc ma fois plutôt réaliste (plumé, prêt à cuire) et deux massues préhistoriques de couleur fluorescente (rouge pour l’une, verte pour l’autre) qui ressemblait finalement plus à des sabrolasers de La Guerre des Étoiles qu’à des armes de pithécanthropes.

Rapidement des règles sont apparues pour utiliser ces artefacts étranges. L’inévitable combat des sabromassues s’est vite vu compliqué par l’irruption d’un combattant armé d’un poulet (c’est redoutable, un poulet : souple, maniable...) avant que tout cela ne dégénère en une partie effrénée de beach-poulet par-dessus la mirifique banderole que je venais de terminer avec mon père.

J’oublie de parler du lancer de poulet sur cible, du basket-poulet (dur, il reste coincé dans le filet), du base-poulet (avec des battes en plastiques plus molles que le poulet lui-même c’est une gageur que de faire un home run...) et autres joyeusetés.

Tout cela sur fond de fête familiale, avec plein de trucs bons à manger partout et de visages souriants (et des cousins en prime). Bref, je repars dans le lointain Nord avec en tête un poulet volant à l’horizontale, le bec en avant, les ailes repliées, les pattes en arrière (la position aéropouléique, c’est bien connu).

Poï-poï.


Je vous avais prévenu :)


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