Les choses se compliquent...

Par-delà les Montagnes Hallucinées - partie du 17/02/2010
lundi 4 avril 2011
par  Benoît
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Après quelques cascades qui ne sont plus de mon âge sur les toits des immeubles, nous sommes redescendus par un escalier de secours et pris un taxi. Nous avons retrouvé Miss Kenth devant l’hôtel, un établissement miteux contenant une dizaine de chambres. Le voisinage regarde bizarrement notre taxi. Voilà un quartier vraiment pas fréquentable !

L’homme à l’accueil est peu avenant. Miss Kenth tenta de le soudoyer... Ces Américaines ! aucune notion d’argent ! J’aurais donné cinq fois moins pour lui délier la langue, à ce petit malapris... Enfin... il raconta qu’il a entendu le capitaine avoir une conversation téléphonique dans le hall, sur l’appareil public. Le nom de Lexington revenait souvent. Il avait l’air énervé, d’ailleurs, ces derniers temps, passant peu de temps dans sa chambre, alors qu’il logeait là depuis trois jours, dans la chambre 21. Plus inquiétant, un individu louche, à l’accent allemand mal dégrossi, est arrivé un jour après lui et a insisté pour loger dans la chambre voisine sous de fallacieux prétextes... étrange...

Définitivement intrigués, je décidais de prendre une chambre pour avoir l’occasion de visiter l’hôtel. Comme l’autre chambre voisine de la 21 était disponible, la 23. J’ai donc pris celle-là. Nous montâmes tous les trois à l’étage. La porte de la chambre du malheureux capitaine était gardée par un policier en uniforme. Miss Kenth, toujours bien dégourdie, s’est avancée vers lui pour lui faire la conversation et le tenir occupé. Pendant ce temps, j’ai ouvert notre chambre et nous sommes entrés avec le docteur Murray. La chambre était petite, sobre et classique

Une porte communiquait avec la chambre du capitaine et avait déjà été ouverte. Nous entrâmes donc discrètement dans la chambre du capitaine.

Pendant que Sarah s’intéressait à des photos de famille, je fouinais un moment dans le bureau. Il était clair que la chambre avait déjà été visitée, il y régnait un désordre honteux ! De mon temps, les forces de police étaient plus respectueuses des affaires des morts... Enfin, je trouvais finalement des carnets de bord du capitaine... Une mine d’informations ! Le plus ancien remontait à 1920. Évidemment, je m’intéressait surtout aux ouvrages de la période concernant son périple en Antarctique... Malheureusement les volumes de septembre 1930 à mars 1931 manquaient à l’appel : la période de l’expédition Miskatonic ! Le hasard était bien trop grand pour que j’y crois une seconde... pas plus que je ne pensais la police américaine capable de s’intéresser à ce genre de texte...

Je trouvais également les liasses de lettres du frère de Douglas, Philippe, et un album de journal qui contenait plein d’articles de presse sur l’expédition Miskatonic. Sarah remarque des papiers dans la corbeille, dont un qui dit “Starkweather, hôtel Hamearst, WH 50 40 (un numéro de téléphone), 10h”. Un papier dit : “QB 05 05, Lady Lexingthon” (le numéro de téléphone de Lady Lexington !) et plusieurs coches à côté du numéro de téléphone.

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Les aventures d’Arthur Gordon Pym

Les aventures d’Arthur Gordon Pym, d’Edgar Alan Poe, pourraient avoir inspiré la référence à l’homme du nom de Pym qui figure dans une lettre de Douglas. Nous allons donc de ce pas acheter ce roman fantastique, qui semble avoir beaucoup inspiré l’énigmatique Allemand de l’hôtel. Je me demande qui pourrait bien être cet individu. L’édition que nous avons acheté indique que les chapitres finaux de la nouvelle n’ont jamais été publié. La rumeur raconte que Poe aurait écrit ce récit d’après les notes du véritable Arthur Pym, qui serait mort dans des circonstances étrange, et n’aurait jamais publié la fin de ses aventures. Pym aurait rencontré des créatures étranges au fond d’un abime, en Antarctique.

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Taxi new-yorkais des années 30

Nous rentrons donc le soir en taxi à l’hôtel.

Le professeur Moore nous explique qu’effectivement 3 marins qui avait participé à l’expédition Miskatonic : Grimms, Wykes et Brewer. Ils n’ont pas été vus depuis la veille. Inquiet, je monte voir dans leurs chambres de bonne en haut de l’hôtel. Elles sont vides, leurs affaires ont complètement disparu.

Le lendemain, Sarah prend rendez-vous avec Lady Lexington. Nous arrivons devant la grille en taxi et croisons un type assez âgé, avec un porte-document, suivi par un autre, musclé, en imper, borsalino noir. Les filles reconnaissent la description d’un des agresseurs de Douglas. Il semble forcer le premier à avancer. Il interpelle une voiture et monte dedans avec l’autre type. Comme j’avais demandé au taxi d’attendre, nous les suivons avec Miss Kenth pendant que les deux autres vont rendre visite à Lady Lexinghton. Nous arrivons devant un grand entrepôt sur le bord d’un chenal. Quelqu’un ouvre la porte pour faire entrer la voiture.

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La statue de la Liberté vue depuis l’Hudson River

Je fais le tour. Un homme ne tarde pas à sortir par derrière en bateau, avec le porte-documents ! Je cours... mais trop tard, le hors-bord s’éloigne sur le chenal en direction de l’Hudson.

Miss Kenth entend du bruit, comme si quelqu’un était en train de frapper une autre personne. Je ramasse une grosse clef à molette, Miss Kenth s’empare d’une pince. La voiture est garée, vide, sous une mezzanine. Deux escaliers latéraux y mènent. En haut : “Herr Roerich, où se trouve Herr Professeur Dyer ? Ou professeur Danfort. Qui d’autre est au courant du livre de Pym ?” L’autre nie savoir quelque chose et se fait frapper... “Que faisiez-vous chez Lexington ? - Je voulais essayer de la persuader de ne pas aller en Antarctique...”

Nous voyons une victime ligotée. Le gars baraqué déjà vu est là, avec un autre qui a des favoris, petite moustache bien soignée. Celui qui pose des questions a un borsalino noir. Il a une petite cicatrice sous la mâchoire et des lunettes cerclées de vert, cravate, double menton.

Je fonce pour tenter de les prendre par surprise, cogne durement le plus costaud, qui tombe à terre... mais Miss Kenth se fait tirer dessus. L’Allemand distingué menace de la tuer... je suis contraint de me rendre.

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Roerich et l’Allemand

Le mec attaché disait s’appeller “Royeruf”... Roerich, dit l’Allemand. Je pare un coup de poing du grand costaud, son chef est impressionné. Nous sommes ligotés et enfermés dans le petit bureau du bas, attachés à des chaises. Miss Kenth perd conscience.. Le “borsalino” descend pour nous fouiller. Nous entendons une voiture démarrer. Le “borsalino” m’assomme.

Le lendemain matin, nous sommes jetés avec l’autre type d’une voiture sur les quais de l’Hudson, ce qui me réveille. Je trouve un passant qui nous libère. La police et les secours arrivent... ils pourront commencer à soigner la blessure de Miss Kenth.



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Un téléphone des années 30

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