La Quête de la Connaissance

Une aventure de Gisho Lamna et Koyomi Mira
vendredi 8 avril 2005
par  Benoît
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Myra était furieuse contre elle-même. « Une bonne contrebandière doit savoir dominer ses états d’âmes ! Cesse de t’occuper de ce qui ne te regarde pas, tu ne peux pas t’attacher à cette gamine ! » Tout en se fustigeant ainsi, la jeune femme quitta le poste de pilotage de son vieil appareil de transport spatial pour s’engager dans une étroite coursive métallique. Les parois couvertes de câblages sentaient le renfermé, comme une légère épice qui chatouillait les narines des non-habitués. Mais pour Myra, cette odeur représentait toute sa vie de contrebandière, c’était l’odeur de la réussite ; il n’est pas facile pour une femme seule de réussir à monter une affaire fructueuse dans la Frange galactique, mais Myra y était presque arrivée.

Quand elle arriva à l’entrée de la salle principale, la contrebandière s’arrêta, plongée dans ses pensées, pour contempler pensivement l’adolescente crasseuse qui jouait sur la banquette avec le projecteur holographique de la table d’échecs, un large sourire sur les lèvres.

Il n’était pas dans les habitudes de Myra d’inviter quelqu’un à son bord. Encore moins gracieusement. C’était pourtant ce qu’elle avait fait avec cette... Koyomi Mira. Un nom si proche du sien. Et puis son air de pauvre Gundark battu. Plus encore, la jeune femme se sentait un peu coupable des malheurs de l’enfant. C’était son idée d’envoyer le groupe dans l’arène, sur Centre Impérial. Les bas-fonds de la planète-capitale sont dangereux mais peuvent rapporter beaucoup d’argent à qui sait s’y orienter. Et Myra avait cru qu’elle était à la hauteur. Son aplomb et son charme avait persuadé un vieux mercenaire et son Droïd de combat de participer à un match de One-to-War dans l’une des arènes du quartier Enfoncé. Koyomi était alors sa guide dans les enchevêtrements de pierre et de métal rouillé des sous-sols de la mégacité.

Tout allait bien lorsque quelque chose d’imperceptible commença à dérailler, entraînant rapidement la catastrophe. Myra se demandait encore ce qui avait déclenché ce carnage. Un tricheur dans le public, le frère de Koyomi qui devait combattre le Droïd, l’intervention des Soldats de Chocs pour mâter la populace, la lapidation du mercenaire par le public, les explosions dans tout le quartier, sa fuite éperdue vers l’Étoile Filante, puis dans l’espace aérien de Centre Impérial. Elle avait l’impression d’être seule, mais Koyomi l’avait suivie. Abandonnée et traquée sur son propre monde, qu’elle haïssait, la gamine n’avait de salut que dans la fuite. Myra fit une entorse à ses principes, et l’accepta à bord.

Le vaisseau filait tranquillement à travers la galaxie depuis plusieurs jours quand une avarie obligea Myra à sortir précipitamment de l’hyperespace. Un rapide bilan permit à la jeune femme de conclure qu’elle aurait besoin de pièces et surtout d’un mécanicien compétent pour la réparation. Et un hangar équipé ne serait pas de trop. L’Étoile Filante avait été une bonne affaire, mais les talents de pilote de la contrebandière ne suffisaient pas à endiguer le flots de pannes mécaniques qui ralentissaient ses déplacements à travers la galaxie. Grâce au propulseur de secours, le vaisseau parvint jusqu’aux abords de Kashyyyk, la planète-mère des grands Wookiees velus.

Myra rassurait la jeune Koyomi, qui découvrait une autre planète que la sienne pour la première fois de sa vie, quand un appareil des Douanes Impériales de classe Gardien arriva à la rencontre du vaisseau endommagé pour le remorquer vers un hangar.

La descente au-dessus de Kashyyyk émerveilla Koyomi, accrochée au hublot de la cabine de passagers. Les arbres gigantesques s’élevaient à l’assaut du ciel si bien que le sol disparaissait sous une mer de végétation. Accrochée contre un tronc énorme, une énorme plate-forme abritait une cité à demi engloutie par l’écorce du géant. La surface toute entière de la planète semblait recouverte de verdure grouillante de vie. Au moment de s’engouffrer entre les branches des arbres millénaires, Koyomi aperçut deux gros oiseaux noirs au bec recourbé qui prenaient leur envol en se lançant dans le vide avant d’écarter paresseusement leurs ailes et de s’éloigner en planant doucement.

Les deux vaisseaux se posèrent dans un fracas de réacteurs sur la piste d’atterrissage. Alors que les moteurs commençaient à peine à refroidir, Myra sortit de l’appareil pour régler les frais de remorquage et trouver un mécanicien. Pendant ce temps, Koyomi descendit doucement sur la pente du sas en regardant de tous côtés, découvrant à chaque seconde une foule de détails inconnus. Son enfance difficile dans la Frange, les bas-fonds de Coruscant, la mégalopole planétaire et Centre Impérial, ne l’avait pas préparé à rencontrer de grands espaces naturels comme sur Kashyyyk. Au-dessus d’elle, un nouvel oiseau coloré passa en chantant ; émerveillée, elle le suivit des yeux jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon entre les branches d’un arbre touffu.

« Koyo ! cria Myra, ramenant brusquement la jeune fille à la réalité. Hé, petite ! Réveille-toi ! ‘faut qu’on se trouve un mécano au plus vite. J’ai pas envie de moisir ici, les Impériaux sont un peu trop étouffants, dans le coin... Plus vite on aura réparé, mieux ça vaudra... »

Myra Ush ne semblait pas du tout curieuse de ce nouveau monde. Habituée à bourlinguer à travers la galaxie, elle avait depuis longtemps perdu son étonnement d’enfant. Déterminée, elle prit la main de sa jeune protégée et l’entraîna avec elle vers les bâtiments de la cité.


Le bar des Feuillages n’était pas très fréquenté à cette heure de la journée. La plupart des esclaves Wookiees étaient encore à l’usine, aussi la clientèle était plutôt composée par des fonctionnaires de l’astroport ou des soldats de choc impériaux qui profitaient de leur pause pour se détendre avec une partie de Sabacc.

Au fond de la grande salle, dans une alcôve sombre, trois silhouettes murmuraient entre elles. Chacune était de taille différente. Le plus grand était un Wookiee encore trop jeune pour le rude travail d’esclave réservé aux créatures de la planète. Il avait une belle fourrure blonde et soyeuse, et ses sourcils broussailleux lui donnaient un air concentré. La silhouette du milieu était cachée par un long manteau dont la capuche cachait le visage dans l’ombre. La plus petite des trois était celle d’une petite créature extraterrestre à la peau bleue et aux longues oreilles pointues. Ses rares cheveux en bataille cachaient un vieux front ridé et des yeux profond qui laissaient entrevoir une grande sagesse. Il paraissait s’adresser aux deux autres, qui l’écoutaient avec attention. De temps à autre, celui qui portait une capuche se retourner pour lancer un regard suspicieux sur l’assemblée, avec de se relancer dans la discussion.

Quand Myra et Koyomi entrèrent dans la salle, la silhouette encapuchonnée les regarda avec insistance, alors que les soldats riaient et chantaient sans leur prêter attention.

Myra était vêtue d’une salopette grise tachée de cambouis, et Koyomi portait un short court qui laissaient voir de longues jambes maigres griffées et les bleus de ses genoux. Son justaucorps fatigué était froissé par les longues nuits passées à dormir sur le fauteuil de copilote de l’« Étoile Filante ».

Les deux arrivantes commandèrent au bar avant de s’asseoir à une table, assez éloignée des soldats. Myra cherchait quelqu’un dans l’assemblée qui pourrait lui venir en aide, lorsqu’elle entendit une voix fraîche dans son dos :
« Nous pouvons peut-être vous dépanner ? »

Myra et Koyomi se retournèrent pour découvrir que la personne encapuchonnée s’était rapproché et s’adressait à elles. Mais si son allure avait l’air sinistre, sa voix était claire et chantante.

« Hem, oui, peut-être, répondit prudemment Myra. Je suis à la recherche d’un mécanicien compétent pour réparer mon hyperpropulseur. »

La silhouette ôta sa capuche et le visage d’un jeune garçon apparut, faiblement éclairé par les lumières du bar. Il était blond et ses yeux bleu acier semblaient percer le cœur de qui les croisait. Mais quand il parla, sa voix fut comme si un rayon de soleil éclairait ses traits décidés. Koyomi le considéra avec intérêt.

« Je suis Gisho Lamna. Mon ami Wychok, le Wookiee que vous voyez là-bas, a quelques talents en réparation de vaisseaux. Moi-aussi d’ailleurs.
- Tu as un vaisseau ? demanda Koyomi, étonnée.
- Euh, et bien... J’en ai eu un, oui.
- C’est incroyable ! Et tu as exploré toutes les planètes de la galaxie ? » s’enquit la jeune fille, passionnée. Son interlocuteur ne put s’enpêcher de sourire.
« Ah, mais non, évidemment... Mais qui es-tu ? lui demanda Gisho, intrigué par l’innocence de la jolie fille qui lui parlait, car même si elle avait le visage barbouillé de crasse, la finesse des traits de Koyomi avait marqué le jeune garçon.
- Je suis Koyomi ! Je viens de Centre Impérial ! s’exclama l’exilée.
- Tu habites sur Coruscant ! s’étonna Gisho. Je croyais que les habitants du monde capitale de l’Empereur étaient... enfin... mieux...
- Je n’y habite plus. Et puis, j’étais dans les bas-fonds. La Frange. C’était l’enfer, là-bas. Mais Myra Ush m’a sorti de là. »

Myra lança un regard glacé à sa protégée, qui venait de décliner sa véritable identité à un inconnu. Mais Gisho ne semblait pas s’en formaliser et poursuivit :

« Je comprends. Nous allons vous aider. Enfin, si nous le pouvons. Où est le vaisseau ?
- Combien voulez-vous ? Lui demanda abruptement Myra, prête à un âpre marchandage.
- Combien ? Mais rien du tout ! Nous le ferons pour rendre service. Ce sera un bon entraînement pour nous. Pas vrai Wychok ? »

Le jeune Wookie, qui s’était approché pendant la discussion, poussa un grognement d’approbation. Pendant ce temps, le petit extraterrestre qui n’avait pas été présenté sembla approuver du chef avant de s’éclipser discrètement pour sortir du bar.

Myra considéra la proposition de Gisho avec beaucoup de suspicion. Mais Koyomi fut enchantée :
« C’est incroyable ! Sur ma planète, jamais personne ne fait rien gratuitement ! Vous êtes vraiment sympa ! »


De retour au hangar, la réparation s’organisa. Myra alla chercher les pièces chez les réparateurs des environs. Pendant ce temps, Wychok, Koyomi et Gisho faisaient les réparations. Dans l’après-midi, Wychok et Gisho découvrirent par hasard que Koyomi semblait posséder une grande affinité avec la Force. Comme tous les deux étaient des Padawans Jedi, ils lui expliquèrent qu’elle possédait la Force en elle. Wychok décida d’aller en parler avec son vieux maître, le petit extraterrestre qu’avait aperçu Koyomi dans le bar.

« La Force, expliqua Gisho à sa nouvelle amie, est ton alliée, une alliée puissante. Elle est en toi et dans tout ce qui t’entoure, dans tout ce qui compose la galaxie. En fait, c’est comme une sorte d’énergie qui est à la base de tout, un peu comme un courant électrique qui relie tous les atomes de l’univers en un tout unique. Et toi, tu a la chance de pouvoir manipuler cette énergie. En t’entraînant, tu pourras même devenir... une Jedi.
- ... Jedi ? Qu’est-ce que c’est ? demanda Koyomi qui, comme la plupart des jeunes habitants des mondes centraux, n’avait jamais entendu parler d’eux
- Les Jedi forment un ordre de protecteurs qui existe depuis des milliers d’années. Ils utilisent la Force avec lucidité, et vivent en harmonie evec elle. Ils l’étudient...
- Mais pourquoi ? C’est l’Empire qui protège la galaxie. »

La jeune fille avait passé toute son existence sous le règne de l’Empereur, et naïvement, elle ne pouvait imaginer qu’il en aille autrement. Gisho, qui avait déjà affronté les terrifiantes armées de l’Empire, avait quant à lui perdu son ingénuité à la mort de sa mère sur Alderaan, dans un odieux attentat fomenté par les services secrets impériaux, qui firent passer cet évènement pour un acte des terroristes rebelles à l’Empire. Depuis ce jour, le jeune Gisho luttait de son mieux contre l’oppresseur impérial, et en dépit de son jeune âge, il avait déjà remporté d’honorables victoires. Mais expliquer la réalité géopolitique de la galaxie à son amie n’était pas possible d’un seul coup. Tout comme pour la Force, il fallait lui donner du temps pour mieux comprendre l’univers dans lequel elle vit. Malgré son impatience d’enseigner à sa nouvelle amie les rudiments de la Force qu’il connaissait, Gisho décida de suivre les conseils de son maître, mort l’année précédente au cours d’un duel avec le premier de ses disciples. Le chemin de la Force est une voie difficile. Les échecs sont nombreux, et la précipitation mène le plus souvent à l’Obscurité.

Une fois les réparations sur l’« Étoile Filante » achevées, Gisho décida de faire un test sans attendre que les autres ne reviennent. Il monta seul dans le vaisseau avec Koyomi, un peu pour l’impressionner. Il voulait lui montrer qu’il était capable, non seulement de réparer l’appareil, mais aussi de le piloter. Les deux adolescents traversèrent les coursives encore encombrées par des amas de câbles hâtivement rebranchés pour gagner le cockpit. Là, le jeune Jedi enclencha le préchauffage des moteurs, tout en procédant à une rapide check-list.

Mira Ush était sur le pont inférieur du port aérien lorsqu’elle entendit le ronflement caractéristique des réacteurs de son Étoile Filante. Affolée, elle bondit vers le dock de son vaisseau en maudissant la confiante toute relative qu’elle avait placé dans sa jeune passagère. Lorsqu’elle arriva sur le ponton principal, son appareil n’était plus qu’un point lumineux dans le ciel bleu de Kashyyyk.

L’escapade des adolescents fit rire aux éclats la jeune Koyomi. Peu habituée aux voyages spatiaux, elle savourait chaque instant en dévorant la vue imprenable derrière la verrière en plastacier. Malheureusement, le transport léger de la contrebandière, encore instable, bondit dans l’Hyperespace sans coordonnées dès qu’il arriva hors de l’atmosphère. Quand Gisho parvint enfin à arrêter les machineries affolées, le couple d’amis se retrouva non loin d’un système inconnu, hors de toute carte stellaire de la Bordure Extérieure.

Sans perdre son sang-froid, Gisho entama une procédure de détection, en orbite autour de l’astre.

L’une des planètes du système possédant une atmosphère respirable, le jeune garçon y posa le vaisseau pour tenter de réparer le réseau de propulsion luminique, qui avait grillé.

Une petite exploration des environs leur fit découvrir une vaste forêt où régnait une étrange ambiance. Gisho ressentait un mauvais pressentiment, et la Force semblait subir ici une étrange perturbation. Ils retournèrent donc au vaisseau pour commencer les réparations. Mais les deux jeunes gens se perdirent sur le chemin du retour dans la forêt. Le silence inquiétant dans les ramures les rendait nerveux, comme s’ils étaient épiés sans voir les yeux qui les regardaient. Ils finirent par découvrir un village abandonné, formé de vieilles huttes. Partout, des ossements étaient vêtus de manteaux de bure, comme ceux des Jedi. Un peu effrayés par cette découverte, ils repartirent et finirent par se retrouver au vaisseau. Les réparations étaient difficile, et Gisho fit un essai de décollage raté avant le soir.

Pendant la nuit, le jeune padawan fit un rêve. Il vit un homme vêtu d’une robe blanche et un autre portant un vêtement noir. Les deux silhouettes furent balayées par une ombre... avant qu’il ne se réveille brusquement, trempé de sueur.

Le lendemain, ils firent des réparations de fortune et de nouvelles tentatives infructueuses. Les jeunes gens commençaient à désespérer. Ils entendirent alors comme des cris dehors, dans les bois. En tentant de s’en approcher, ils se perdirent à nouveau, bien qu’ils firent des tentatives de repérage avec des marques de sabre-laser sur les arbres, en utilisant l’arme de Gisho. Enfin, ils aboutirent dans un autre village, identique au premier, mais avec un temple en son centre. Le village était fait de huttes, le temple était un vaste édifice de pierre. Sur la porte, ils déchiffrèrent une inscription érodée : « Prenez garde, jeunes Jedi, Grand est le Danger ».

Dans le hall, au sommet des marches, se trouvaient dix statues de grands Jedi placées en arc de cercle. Deux portes s’ouvraient dans le mur du fond.

Les deux jeunes gens ouvrirent la porte de gauche, qui s’enfonçait dans les ténèbres. Ils descendirent vers une crypte où se trouvaient dix sarcophages, ceux des dix maîtres représentés dans le hall. Sur un piédestal se trouvait un objet scintillant, pyramidal. Gisho le prit dans ses mains. C’était un holocron Jedi qui réagit à ses pouvoirs et s’alluma : l’image d’un Jedi disparu lui conseilla de rassembler les enseignements Jedi du temple et de fuir le Côté Obscur qui rôdait sur la planète. Il devait sauver le savoir Jedi en l’emportant avec lui lorsqu’il quitterait les lieux. D’après lui, seul un véritable Jedi serait capable de franchir les obstacles qui gardaient le précieux artefact. Contre la paroi, Koyomi découvrit un bas-relief racontant une guerre entre Jedi et Sith. Une ombre surplombe la bataille, comme dans le rêve de Gisho.

Décidés à remplir leur nouvelle mission, les deux jeunes gens remontèrent dans le hall pour s’engager dans le second passage, qui les mena à une grande salle. Celle-ci était coupée en deux par une large fosse garnie de piques. Utilisant la Force, Gisho souleva son amie pour la faire traverser en lévitation. Puis il prit son élan et franchit l’obstacle d’un bond, aidé par la Force.

Quand ils entrèrent dans la salle suivante, un double champ de force s’enclencha, les empêchant de gagner l’autre moitié de la salle, où se trouvait la sortie ainsi qu’un piédestal portant un autre holocron. Les jeunes gens utilisèrent les torches du mur pour les placer dans un mécanisme qui éteignit l’un des champ de force, tandis que Gisho dut enclencher la lame de son sabre-laser dans un second mécanisme pour abaisser le second, leur permettant de passer et de ramasser l’holocron.

La porte donnait sur un couloir. Ce denier aboutit sur une salle dont le sol était couvert de dalles, chacune portant une lettre inscrite. Après réflexion et tentatives infructueuses, les deux jeunes gens formèrent le mot « C.O.N.N.A.I.S.S.A.N.C.E. » et Koyomi découvrit un antique sabre-laser caché sous la dernière dalle, tandis qu’une nouvelle porte s’ouvrait devant Gisho.

La salle suivante avait un plafond très haut. Accroché au sommet d’un clocher formé par de longues baguettes de métal se trouvait un autre holocron. Une fois de plus, Gisho usa de la Force pour décrocher l’holocron et le faire doucement tomber entre les mains de son amie. Mais quand ils s’avancèrent vers la sortie, Gisho remarqua des trous dans le mur du fond. Pressentant un danger, il alluma son sabre-laser. Dès qu’ils avancèrent d’un pas de plus, des fléchettes de métal jaillirent du mur. Grâce à son adresse au sabre-laser, le jeune Padawan dévia les traits mortels et ils poursuivirent leur chemin.

La salle suivante était entièrement remplie d’eau bouillante. Les deux jeunes gens utilisèrent des crochets au plafond pour franchir la salle, dont la porte donnait sur un nouveau hall.

Ce hall immense était bordé de colonnes, mais le plus effrayant était la sombre silhouette qui s’y dressait. Ultime survivant d’une colonie disparue, un Jedi Noir attendait son destin. Brandissant un double sabre-laser aux lames bleues, il s’engagea dans un duel Jedi contre Gisho, armé du sabre-laser de son père. Pendant ce temps, Koyomi profita de la diversion pour contourner les duellistes et s’emparer du dernier holocron protégé par le gardien du temple. Le Jedi noir la repoussa grâce au Côté Obscur de la Force, et la jeune fille voulut aider son compagnon.

Gisho tentait de ramener son adversaire sur le chemin de la rédemption, car il semblait n’avoir qu’un pas à faire pour se repentir. Mais le Jedi Noir voulait visiblement être vaincu par un Jedi, et il disparu dans la Force quand le sabre-laser de son jeune adversaire le toucha.

Une fois le Jedi tombé, le temple se mit à trembler sur ses fondations. Koyomi saisit le dernier holocron tandis que Gisho ramassa l’arme de son adversaire, puis les deux jeunes gens bondirent vers la grande double porte du fond du halle, qui donnait sur un long couloir en pente. Alors que le plafond de la salle commençait à s’effondrer, ils coururent dans le couloir. Mais un mécanisme secret se déclencha, faisant rouler une énorme pierre derrière eux. Ils sortirent du temple juste avant de se faire rattraper. Depuis la place du village, en ruine, ils contemplèrent l’édifice qui s’écroulait. Une fois qu’ils eurent reprit leur souffle, ils repartirent vers le vaisseau, qu’ils avaient repéré depuis le haut des marches du temple.

Prenant leur courage à deux mains, ils parvinrent à réparer suffisamment l’hyperpropulseur pour tenter un saut qui les ramènerait vers Kashyyyk.

Leur tentative réussit et ils descendirent de l’« Étoile Filante » sur le regard courroucé de Myra Ush. Mais Gisho la rassura et demanda la permission de garder Koyomi à ses côtés. Ainsi peut-être pourrait-elle suivre les enseignements des Jedi auprès des holocrons et de son maître... Car elle semblait posséder en elle ce pouvoir qui fait les grands Jedi...


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