Le pied sur la glace

Partie du 21/04/2011
vendredi 22 avril 2011
par  Benoît
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Turlow prend des jumelles et identifie le nom du navire : il s’agit du Wallaroo, un baleinier disparu selon lui la saison dernière, dans une tempête, sans donner de nouvelles.

Nous nous rapprochons lentement. Apparemment le bateau a subit une explosion de sa chaudière et s’est retrouvé pris dans les glaces. Nous décidons de former un petit groupe pour aller visiter l’épave, avec Sorensen, Elisabeth, Katherine, Sarah et Miles. James Pratchett souhaite venir mais sa soeur le repousse.

Sorensen teste l’épaisseur de la glace avec une tige. Nous le suivons prudemment, tout doucement, sous le vent qui siffle à travers le concrétions de glace qui enserrent le Wallaroo. Nous arrivons au niveau de l’arrière du bateau, complètement déchiqueté, pris dans la glace. Avec nos piolets, nous commençons à escalader pour accéder à la coque.

Le pont est gondolé, déformé par l’étau de la glace. Sarah, en examinant les corps des marins glacés, remarque des traces de sang sur le pont qui partent depuis l’arrière.

Sorensen n’est pas tranquille, je dois lui secouer un peu les puces pour qu’il se braque et décide de rester avec nous. Son expérience nous sera utile. Katherine cherche à accéder à la cabine du capitaine pour y découvrir l’origine du drame.

Nous progressons sur le côté du pont. La chaudère explosée a brulé plusieurs corps. Les malheureux !

Nous entrons dans le roof, qui ressemble à l’intérieur du S.S. Gabrielle. Nous entrons dans lla cabine du capitaine. Un lit de plumes avec un squelette, un bureau gondolé, une malle. Le squelette est accompagné par une bouteille de whisky et un pistolet. Il se serait suicidé ?

Je profite de l’inattention des autres pour récupérer discrètement l’arme. On ne sait jamais. Pendant ce temps, Katherine fouille le bureau. Elle y trouve de vieilles photos de famille et surtout le journal de bord du Wallaroo. Le journal indique que l’équipage est mort dans l’explosion des moteurs pendant une violente tempête. Le bateau a dérivé et s’est échoué au coeur de la banquise. Les survivants ont embarqué dans des canots pour tenter leur chance après quelques jours.

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Carte de l’île de Ross

Miss Pratchett regarde quelques cartes de navigation, qui lui permettent de constater le le bateau venait d’Australie. Avec Sarah, nous décidons d’escalader par l’extérieur pour accéder au poste de pilotage. Avec une barre de fer, j’improvise un grappin en utilisant une corde de Sorensen. Après une tentative, je parviens à accrocher la barre pour escalader. En bas, Katherine fouille le corps du capitaine pour trouver une clef à son cou, de quoi ouvrir le coffre-fort du capitaine.

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Miles fait son fier et décide de monter le premier. Elisabeth nous a rejoint. Nous avons bien du mal à escalader avec nos moufles. Une fois enfin dans la salle de commande, Sarah s’intéresse à la radio, qui semble bloquée sur une fréquence d’urgence. Elle découvre un bout de papier qui dépasse derrière un meuble... une lettre du capitaine Stephen Willard, qui dit :

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« C’est terminé. Ma main gauche est complètement inutilisable. Elle est complètement rongée par la gangrène (...) Je ne suis ni Shackelton, ni Mansen, et je n’ai pas leurs ressources pour faire face. Je ne suis plus qu’une vieille âme perdue qui mourra seule sur la glace. L’horrible banquise sans fin. Elle est belle mais impitoyable. J’en suis venu à la haïr. Je prie pour que les autres aient pu en réchapper. Même les baleines sont parties depuis longtemps. Je prie pour mes officiers, qu’ils soient hors de danger. Mes penses vont vers mes enfants. Signé Capitaine Willard, du S.S. Wallaroo. »

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La lettre était posée sur la table du radio et a sans doute glissé par accident derrière les meubles.

Sur le pont, Miss Pratchett demande à Miles, sous le charme, d’ouvrir une écoutille. Une odeur pestilentielle sort de la cale. Sans doute une baleine décomposée. Nous décidons de repartir sur le S.S. Gabrielle. Nous redescendons prudemment sur la glace pour rejoindre notre bateau. Le vent glacial souffle fort. Nous arrivons enfin sur le pont, accueillis par Starkweather.

Après un temps à se réchauffer à la cuisine, j’examine les pièces récupérées par Katherine dans le coffre-fort du capitaine du Wallaroo. Leurs gravures me disent quelque chose... Je passe du temps à compulser le sinistre Necronomicon pour y retrouver une référence à ces pièces étranges. Apparemment une peuplade monstrueuse, les Mi-go, utilisent cette monnaie répugnante... Brrr... Comment de telles pièces sont-elles arrivées entre les mains du capitaine ? Je vais faire de plus amples recherches à ce sujet. Il me faudrait plus de temps ! je n’ai pas encore pu trouver le temps d’étudier la carte récupérée chez lady Lexington...

Le lendemain, la glace devient plus épaisse... les machines n’arrivent plus à fournir assez de puissance pour briser la glace. Le S.S. Gabrielle s’arrête. Il est temps pour moi de sortir la dynamite !

Sykes, Winslow, Starkweather et moi descendons avec la dynamite. Nous déterminons oùù poser les charges. Je m’occupe d’installer les charges, en prenant mon temps.

L’explosion se passe comme prévu, faisant neiger sur le bateau. Les machines repartent et nous brisons à nouveau la banquise, sous les applaudissements de l’équipage. C’est reparti !

Les jours passent...

Je travaille mon orientation en milieu polaire... on ne sait jamais [1].

Le brouillard se lève. Le bateau va beaucoup plus vite une fois entrés dans la mer de Ross.

Moore nous montre la carte de notre point d’arrivée sur l’île de Ross, près du mont Érébus. Nous nous installerons en haut de la barrière de Ross, une falaise de 30 m. de glace...

Le 14 novembre, nous abordons l’île de Ross. La banquise fait 3 m. d’épaisseur mais l’été austral la rend fragile.

Le Messerschmitt sera assemblé en premier. Nous préparons les chiens de traîneaux pour la première exploration. Tout l’équipage participe au débarquement.

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Pularsky et Viskarsen partent en éclaireurs pendant que nous déchargeons.
Starkweather nous gratifie d’un de ses discours enflammés en dépit des 18°C en-dessous de zéro. Katherine semble toujours autant l’admirer. La pauvrette...

Nous nous répartissons en plusieurs équipes pour installer le camp de base. Sarah aide à monter les abris. Katherine supervise le montage de son avion. Elisabeth conduit un tracteur Citroën pour transporter les équipements lourds. Quant à moi, je conduit mon premier traîneau de chiens sur la banquise, une belle expérience !

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Marcher sur la banquise est loin d’être évident. Katherine a manqué de se rompre les os en dérapant.

Grâce à des herbes séchées, nous évitons l’humidité au fon de nos bottes, afin de limiter les engelures.

La première journée passe mais le soleil ne se couche pas... Quelle expérience fascinante !

Le lendemain, Katherine fait un premier vol d’essai. Des manchots s’approchent du campement, très curieux. Sarah les examine,intéressée par ces créatures étonnantes. Un des guides sort un fusil et abatt l’un des oiseaux. Les autres animaux s’enfuient. Quel crétin ! Il ramasse la viande de manchot crue pour la manger. Sarah goûte mais fait la grimace. Les chiens, eux, se régalent.

Pendant ce temps, Katherine s’est posée sur la barrière de Ross. Les éclaireurs ont trouvé un passage pour monter la falaise. Elle nous indique l’endroit avec la radio de son avion.

Nous terminons de décharger le S.S. Gabrielle pour qu’il reparte vers les eaux plus sûres, loin de la banquise qui fond.

Après trois jours d’allers-et-retours, le bateau est enfin libre et le camp de de base est prêt.

Le 17 novembre, le camp de débarquement, temporaire, commence à être bien opérationnel, et une bonne partie de l’expédition a commencé à déplacer du matériel vers le haut de la falaise, dont trois équipages de traîneaux.

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Le 18 novembre, à 10h40, une détonation sèche est suivie d’un craquement. De la mer, à 300 mètres de là, une crevasse se forme, craquelant lentement la glace en direction du campement de la mer de Ross ! Nous estimons que dans 24h la crevasse atteindra le camp.

Je crie à mes chiens toute la journée... “Gee !” et “Haw !” (tourner à droite et à gauche) des ordres au chien de tête.

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Les fissures se multiplient dans la glace. Elisabeth utilise un tracteur pour déplacer des barils d’essence et de nourriture, je fais de mon mieux avec mon traîneaux. D’ailleurs mes chiens repèrent d’instinct une nouvelle crevasse, ce qui me permet de l’éviter. J’aide Miss Pratchett à ortir son véhicule à moitié tombé dedans.

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Nous avons sauvé une grande partie des réserves restantes mais c’est la mort dans l’âme qu’on voit tomber dans la faille les barils restants : une tonne de pemican et 40 fûts de pétrole !

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Il est temps de quitter la banquise, de plus en plus instable. Les avions sont chargés au maximum et nous partons à pieds vers le passage pour monter sur la barrière de Ross. Il y a des rafales de neige et la visibilité n’est vraiment pas bonne. Katherine arrive au camp de base mais tente un dernier passage avec Miles pour récupérer encore un peu de matériel alors que les fissures deviennent vraiment dangereuses. Ils décollent à la dernière seconde. De notre côté, la nuit au milieu des bourrasques de neige est très désagréables.

Nous arrivons épuisés au camp de base.



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