La nuit des Morts vivants

où n’est pas zombie qui veut.
mardi 30 novembre 2010
par  Asshâni
popularité : 91%

Ma reine, j’ai retrouvé mes compères non vivant près de Massalia, de retour aux affaires j’ai envie de dire. Tes noires ailes s’étendent bien au delà de babylone, et j’espère qu’elle me soutiendront lors de ma quête de Sacha et son plan contre le mal égyptien.

La nuit était étoilée cette nuit là, cela faisait de longs mois que j’avais reçu "l’appel" d’Iris, j’avais empaqueté mes affaires et quitté le nid d’aigle de Damas, pour aller rejoindre l’ordre des ténèbres.

Oui ma Dame, depuis la chute de Babylone, nous formons à défaut de ligue, un ordre, je sais que cela change peu, mais nous avons rangé la bonne dose d’ego, qui nous caractérise tous pour s’accorder sur le fait que le temple de marduk n’est pas un cas unique, et nombre de points chauds de par le monde pourrait nécessiter un coup de main.
Kallicé et Aoyuntaï en serait les diplomates, et moi le bras armé du groupuscule, ce qui de toute façon conduira au même.

Nous nous étions donné un siècle environ, avant de mettre le plan de la recherche de Sacha pour contrer l’Egypte à exécution. Enfin je parle de sacha surtout pour moi et Iris, Kallicé était avant de partir toujours fascinée par les mages, et Ao par les boules de poils arrogantes que sont les garous.

Le vent de la cote rendait ma progression difficile sur ce terrain escarpé, j’avais décidé de couper et de faire fi des grandes routes, un choix inconfortable mais plus rapide.
Je me demandai comment j’allai retrouver ma soeur, cette canaille d’Ao, et l’enjôleuse Iris, qu’avaient ils fait pendant un siècle ? déjà, étaient ils encore vivant ? avaient ils parcouru le monde ? levés des armées ? couchés avec toute une capitale ? montés un zoo ? Je souriait : ces souvenirs m’amusaient
Encore quelques jours et toutes ces interrogations seraient levées.

Comme d’habitude je me perdait dans mes pensées, et alors que ta noirceur obscurcissait le paysage environnant, je décidai qu’il était temps de me nourrir, je fis rejoindre la grande route à ma monture, et distinguai au loin une auberge, à l’entrée d’une petite bourgade.
J’attachais ma monture, et entrai, une odeur de poisson mélangé à la bière assaillit mes narines, le bouge avait peu de clientèle à cette heure de la nuit, et il ne me fut pas difficile de reconnaître deux silhouettes qui m’étaient familière.

Et oui ma soeur, et Aoyuntaï, devisaient de concert dans un coin reculé de la grande salle, j’approchai, et fit glisser ma capuche, et le grand sourire ironique d’Ao, m’accueillit, ma soeur quand à elle n’avait pas changé tout au plus avait elle ajouté quelques touches à son rôle d’éternelle demoiselle fragile.
Les discussions allaient bon train, un siècle ne se raconte pas en quelques heures, et alors que nous conversions avec le tenancier celui ci nous appris que les routes n’étaient pas sûres...
Cela m’amusait, ces mortels et leur "routes pas sûre", combien de brigands étaient mort déchiré par mes lames sur le bas coté des routes de mon voyage jusqu’en gaule ?

Ah mais non le tenancier ne rigolait pas ... C’était n’était pas des brigand : c’était des mort qui revenait à la vie ... la encore peu étonné, mais il en parlait comme des vrai morts et je doute que des semblables passent leur temps à attaquer dans un coin perdu du monde les passants. Ils nous donna la direction du village qui était attaqué et celle de la maison d’un rebouteux beaucoup plus proche, qui avait eu vent lui aussi du problème.
Reprenant les bonnes habitudes, et flairant la choses surnaturelle, Kallicé Ao et moi, allâmes voir ce rebouteux.
Sa cabane ne payait pas de mine, et il dormait, quelques coups à la porte, le réveillèrent, "que voulez vous ?" dit il d’une voix chevrotante, l’on lui expliqua de nous ouvrir, que l’on avait à lui parler, "demain" repondit il, et là s’ensuivit une des conversation les plus loufoques, l’on essayait de négocier avec ce sénile pour qu’il ouvre de nuit ...
"l’on a un blessé" ;
"oh bah il attendra demain, si il est pas vivant demain ça veut dire que je pouvais rien pour lui"

"allez venez les amis ce vieux rebouteux est trop nul pour soigner quelqu’un juste bon à faire des cataplasmes à des lapins."
"j’ai entendu et ça ne prend pas !"

Fatigué qu’il ne nous ouvre pas, j’était partisan d’enfoncer la porte, de le prendre à la gorge, de le faire décoller de 3 pieds, et qu’il nous dise ce qu’il savait... mais ce n’était pas très diplomatique et aurait déplu à mes deux compère.

L’on se dirigea donc vers le village où avait eu lieu les attaques situé dans les contrefort montagneux. A un embranchement, peu avant d’arriver à destination, je repérais des traces de piétinements sur le chemin, chevaux, hommes, un groupe d’une vingtaine qui était passé par là il y a peu...
L’on poursuivit et l’on arriva au village ... désert, c’était une petite bourgade, une frêle palissade l’entourait, toutes les chaumières étaient barricadés, pas âmes qui vive...

Le soleil allait se lever, Ao décida de faire le tour du village, pendant que ma soeur et moi, l’on discutait de la marche à suivre sur la place centrale du village, en nous approchant des barricades je vis qu’elle avaient été griffés lacérées ...
Nous sentions un regard qui nous épiais à travers des intercistes de barricades à l’intérieur d’une maison. Je me dirigeai recta vers celle ci et demandai à ce qu’on nous ouvre. pas de réponses. Décidément l’hospitalité était à revoir dans ce pays. La encore j’hésitait à défoncer la porte, ces chichi de pleurnichard commençaient à bien faire.
C’est alors que Kallicé se jeta dans un mélodrame, que l’on devait nous ouvrir par pitié, à l’intérieur des pleurs suivirent et une voix nous répondit de fuir, que les monstres n’allait pas tarder.
Je vais t’éviter les trémolos d’un bouseux, en gros le village est la cible de mort vivant durant la nuit, régulièrement, ils emportent leurs victimes, et donc ils font dans leurs braies, en attendant leur tour.
L’on se pose en chasseur de monstre, il nous demande de revenir demain en journée... je me demande si il est pas un cousin quelconque du rebouteux de la cote, l’on insiste sur le fait que la journée nous ne reposons et que c’est de nuit que nous chassons les monstres.

Il indique qu’il en parlera demain "au conseil du village"

Nous repartons et retrouvons Ao à la sortie du village, il aurait trouvé des traces ensanglanté sur un roc non loin de là. Le temp presse, l’on trouve un refuge naturel pour passer la journée... je veille.

Le lendemain nous nous rendons au début de nuit, au village, les dernières famille se dépêchent de clouer les derniers volets, et le peu de gens encore dehors rentrent prestement, dans les chuchotements je distingue des "c’est eux..." "les nécromanciens ... " ne les regarde pas ..."

Nous nous rendons à la maison de la nuit d’hier et demandons les résultats du conseil, notre contact encore plus effrayé que la veille nous traite de nécromanciens... Kallicé et Aoyuntai lui expliquent gentillement (plus que ce dont je suis capable en tout cas ) que nous sommes là pour COMBATTRE le nécromancien.
Aoyuntaî crie à tous les habitants enfermés, de se rebeller contre les monstres et de faire preuve de courage, un jeune paysan sort, avec une fourche, et kallicé arrive à convaincre l’autre geignard, de nous mener au chef.

L’on explique au chef les mêmes salamalec qu’aux autres, que nous sommes des chasseurs de fantômes et pas des nécromanciens contrairement à ce que le conseil à statué durant la journée - oui ils ont osés ma douce - que nous offrons nos service gratuitement dans le but de se faire un nom dans la région...
L’on nous mène au barde, que l’on réveille, un certain Al, il nous détaille l’ensemble des victimes en chanson, et en s’accompagnant d’un luth mal accordé, sa voix toutes aussi fausse rend l’ensemble à la limite de la torture psychologique, ce qui me donne des idées. J’apprend que la parole d’un barde est sacrée que c’est la voix des dieux, et donc je comprends que ce village de pécores a le barde qu’il mérite et personne peut rien lui dire.

Peu d’indice dans cette liste, et Al nous indique en vers que l’on a plus de nouvelles du bûcheron depuis pas mal de temps, il vit dans la forêt à quelques lieux d’ici. Nous décidons d’enquêter, Al le barde (ndr : non je ne suis pas responsable de ce calembour moisi ) nous accompagnera pour prouver d’une que nous ne sommes pas des nécromanciens, et qu’on nous auront bien tué la ou les bêtes attaquant le village.

Aussitôt dit aussitôt fait, j’aiguise mes deux dagues, vérifie mon équipement, et m’engage avec kallicé, ao et Al dans la forêt en direction de la cabane du bucheron. Kallicé va servir d’appât en marchant un peu en avance, nous suivons Al, Ao et moi, à une distance raisonnable.
Al se met à chanter, et écrire des vers pour la ballade qu’il composera à notre retour, il compte les pieds, se mélange, et tout cela à haute voix.
On a vu mieux niveau discrétion : Ao commence à perdre patience, et lui intime de se taire, il obéit pour se mettre à fredonner quelques mètres plus tard : rien à faire.

Au loin je vois que kallicé arrive à l’orée d’une première clairière et s’arrête. Je ne vois rien mais des euh, gargouillements et autre beuglement parviennent à mes oreilles.
pendant qu’ao se retient d’étrangler le barde qui pour contenir sa frousse chantonne, je passe en dissimulation.

Je vois ma soeur se diriger la dague au clair vers un corps en décomposition mais marchant, comme un vivant.
Je sprint, et m’aperçoit d’un coup d’oeil que cette chose n’est pas seule dans la clairière, j’en distingue cinq ou six se dirigeant d’un pas trainant vers kallicé, les viscères trainant, les yeux énuclées, la chair révélant de ci de là des os...

Deux flèches sifflent dans l’air pour se ficher dans le poitrail de l’un d’entre eux, ce qui aurait du faire s’écrouler n’importe quel mortel, ne le ralentit même pas, Kallicé au même moment enfonce sa dague dans le ventre de son opposant qui rentre comme dans du beurre là encore pas d’effet... plutôt coriace les gars, face aux échecs de mes compères je ne vois qu’une solution : je sors de dissimulation et de mes deux dagues décapite l’un des mort vivant qui se rapprochait dangereusement de ma soeur, la tête roule par terre et le corps s’effondre, mais continuer à gigoter à l’aveugle par terre.

S’ensuit un combat épique ma reine : porté par ton courroux vengeur je fais rouler la tête d’un deuxième à terre, les flèches d’aoyuntai fendent leur et se fichent dans leur jambes ce qui les ralentis, en parant leur tentatives de me griffer je vois que d’autres affluent derrière eux, un troisième s’écroule sous mes coups, kallicé bat en retraite, et deux flèches d’ao font tomber l’un d’entre eux, la masse des corps désarticulés commence à m’encercler, l’un d’entre me mord, je décide d’en appeler à la puissance de mon sang et de la volonté que tu me donne, t’adresse mentalement une courte prière, et en me lance dans la mêlée seul.

J’esquive les bras tendus vers moi, en frappe deux ici, en décapite un autre dans un arabesque de lames, du sang m’asperge, des viscères de la chair déchirées giclent de toute part, mon combat ressemble à un ballet macabre, lorsque je suis presque encerclé je recule d’un saut élégant, et enchainent ceux qui avancent droit vers moi, je sens mon sang et ma volonté couler dans mes veines et mes ennemis s’écroulent, les flèches d’ao fusent de toute part, m’épargnant ici une parade, ici une esquive, je l’entend me dire de reculer qu’il y en a trop, mais l’on rompt pas un tel combat, aveuglé par ma fureur, je me baisse esquivant une morsure mais je sens des ongles déchirer ma chair, les blessures m’affaiblissent mais je sais que tu m’observe, je redouble donc de techniques et sors mes bottes les plus meurtrières, le sang rend la prise de mes dagues poisseuses... plus plus encore plus

Après de longues minutes, dans un dernier saut retourné la tête du dernier de mes ennemis roule dans l’herbe gorgée de sang noir de la clairière. Sous mes yeux une vingtaine de corps décapités, bougent sans logique comme autant de marionettes folles : un amas de chair et de sang m’entoure.

Je sens que mes blessures sont graves, et ma soif d’autant plus... je vais pour te remercier, quand je sens tes ténèbres obscurcir ma vision ... je me vois impuissant, foncer tous croc dehors sur Al, et me retiens de justesse. les deux autres me regarde d’un air étrange, je dois faire peur à voir, et je ne parle même pas d’Al qui a du évacuer tous les fluides possibles d’un être humain. J’ai soif et comme les autres ont peur que je ne retombe en frénésie lorsque je bois, j’accepte que l’on m’attache avec mes propres chaines toujours enroulée autour de ma taille. Lorsqu’Ao me demande à quoi elle me servent, le début de ma phrase "Pour mes proies..." lui fait m’intimer de m’arrêter.

Tour à tour Ao et ma soeur me donnent de leur sang... Al en profite pour se faire la malle (ndr désolé) et aoyuntai avec sa célérité le rattrape, et essaye de lui expliquer que non nous ne sommes pas des monstres ... il est vrai que le combat n’a pas du le conforter en ce sens.
Lors de la discussion avec un Al paniqué comme jamais, Ao l’assomme, moi repus et kallicé plus intriguée que jamais nous décidons de continuer vers la cabane du bûcheron...

Puisse tes ombres me protéger dans ces épreuves ma douce.


Commentaires  forum ferme

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mardi 30 novembre 2010 à 16h59 - par  Asshâni

thx il est vrai que des images de zombi y en a masse ... mais des zombis gaulois c’est plus dur a trouver ;D

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mardi 30 novembre 2010 à 16h16 - par  GIOM

J’aime bien le titre... C’est vrai que "28 ans plus tard" aurait fait un peu court.

Sinon, je ne relèverai pas la remarque "coucher avec toute une capitale"

PS : je suis fan de l’image des zombies gaulois

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