La FNAC

mardi 5 janvier 2010
par  Benoît
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L’autre jour, j’étais à la FNAC.

Ce genre de visite consommato-culturelle où on entre en ayant la ferme intention de ne rien acheter et d’où on ressort généralement avec une pile de trucs au montant global totalement déraisonnable en se disant que cette fois c’est bon, plus besoin d’y revenir avant plein de temps. Ce qui est le plus souvent, on le sait tous, est un leurre de première catégorie et on se retrouve au même endroit à la même heure pas plus tard que la semaine suivante.

La FNAC, il faut avouer que c’est quand même assez chouette. Y’a des tas de trucs intéressants, des bidules modernes et élégants qui coûtent les yeux de la tête, des films vidéo qu’on regarde en souriant à se remémorant les innombrables endroits où on peut trouver la même chose à des prix nettement inférieurs... Une fois j’ai vu le DVD de Cléopâtre (un vieux péplum) à 35€, je venais de voir le même film sur CDiscount sur Internet à 1,5€, ça fait quand même un joli écart...

Et puis il y a les PC portables, tout une rangée, avec des tas de caractéristiques techniques que les vendeurs s’efforcent d’expliquer aux clients émerveillés par toute cette technologie mais totalement novices dans la chose informatique, il y a les appareil-photos, où je vais regarder quelle valeur a encore le numérique que je me suis payé il y a deux ans... Il ne vaut clairement plus grand chose, après cependant une âpre résistance.

À l’étage, il y a les interminables rayons des musiques, avec sa foule de mélomanes qui se répartit entre les étagères comme si on les triait selon leur coutumes vestimentaires. Ceux habillés en noir, avec des pendentifs en argents, vous allez au fond à gauche, ceux qui arborent piercings et tatouages, veillez prendre la deuxième à droite, pour les messieurs en costume trois pièce, c’est par ici, et les jeunes filles branchés, vous pouvez aller à gauche en entrant, là où on entend d’ici le dernier tube de Britney Spears. J’avoue que le côté musical m’intéresse moins que celui plutôt consacré aux jeux vidéo. Généralement il y a un grand stand-up qui trône au milieu du hall, illustrant le dernier titre à la mode (en ce moment on a droit à une espèce de gladiateur en pleine lutte acharnée contre un serpent monstrueux digne de la mythologie antique, ça fait assez chouette). Mais bon, un rapide tour d’horizon suffit pour comprendre qu’ici aussi, c’est cher. Alors on résiste, on retient sa respiration et on prend l’escalator pour monter au 2ème étage, le royaume du bouquin.

Au sujet des escalators, il y a un truc, encore une fois inintéressant, qui m’intrigue. C’est le principe des priorités. À Paris surtout, la coutume veut qu’une fois sur l’escalier mécanique, soit on continue à marcher (vive les gens pressés), soit on se tasse sur le côté droit (toujours à droite, sans doute en hommage à la circulation routière) pour permettre aux pressés de monter en galopant vers leurs produits de consommation préférés. J’ai vu des Parisiens s’énerver vertement devant des gens se positionnant tranquillement côte-à-côte sur les marches pour attendre l’arrivée en haut.

Le temps c’est de l’argent... avec plein de remontées mécaniques prises en courant, ils espèrent peut-être se payer un jeu vidéo gratuit ?


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