Première Rencontre

Resumé de la partie de la Mongolie à la Syrie
mercredi 18 août 2010
par  Asshâni
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Bonsoir, ma vieille amie, comme les nuits passées laisse moi te confier les turpitudes de ma vie... Où en était je déjà ? ah oui le deuxième départ d’Ashûr...
De longues Années avaient passées en compagnie de Nakia, afin de lui apprendre tout ce que je savais de sa nouvelle condition. Ainsi que je l’ai déjà dit, elle excellait en combat rapproché aussi bien qu’à distance, et me poussait de plus en plus dans mes derniers retranchements lors de nos entrainements, sa vitesse surhumaine, qu’elle avait développé en si peu de temps était impressionnante, et je n’arrivais qu’à dévier ses coups uniquement grâce à mon expérience au corps à corps.

Il était temps pour moi de repartir, et de lui laisser le champ libre à Ashûr, j’étais certain qu’elle veillerait sur notre famille mortelle, et qu’elle trouverait des solutions afin d’étancher sa soif d’ambition. J’avais plié bagage, et alors que j’attendais aux portes nord de la ville quelques marchands en partance, afin de faire la route avec eux, j’aperçus tout d’abord un chariot étranger à nos contrées qui s’arrêta au loin. Une silhouette féminine encapuchonnée en descendit gracieusement, et je ressenti cet appel bestial en moi : elle était des nôtre, sans aucun doute.

Analyse de la situation rapide : aucune arme visible, aucune démarche de combattante, j’estimais donc le danger immédiat proche de zéro.

A peine je refrénais mes pulsions que je ressentis un deuxième choc en voyant un autre individu marchant en provenance du désert même pas d’une piste quelconque, qui peut bien voyager comme cela ? Celui-ci était vêtu de peaux d’animaux, et n’appartenait visiblement à aucun être que j’avais croisé auparavant, d’une couleur de peau assez mat, il avait la stature d’un homme ayant beaucoup vu et voyagé, mais ce qui était curieux c’était surtout ses yeux, je n’avais jamais vu de tels, allongés en forme d’amandes.

Rapide Analyse là encore : Armes : Arc et flèches transportés de façon à tirer rapidement je pouvais donc en déduire qu’il savait bien s’en servir, Un couteau à dépecer : il me semblait représenter aussi un danger mineur à mes yeux, un arc est peut utile pour protéger son dos.

Toutefois, et ne pouvant me fier juste à ce que je voyais, je voulais en savoir plus sur eux avant de tirer mes conclusions, je disparus comme à mon habitude à leur vue. Et m’approchait alors qu’ils allaient se rencontrer.

L’homme se dit venir de contrées très lointaines, bien au delà du monde connu, s’appeler Aoyuntai, et être à la recherche d’individus comme lui. Pendant sa diatribe, je me positionnais juste derrière lui, et pouvais voir enfin le visage de la jeune ingénue ; elle était très belle, et semblait très jeune, sa peau était d’une blancheur parfaite, et ses yeux de jade délicats semblait me transpercer comme si je me tenais devant elle…
Oui comme si j’était me tenais devant elle, je tiquais, quelque chose clochait, alors qu’elle répondait poliment et déclinait son identité - une certaine Kallicé de Grèce-, elle m’observait … si j’allais a droite son regard pénétrant me suivait, je crus d’abord que le choc m’avait assez perturbé pour manquer ma disparition, mais le dénommé Aoyuntai ne voyait rien quand à lui, je devais me rendre à l’évidence : elle me voyait

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Quoi ? Une adolescente aussi frêle capable de me voir ? En un siècle de non vie, je n’avais jamais croisé quelqu’un capable de ceci, Mon père m’en avait bien parlé, dans notre clan certains en était capable, mais de la théorie à la pratique la chose était saisissante. Je réévaluais instantanément le danger de cette petite femme, caressait la poignée de mes dagues et calculait la distance nous séparant…

Quand soudain elle m’interpella directement, je décidai de jouer mon va tout en apparaissant aux yeux de tous, et ne laissant rien transparaitre de l’inquiétude précédente, je lui demandai directement ce qu’elle faisait là. Elle me répondit que c’était une déesse, venue de Grèce, en voyage… je lui rétorquais que je ne connaissais nul déesse se baladant pour tromper l’ennui, la nuit au clair de lune, mais des gens avec des talents dépassant l’ordre naturel. Il semblait que dans son pays nos semblables étaient considéré comme des dieux, culture spéciale ou arrogance déplacée ? je ne saurais le dire…
Elle m’expliqua avoir été une sorte de prêtresse de son pays, et autre fadaise, pour dissimuler la vrai raison de son voyage sans aucun doute.

Les deux voyageurs me demandèrent asile dans ma ville enfin la ville de Nakia à présent. D’ailleurs je ne jugeait pas utile de les alerter sur la présence de cette dernière.
Je les amenais dans une taverne où une courte discussions m’apprit que Kallicé pouvait percevoir les gens même dissimulé, c’était une mekhet, comme moi, mais malgré notre appartenance au même clan, nos voies étaient radicalement différentes, peut être trop, je ne m’imaginait pas les soeurs de mon clan ainsi, je les voyais comme des êtres redoutable, sur leur gardes en permanence, mais cette étrangère semblait détendue, devisant sur notre nature avec Aoyuntaï.

Aoyuntaï quant à lui, nous expliqua, son pays, sa culture, il semblait être prêtre de sa bourgade, il recherchait la compagnie d’êtres semblable à lui, sans en expliquer beaucoup plus, il avait beaucoup voyagé et parcouru de nombreux pays et nous étions les premiers qu’ils rencontrait.
Quand il s’animait lors de son récit, les colifichets qu’il portait tintaient, produisant des bruits d’os creux et de bois, il détonnait un peu dans la taverne, même si cet endroit, regorgeait d’étrangers venus des quatre coins du monde, lui venait d’un cinquième.
Son explication me laissait dubitatif : peut être la solitude lui pesait il vraiment, ou peut être était ce encore une fadaise pour cacher un but plus sombre, ceci dit je pensait à part que si c’était la vérité, il ne devait pas être déçu : en une soirée il en avait rencontré deux mekhet, faisant grand étalage de nos capacités claniques qui plus est. Il semblait soulagé d’avoir trouvé terme à sa longue quête mais il restait sur la défensive.

Finalement, je les laissais, dans le quartier pauvre d’Ashûr, dans un pâté de maison récemment délaissé, en sécurité. Je repartis immédiatement avertir Nakia de la chose.

Elle fut très étonnée de me trouver encore là, je lui demandai après mon récit, de les surveiller… discrètement, elle bouillait de rage, elle sortit brièvement les crocs me jetant à la face son mécontentement, elle aurait souhaité une solution peut être plus expéditive, la ville était à elle après tout, je tentais de lui expliquer que les observer pouvait surement lui apprendre beaucoup de chose, mais que la décision finale lui revenait, je n’avais que trop retardé mon voyage, et lui laissait ces deux voyageurs à ses soins, partant dans désert plongé dans l’ombre.


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