VO, VF... DVD

mardi 5 janvier 2010
par  Benoît
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L’une de mes grandes découvertes de ces dernières années, c’est la version originale.

Bon, j’en vois déjà qui rigolent, surtout ceux qui savent que ma grande découverte, c’est le téléviseur... Après 19 ans sans télé, j’ai simplement un peu rattrapé mon retard en dévorant le contenu du vidéoclub du voisinage avant de ratisser encore plus large...

Le gros bonus moderne, c’est le DVD. D’ailleurs je ne dois pas être le seul à penser ça, les lecteurs DVD sont paraît-il maintenant nettement plus nombreux dans les foyers que les magnétoscope VHS. Mon magnéto à moi, il prend la poussière, d’ailleurs. Les cassettes ont tellement de désavantages que le pauvre, il a du mal à lutter avec son collègue du dessus dans la pile de mon matériel hi-fi/vidéo.

Le DVD c’est chouette. On a une image toute belle, qui ne vieillit pas quand on l’utilise (sauf pour ceux qui utilisent leurs DVD comme dessous de plat, mais bon, des gens comme ça, il en faut aussi... un peu... ça égaye le paysage, non ?) On a un son bien net qui sort sur plein d’enceintes en même temps. À ce sujet là, j’ai une anecdote bien rigolote (enfin, je trouve.)

Dans la saison 4 de la (très bonne) série télé qu’est Alias, le personnage principal (Sidney Bristow) reçoit assez souvent de la visite dans son pavillon et on entend la sonnette. Banal, me direz vous. Certes, mais quand vous saurez que cette sonnette a un timbre strictement identique à celle de mon appartement, quand vous saurez que j’ai une baffle située juste à côté de la porte, vous comprendrez que lorsque la sonnette retentit dans le film, je sursaute, surpris par une visite impromptue alors que j’étais bien tranquille en train de visionner une série à une heure généralement indue. « Mais qui donc vient ainsi troubler ma quiétude ? » est une question qui s’est répété pas mal de fois pendant le visionnage de cette saison. Mais c’est toujours Sidney qui a reçu de la visite et pas moi (tant mieux, mon appartement était dans un désordre impardonnable).

Un bon son, ça compte, quoi. On appelle ça l’immersion sonore. C’est chouette.

Dans le DVD on a aussi le chapitrage - que j’utilise finalement assez peu... j’aime bien regarder de A à Z, j’ai zappé la génération ’zapping’, ’faut croire... Héhé.

Mais bon le meilleur ça reste la version originale (oui, je me m’attarde pas sur les traductions en langues autres que le français et l’originale, je ne vois pas trop l’intérêt de regarder The X-Files en malgache...) Des choses que j’avais découvertes en cassette ou directement à la télé, donc en doublure française, reprennent une toute nouvelle dimension dans leur version d’origine. On a beau dire, même une belle traduction, ça ne vaut pas sa base. D’ailleurs les doubleurs français font globalement un excellent travail, merci à eux, c’est bien chouette. Tellement bons que c’est sans doute un peu de leur faute si les Français sont aussi nuls en anglais... Mais bon, les pauvres, on ne va pas les taper parce qu’ils bossent bien. Un DVD en VO, c’est quand même mieux. On a enfin la version que le réalisateur a peaufiné avec soin, celle qu’il voulait faire.

Du coup j’ai redécouvert plein de « classiques » en me rendant compte qu’ils étaient encore mieux en VO. Star Wars, par exemple... Ou, mieux encore, L’Arme fatale (Lethal Weapon), où les dialogues en français étaient pour moi parmi les meilleurs du cinéma américain parce qu’il est extrêmement rare d’entendre plusieurs personnages parler en même temps, au cinéma (bah vi, j’assume, désolé, je peux rajouter Reservoir Dogs si vraiment vous vous voulez tout savoir...) Dans le genre redécouverte totale, il y a le cinéma de Hong-Kong. Bruce Lee ou même, plus récent, Jackie Chan, ont été doublé de manière catastrophique... C’était l’époque, aussi. Il y a eu des progrès dans la technique... et dans les mentalités.

Bon, j’avoue, la VO, ça passe encore souvent avec les sous-titres. Il y a des gens que ça gêne de lire sur un écran. Bon, je suis un littéraire, j’ai l’habitude de lire mais, franchement, il y a moins de 10 mots à se farcir à la fois, ça reste faisable tout en continuant à suivre l’image... Et, bon, pour les films d’Asie, pas trop le choix, on peut pas essayer de comprendre ce qu’ils disent... Enfin, personnellement, mon niveau en anglais n’est pas fameux, mais celui en japonais et chinois (Cantonais, Mandarin...) est nettement moins bon...

Finissons par les dessins animés. Petits, chez une tante, j’allais tous les mercredis avec mes frères regarder Récré A2 avec Dorothée, comme tous les gamins de nos âges. On y regardait des dessins animés japonais (à l’époque, il n’y avait quasiment rien en animation européenne ou américaine) comme Goldorak, les Gobos, Olive & Tom, Les Chevaliers du Zodiaque... Ces « anime », comme on dit aujourd’hui, étaient des produits achetés par la chaîne au prix plancher, les doublages étaient donc expédiés... Et comme c’était destiné à des enfants, ça n’était pas très recherché. Au final, même à 10 ans on se rendait compte de la niaiserie de la chose (on regardait quand même pour pouvoir en parler ensuite dans la cour de récréation)...

Aujourd’hui on peut enfin trouver en DVD ces vieilles choses en version originale sous-titrée. Et on se rend compte de l’éloignement entre ces textes d’origine et le doublage des années 80.

Bon, je vous laisse, je vais regarder le dernier épisode de Cobra Space
Adventure
(en version originale sous-titrée, bien entendu !)


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